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vendredi 21 janvier 2011

Affaire Coup d'État Ravalomanana interpelle

L’ancien président voit dans la déclaration du colonel Andrianasoavina un aveu.

 Marc Ravalomanana porte plainte et accule la justice. La Garde des Sceaux a assuré la légalité de son action.
Marc Ravalomanana poursuit son offensive juridique. La plainte de l’ancien président, déposée contre les auteurs du « coup d’État » en mars 2009, s’apparente à un défi lancé contre la justice malgache. Hier, Marc Ravalomanana a déclaré que « sa plainte contre les auteurs du coup d’État de 2009 était une occasion pour la justice malgache de prouver, et de montrer son indépendance ». En se basant sur la déclaration du colonel Charles Andrianasoavina, qu’il prend pour « une preuve irréfutable car étant un aveu », l’ancien président espère, ni plus ni moins, obtenir gain de cause dans une bataille qui pourrait bien s’apparenter à un bras de fer.
La justice est actuellement devant le fait. La ministre de la justice, Christine Razanamahasoa, a d’ailleurs mentionné la légalité du processus de dépôt de la plainte auprès du Doyen des juges d’instructions. La déclaration de la ministre, prévue aujourd’hui, est très attendue, car elle permettra non seulement d'avoir un avant-goût de ce que sera cette affaire, mais aussi de voir la première réaction officielle de l’État transitoire. Selon toute logique, les personnalités politiques concernées par la plainte et les aveux du colonel Andrianasoavina seront convoquées. Ces dernières sont, presque, toutes casées dans les institutions de la Transition. Du moins, actuellement. Les noms du président du Conseil supérieur de la transition (CST), le Général Dolin Rasolosoa, le Chef d’état major général de l’armée malgache, en la personne du général André Ndriarijaona, ainsi que les partisans du « changement » de la première heure, tel Alain Ramaroson, devenu entre-temps président de la commission défense du CST, sont les plus cités.
Nouvelle donne
Mais cette « affaire » a une toute autre incidence sur la situation politique du pays. Marc Ravalomanana joue une autre carte que les discussions malgacho-malgaches, à en croire certaines affirmations lors de son allocution d’hier. « Je fais campagne actuellement auprès de la communauté internationale pour considérer ce nouveau fait dans la résolution de la crise. Il appartient aux médiateurs de prendre en compte cette nouvelle donne », a-t-il lancé à l’endroit de la communauté internationale, de la Communauté de développement de l'Afrique australe particulièrement.
À l’heure où cette communauté de l’Afrique australe sollicite « des efforts supplémentaires » de la part de chaque camp, spécialement envers les chefs de mouvance, Ravalomanana affiche une toute autre détermination, aux antipodes du processus actuel, en maintenant le flou sur la poursuite de sa participation dans celui-ci.

RN2 : l'acte de terrorisme avisé par tract

Préparer vous nous allons attaquer des villages longeant la RN2. C'est en quelques sortes la teneur d'un tract affiché dans les bâtiments administratifs, publics et des particuliers. La commune rurale de Fanandrahana est particulièrement avisée de la tentative. Mais en tout, le tract a stipulé viser les villages de Tanandava et aussi d'Ambodibonara. Selon toujours le tract, ils sont une bande 24 dont la première moitié vont attaquer Fanandrahana en même temps Ambodibonara. Ces deux lieux ont d'ailleurs constitué les deux pôles de la commune à une cinquantaine de kilomètres de la capitale régionale Atsinanana vers la capitale nationale. Le centre de santé de base, les établissements scolaires et les magasins sont les cibles citées dans le tract. Ainsi, la population est terrorisée face à cette insécurité grandissante dans le terroir. " Aucun camp des forces de l'ordre n'est dans les parages et que la population n'a que des armes blanches de formes empiriques en cas d'attaque de terroriste " a expliqué le maire de Fanandrahana Tody Samson Gervais. Rappelons quelques années auparavant, un trafic d'organe est enregistré dans cette localité. Ceci pour dire que des malfaiteurs rodent dans la commune de Fanandrahana et que leurs actes sont imprévisibles et incompréhensibles. En effet, des vols de matériels électroniques et des cambriolages, à l'image des grandes villes sont constaté dans cette commune rurale de 5000 habitants. L'incendie criminel au CEG de Tananambo a frémi les ruraux. Alors que les villageois ont lutté contre le feu, des inconnus ont lancé des projectiles contre eux. Trois salles de classes faites avec des matériaux locaux et tous les immobiliers sont réduits en cendre. 200 élèves suivent leurs cours en plein air. Et c'est ce qu'attendait peut être les bandits. Ainsi, ces (premiers) actes ont effrayé tous les villages. D'un côté, le départ de feu pourrait enflammer les autres maisons d'habitation aux alentours. De l'autre, des ennemis se sont cachés dans les buissons pour anéantir l'effort des villageois. Mais la terreur dans le village est que le tract est affiché au moment même de l'incendie. Le moins que l'on puisse dire une bande de terroristes est sur la RN2. Elles peuvent faire mal non seulement aux villages mais aussi aux voyageurs empruntant cette route nationale.

Ambila-Lemaitso: Entre isolement et soulèvement de la population

La situation est plus que lamentable. Au point qu'on ne peut qu'éprouver un profond sentiment de pitié, de compassion envers surtout les populations qui en constituent les victimes. C'était, en fait, comme si Ambila-Lemaitso, une de ces intéressantes destinations touristiques sises relativement à proximité de la capitale, se renfermait sur lui-même. Contre son gré, selon une première constatation. D'aucuns ne veulent en effet, à moins d'a voir perdu la raison, accumuler les problèmes.
Mais d'après une autre constatation, plus objective cette fois, l'on se demande pourquoi et pour quoi, au vu notamment de la gravité du problème en question, les habitants de cet important site touristique de la côte est du pays sont restés muets depuis tous ces temps. Car selon notre informateur qui s'était rendu sur place lors des fêtes de fin d'année, voilà déjà deux mois qu'Ambila fait face à ce problème de dégradation avancée du seul bac le desservant. Nul besoin de préciser que celui-ci est actuellement hors service. De quoi à faire paniquer la population locale. Une population qui semble avoir beaucoup de mal à extérioriser ses peines. Aurait-on peur de l'administration ? Pas aussi sûr.
En effet, comme ce problème détruit leur gagne-pain, les habitants d'Ambila s'acharnent maintenant contre leur maire. Le maire qui fait, en ce moment, l'objet de sévères critiques concernant en particulier sa gestion du budget communal. "Où sont passées toutes les sommes récoltées par la commune du temps que le bac fonctionnait encore", se demande-t-on. Sûrement, une partie de ces sommes peut, selon les convictions des concernés, assurer l'entretien du bac. Sinon, pourquoi ne pas construire de nouvelles infrastructures pour desservir au mieux cette localité de l'île ? Reste alors la bienveillance de l'Etat de s'engager dans de tels projets…

lundi 17 janvier 2011

les industriels dénoncent les décisions arbitraires de la HAT

Alors que le pays est toujours dans la crise, le Syndicat des industries de Madagascar a dressé le 13 janvier un bilan des deux dernières années lors d’une rencontre avec la presse à l’occasion du nouvel an. 

Pour Hery Ranaivosoa, président du SIM, 2010 a été une année difficile pour le secteur industriel, certes mieux qu’en 2009 mais encore bien loin de l’année de 2008. Beaucoup d’entreprises ont encore procédé à une compression de personnel ou à des chômages techniques l’année dernière, déplore le syndicat qui martèle que la crise politique a eu des effets néfastes sur le secteur à Madagascar.
Par ailleurs, les industries malgaches ont aussi dû faire face à la concurrence déloyale que représentent les produits issus de l’importation à outrance qui prévaut actuellement dans le pays. Une grande campagne de sensibilisation au niveau des consommateurs a d’ailleurs été lancée à cet effet et devrait encore continuer cette année.
En ce qui concerne l’avenir, le syndicat reste perplexe. Hery Ranaivosoa déplore notamment certaines décisions économiques prises par les autorités de fait qui sont "incohérentes et incomprises et surtout arbitraires, dont les impacts vont à l’encontre des intérêts du tissu industriel et économique local". Ce dernier a notamment évoqué la mise en place d’une passerelle unique pour les appels internationaux en passe d’être entérinée par le gouvernement. Rappelons que cette décision a provoqué la colère des opérateurs en téléphonie mobile ainsi que du Groupement des opérateurs dans le domine de la télécommunication. Allant plus loin dans les critiques, Hery Ranaivosoa a rappelé qu’un régime transitoire ne devrait pas engager de tel changement mais devrait seulement se charger des affaires courantes. "Nous sommes encore dans le brouillard, les règles de jeu ne sont pas claires" a conclu le président du SIM.

Herboristerie Ravintsara, la plante de l’espoir

Alice Razafinakanga, responsable de l’association FHLEUR de Madagascar, a expliqué l’intérêt du Ravintsara.
Alice Razafinakanga, responsable de l’association FHLEUR de Madagascar, a expliqué l’intérêt du Ravintsara.
Reconnu à cause de ses vertus thérapeutiques, le ravintsara se présente comme une opportunité pour le développement du pays. 
Face aux crises socio-économiques actuelles, le milieu naturel offre encore de l'espoir.
« Car les 286 grammes de grains de ravintsara ou Cinnamomum camphora valent 60 000 ariary aujourd' hui. Et une botte de feuilles de cette plante se vend à 2 500 ariary sur le marché », informe Alice Razafinakanga, responsable de l'association Femme, Homme pour la liberté, éducation, union et redressement (FHLEUR) de Madagascar, ce samedi à Mahazoarivo.
Cette valeur économique ne reflète pas totalement la valeur pratique et médicinale de la plante. L’huile essentielle obtenue à partir du ravintsara est dotée de plusieurs propriétés. Elle combat la douleur, détruit les microbes pathogènes, soulage les contractions musculaires, dégage les voies respiratoires. En outre, elle stimule l’énergie et la vigueur ainsi que les mécanismes de défense contre les infections. Même l’eau résiduelle de la distillation qu’on désigne par eau florale trouve encore des utilisations voisines de l’huile essentielle quoique très atténuées.
Facile à entretenir
Le Cinnamomum camphora peut se présenter aussi comme une bonne alternative à l'activité agricole face au changement climatique. L'insuffisance de pluie menace la riziculture mais ne fait pas souffrir le ravintsara. « La plante n'a pas besoin de beaucoup d'eau pour se développer. Ce n'est qu'au début de sa plantation qu'elle nécessite de l'eau », souligne toujours la responsable de l'association FHLEUR. La collecte de feuilles est aussi de courte durée. Car si le manioc, une culture de contre saison, nécessite plus d'un an voire deux pour être converti en argent, « le ravintsara produit des feuilles pouvant être collectées après un an de plantation. Tandis que les graines nécessitent cinq ans avant d'être transformées en huile essentielle», relate Alice Razafinakanga.
Actuellement, les laboratoires pharmaceutiques étrangers, notamment ceux de France, sont les principaux consommateurs de cette plante à grande valeur économique et médicinale à part quelques laboratoires locaux. Le marché reste ainsi très ouvert en Europe et même aux Etats-Unis.
La sensibilisation des paysans malgaches sur les valeurs du ravintsara reste encore un défi pour développer cette filière « car elle est seulement considérée comme un élément de décoration dans de nombreux villages à Analamanga. Pourtant c'est une opportunité pour améliorer le revenu de la population », conclut-elle.

Miaka-bidy ny hani-masaka

Tsy mampihena ny olona mandeha misakafo eny amin'ny mpivarotra hani-masaka ny fisondrotan'ny vidin'entana.imer
Tsy mampihena ny olona mandeha misakafo eny amin'ny mpivarotra hani-masaka ny fisondrotan'ny vidin'entana.
Misy fiantraikany amin'ny varotra hani-masaka ny sondro-bidin'ny vary sy ny hen'omby. Niakatra, arak'izany, ny vidin'ny sakafo masaka.
Miaka-bidy avokoa ny zava-drehetra. Nanomboka ny faran'ny herinandro teo dia nahitana fisondrotana ny vidin'ny ankamaroan'ireo vary masaka eny amin'ny mpivarotra, vokatry ny fiakaram-bidin'ny vary sy ny hen'omby. Manodidina ny ariary zato sy roanjato izany fisondrotana izany. 1 500 ariary ka hatramin'ny 2 000 ariary amin'izao fotoana izao ny vidin'ny vary iray lovia raha tsy misy latsaky ny 1 000 ariary ny tapany. Tafakatra 600 ariary kosa ny sakafo eny amin'ireo mpivarotra hani-masaka mandehandeha raha 500 ariary izany teo aloha.
« Efa hiaraha-mahita ihany ny fahasahiranana ka dia any amin'ny laoka no atao moramora mba tsy ahabe ny mason-karena » hoy ny mpivaro-mandeha iray manoloana ny tranompokonolona Analakely. « Tena efa niezaka ny hitazona ny vidiny teo aloha ihany izahay, saingy nitombo be loatra ny mason-karena » hoy kosa i Andrisoa Martin, mpivarotra an-taona maro etsy amin'ny Zaimaika Analakely. « Na ny saribao na ny sakafo atokona dia samy nahitana fitomboany avokoa ka dia voatery izahay nanondrotra kely » hoy ny mpivarotra hafa.
Ahena ny fandaniana
Etsy an-daniny, misy ihany koa ireo mpivarotra no tsy nampiakatra ny vidin'ny sakafo masaka fa nisafidy ny hanena ny fatrany. « Matahotra izahay sao mihemotra ny mpanjifa ka any amin'ny fatrany no nanesorana kely » hoy Rasoaseheno Meltine, mpivarotra etsy amin'ny tsenan'ny Petite vitesse. Marihina fa raha araka ny nambaran'ireo mpivarotra nampiakatra ny vidin'ny sakafo ao aminy, dia tsy nisedra olana tamin'ny fanondrotana izy ireo, satria efa mahalala tsara ny zava-misy ny mpanjifa.
Ho an'ireo mpanjifa kosa dia tsy maintsy mividy na dia hita aza fa tsy zaka. Raha ny fanadihadiana natao man-tsy dia misy fiantraikany eo amin'ny teti-bolam-piankaviana izany fisondrotan'ny vidin'ny hani-masaka izany, ary ireo mpianatra sy mpi-asa lavi-podiana no tena mizaka izany. « Telo mianaka izahay no misakafo antoandro any amin'ny toerana misy azy avy ka tena hita be mihitsy ny fitombon'ny vola miala » hoy Raharimanana Lydia, renim-pianankaviana mipetraka any Ambohidratrimo, ary miasa ao Tsaralalana.

le SMIG des fonctionnaires augmenté de 25%

Le salaire minimum interprofessionnel garanti (SMIG) des fonctionnaires malgaches va être augmenté de 25% à partir de ce mois de janvier, a déclaré Andry Rajoelina, président de la Haute autorité de la transition (HAT) malgache, vendredi après-midi à la capitale Antananarivo.
Lors de la cérémonie de présentation de voeux du couple présidentiel, une tradition annuelle à Madagascar, Rajoelina a annoncé qu’à part l’augmentation de 25% du SMIG des fonctionnaires, une hausse de 10% du salaire des fonctionnaires en général sera réalisée en 2011.
Il a réitéré lors de son allocution que cette année sera l’ année de constructions et de défis. En effet, Rajoelina a promis de faire construire 170.000 m2 d’espace pour 4200 salles de classes, qui pourraient recevoir près de 200.000 écoliers. De plus, 3000 milliards d’Ariary (1 dollar vaut environ 2000 ariary) alloués aux constructions immobilières, à repartir sur 1.500.000 m2 pour un projet de résidences des résidents.
Sur le plan économique, une extension d’espaces pour cultiver les canne à sucre afin que les entreprises productrices de sucre puissent alimenter tout le territoire national et de réduire jusqu’ à 1.500 Ariary le prix d’un kilo de sucre était dans la promesse présidentielle.
Sur le plan politique, le gouvernement d’union nationale sera ouvert à toute personnes de bonne foi et de bonne volonté quelle que soit leur tendance politique. Un code de conduite et d’éthique sur la pratique de la politique àMadagascar va être mis en oeuvre tandis que le statut des politiciens et des opposants est en train d’être élaboré.
« Les différentes institutions de la IVème république seront mises en place cette année pour pouvoir réaliser ces objectifs et ces défis, » a dit Rajoelina en ajoutant que la population, de son côté, devrait faire de son mieux pour arriver à ces fins