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vendredi 24 décembre 2010

Vol de bloc de cristal: Le produit de 2,5 t est finalement en sécurité


Après plusieurs péripéties depuis un fokontany dans la commune d'Ifanadiana dans la région de Vatovavy Fitovinany, 
le bloc de cristal de 2,5 tonnes appartenant en bonne et due forme à des petits exploitants miniers de la capitale et volé par des inconnus l'autre semaine est en sécurité selon les autorités. Ses propriétaires en sont ravis. Ils rappellent que depuis 1975, ils travaillent sur le périmètre minier sur lequel le bloc de cristal a été extrait. De plus, ils participent au développement de la zone autour de leur site d'exploitation. Ils citent la réhabilitation de la route Ifanadiana-Tsaratanàna longue de 15 km, la construction d'un stade de football à Tsaratanàana, la dotation d'un bulldozer pour les travaux de réhabilitation post-cycloniques. Ces miniers ont également offert des dons en médicament pour l'hôpital. Ils ont, par ailleurs, fait don de 1 million d'ariary pour l'association Fitia présidée par l'épouse du président de la transition. Un montant qui a étoffé l'enveloppe pour venir en aide aux populations vulnérables du Sud-Est, etc. Bref, ces exploitants miniers munis de permis miniers en règle travaillent en étroite collaboration avec les populations et les autorités locales. Ils ont confiance en l'Etat et notamment à la justice quant à la restitution de leur bien.
 

Bois de palissandre : 49 containers saisis à Mahajanga !


Depuis quelques semaines, des informations ont véhiculé l’existence d’un trafic de bois précieux qui transiterait au port de Mahajanga pour être ensuite exporté. Prenant ces renseignements au sérieux, le ministre concerné a fait procéder à diverses investigations aussi bien au niveau des dépôts déclarés ou non, que celui de la circulation dans la ville et sur les routes.
L’équipe de la Direction du Contrôle et de l’Amélioration de l’Intégrité, sous l’autorité du lieutenant-colonel Zipa Jean Hubert,  et celle du Directeur Régional des Eaux et Forêts (DREF) du Boeny, Mme Razafindravola Jeanne Virginie, a alors mené des investigations en vue de confirmer ou d’infirmer ces rumeurs. Des opérateurs oeuvrant dans le secteur ont été discrètement interrogés, de même que des transitaires, douaniers, manutentionnaires etc. C’est ainsi que l’existence de 49 containers de bois de palissandre dans le port, sans avoir été déclarés officiellement à la douane, a pu être établie. De surcroît, le propriétaire ne possède pas d’agrément d’exportation. Ce bois précieux est par conséquent saisi par l’Etat, à compter de ce jour. Dans la foulée, deux camions transportant illégalement 186 rondins de palissandre ont été également interceptés et son chargement placé sous séquestre à la DREF.
Rappelons que le 9 décembre dernier, une réunion technique dirigée par le ministre de l’Environnement et des Forêts, le général Herilanto Raveloharison, a eu lieu dans cette ville. Au menu, le renforcement du contrôle des produits forestiers en vue de créer un plan d’action unique, afin que la capitale du Boeny ne devienne pas le maillon faible dans la stratégie de lutte contre le trafic de bois précieux. On peut dire que la réunion a porté des fruits. Car, au train où allaient les découvertes ces derniers jours, il s’en est fallu de peu que Mahajanga devienne en effet le paradis des trafiquants de bois précieux.

Madagascar : Rajoelina et sa famille passent Noël à Hong Kong

Le Président de la Haute Autorité de Transition (HAT) malgache, Andry Rajoelina, s’est envolé mercredi après-midi pour Hong Kong à bord d’un avion spécial.
Accompagné par son épouse et ses trois enfants, M. Rajoelina va effectuer "une visite à titre purement privée " à Hong Kong, a-t-on appris d’une source auprès de la HAT.
Aucune information officielle n’a été émise pour ce déplacement à l’étranger du Président de la HAT à la veille de Noël.
Le retour de Rajoelina et sa famille à Madagascar n’est programmé que vers la fin de ce mois de décembre, probablement le 30 décembre. "C’est sûr que le Président prononcera a son habituel discours à la nation le soir du 31 décembre", a indiqué un collaborateur au sein de la Présidence de la HAT malgache qui a requis l’anonymat.
Le discours de fin d’année de Andry Rajoelina est très attendu dans un contexte politique encore assez flou à Madagascar de par l’absence d’une reconnaissance internationale. Des discussions entre les mouvances politiques sont censées avoir lieu dès le mois de janvier sous l’égide de la Communauté de développement de l’Afrique Australe (SADC).

Investissement dans l'énergie: Ne plus s'endetter auprès des bailleurs de fonds

Deux grands projets hydroélectriques démarreront dans le courant 2011. Le ministre de l'Energie parle de la centrale d'Antetezambato située entre Antsirabe et Ambositra et qui devrait avoir une puissance de 180 MW, et de celle d'Ambodiroka de 40 MW devant alimenter Mahajanga. Selon les estimations de 2007, le premier devrait coûter 244 millions de dollars et le second 120 millions de dollars. L'Etat n'a pas les ressources nécessaires pour financer de tels investissements. Il ne veut pas non plus replonger le pays dans la spirale du surendettement. Il est donc question pour l'Etat de ne plus faire des requêtes de financement pour de tels investissements auprès des bailleurs de fonds. La solution est de faire appel aux investisseurs privés. Seulement, ces derniers n'injecteront pas leur argent sans des garanties solides. C'est là que les bailleurs de fonds seront sollicités via la constitution d'un fonds de garantie. Cette provision peut être utilisée ou non par les opérateurs privés selon qu'ils rencontrent de sérieux problèmes. Et ici, l'Etat n'a rien à rembourser aux bailleurs de fonds. En fait, la tendance mondiale va dans le financement par le privé des projets de production électrique dont le financement pèse lourd.
De plus, le ministre explique que la production d'électricité devrait faire rentrer assez de revenus pour être autonome. En effet, l'électricité génère des effets intersectoriels entraînant ainsi le développement d'autres secteurs. Pour les deux projets cités plus haut, l'appel d'offres pour celui d'Antetezambato est pour courant 2011 puisque toutes les études financées par la Banque mondiale ont été toutes bouclées. Quant à celui d'Ambodiroka, des investisseurs chinois financés par l'Eximbank chinois devraient s'y atteler depuis cette année déjà. Mais la crise à Madagascar a tout arrêté. Le ministère négocie avec l'ambassade chinoise pour que le chantier démarre en 2011. Sans cela, l'Etat malgache peut céder le projet à d'autres investisseurs. Toujours pour l'année prochaine, le ministère de l'Energie entend intensifier les actions autour de l'éthanol destiné à la cuisson. L'objectif est de réduire les pressions sur les forêts. A Tsiroanomandidy par exemple, les arbres ont disparu du paysage et les gens doivent utiliser l'herbe pour la cuisson.
Or, l'éthanol peut être produit dans tout Madagascar si l'on maîtrise les rudiments techniques. En effet, toutes les zones de l'île produisent du rhum artisanal et il faut déshydrater ce produit pour ne retenir que l'éthanol que l'on peut utiliser pour la cuisson. Ce projet autour de l'éthanol ou d'autres huiles végétales ne date pas d'aujourd'hui. Il n'a pas encore pris corps faute de volonté politique, alors que ce projet devrait résoudre bien de problèmes dont ceux de la déforestation, les problèmes de santé causés par le bois de chauffe…

samedi 18 décembre 2010

Ressources thonières: Surexploitées mais ne bénéficient pas au pays

2 milliards d’euros par an pour 80% de la capture de thon dans l’océan Indien ou encore 20% des captures mondiales.C’est la valeur et le volume des thons pêchés dans le Sud-Ouest de l’océan Indien, une région incluant entre autres Madagascar. Toutefois, les thons ne rapportent pas grand-chose aux pays où ces espèces migratrices évoluent dans leur Zone économique exclusive (ZEE) respective. A l’issue de l’atelier sur la gestion de la pêcherie thonière du 14 au 16 décembre au Colbert, le WWF relève : « Une mauvaise gouvernance est à relever au niveau des organisations nationales et régionales des pêches. L’accès libre a privé la plupart des pays et des communautés locales du droit de bénéficier et de gérer durablement leurs ressources halieutiques. La plupart des Etats côtiers et insulaires en voie de développement restent pauvres en dépit des vastes ressources qu’ils possèdent au niveau de leur ZEE ». Toutefois, l’Union européenne (UE) conclut régulièrement des accords de pêche avec des pays africains dont Madagascar, les Comores et des pays de l’Afrique de l’Ouest.
Pour Madagascar, l’accord en cours porte sur 6 ans, soit de 2007 à 2012, pour une contrepartie financière annuelle de 1 197 000 euros et la possibilité pour les pêcheurs réunionnais de pêcher dans les eaux malgaches. La Mauritanie est peut-être le seul pays à sortir un peu du lot avec un accord de pêche dont la contrepartie est de 86 millions de dollars pour la 1ère année, un montant amené à régresser au fil des ans. Au WWF, l’on avance que les contreparties financières européennes sont dérisoires par rapport à la valeur des ressources pêchées. Outre les chiffres avancés plus haut, le thon représente jusqu’à 8% de la valeur globale du commerce de ressources halieutiques dans le monde. Un taux qui est loin d’être négligeable. Les responsables du WWF expliquent pourquoi les pays du Sud n’arrivent pas à tirer de l’UE des contreparties justes : « Ils n’ont pas la capacité de négociation nécessaire parce qu’ils manquent de données et d’expertise. Il y a donc une forte inégalité dans la capacité à négocier ».
Le problème se corse avec une gestion de la pêche marginalisée et sous-financée. La mauvaise gouvernance s’y ajoute et il est également difficile d’effectuer des contrôles et surveillances car les thons pêchés ne sont pas débarqués dans la région mais en Europe. Certes, la pêche dans le Sud-Ouest de l’océan Indien régresse quelque peu à cause des pirates somaliens, mais comme les thons migrent, des impacts négatifs sur la totalité des stocks se feront sentir tôt ou tard. Il se peut que les bateaux fassent encore plus de surpêche ailleurs dans l’océan Indien pour compenser les captures qu’ils devraient obtenir dans la zone des pirates. Or, la pêcherie thonière est l’une des plus menacées au monde à cause de la surpêche. Les pêches illégales non reportées et non régulées dans la zone du Sud-Ouest de l’océan Indien sont estimées à 15% des captures. Ce qui cause de pertes énormes pour les Etats insulaires et côtiers, des pertes de revenus, de pertes en poissons accessoires qui devraient étoffer l’alimentation… En Afrique, la pêche constitue le moyen de subsistance de 10 millions de personnes, assure l’alimentation de 30% de la population et procure au continent 4,3 milliards de dollars de revenu. Pour que le Sud-Ouest de l’océan Indien profite pleinement de ses ressources, l’atelier leur recommande d’avoir une position commune, développer les flottes nationales (inexistantes pour Madagascar), renforcer la politique régionale pour le contrôle et le suivi, avoir une vision globale sur les accords de pêche, etc. 

La diversification des exportations à tout prix

Madagascar - «Durant ces deux années de crise, le Fivondronan'ny Mpandraharaha Malagasy a jugé que ce que le groupement avait à dire était moins important et il a préféré garder le silence. Actuellement le moment est venu pour le secteur privé d'apporter sa part de brique dans le processus de relance économique» C'est en ces termes que les membres du FivMpama se sont exprimés hier lors de la présentation de la Journée du FivMpama, qui sera organisée à la Chambre de Commerce et d'Industrie à Andohan'Analakely demain sous le thème : «Les exportations de Madagascar : situation et perspective»


Marché de niches. Le groupement estime que les exportations constituent la voie qui permettra à l'économie de se relancer. «La Grande île a un fort potentiel dans le domaine de l'exportation qui n'attend qu'à être exploité», affirme le Président du FivMpaMa, Herintsalama Rajaonarivelo. Ce dernier d'expliquer que depuis de longues années, la balance commerciale de Madagascar a toujours été déficitaire et qu'il est temps d'inverser la tendance.

Or, l'économie nationale a toujours compté sur les exportations traditionnelles, qui jusqu'alors n'ont pas suffit pour équilibrer la balance. Il est donc nécessaire selon le FivMpama de penser à diversifier nos exportations. Le président du groupement explique que cette diversification commence par la recherche de nouveaux marchés. La Grande île peut, affirme ce technicien, se positionner sur des marchés de niches où les opérateurs économiques malgaches peuvent bien se faire de la place.

Multiplications des acteurs. Cette démarche exige également une diversification des produits d'exportation. L'agribusiness étant une filière émergente par excellence. L'on peut par exemple noter que des opérateurs économiques locaux ont déjà mis en place des projets dans ce domaine grâce au financement du Milenium Challenge Account (Mca), qui malheureusement a été suspendu par l'Etat américain à cause de la crise. Il y aussi d'autres produits qui peuvent intéresser les marchés internationaux, c'est le cas par exemple des services. Bon nombre de compagnies multinationales cherchent à délocaliser leurs activités dans un autre pays où il y a un avantage comparatif intéressant.

La diversification, d'après toujours le FivMpaMa exige une multiplication des acteurs. Ainsi, préconise-t-il la diversification des entreprises exportatrices. Ce qui effectivement permettrait de donner un nouvel élan à nos exportations.

un énième protocole d’accord en vue

 Madagascar : un énième protocole d'accord en vue
Après avoir rencontré tour à tour les différents protagonistes de la crise, la mission de médiation de la SADC dirigée par Leonardo Simao serait sur le point de proposer un protocole d’accord. 


 
Présente à Madagascar depuis dimanche, l’équipe dirigée par l’ancien Ministre mozambicain des Affaires étrangères Leonardo Simao a multiplié les tête-à-tête durant son séjour dans la Grande Ile qui devrait s’achever aujourd’hui.
 
Appuyée par la Communauté internationale, la médiation de la Communauté de développement de l’Afrique australe est en train d’élaborer un nouveau protocole d’accord pour la résolution de la crise politique.
 
Axé sur l’organisation d’une élection présidentielle libre et transparente dans les plus brefs délais, le protocole insiste aussi sur une conduite consensuelle et inclusive des derniers mois de la Transition.
 
Cette démarche repose notamment sur la formation d’un gouvernement d’union nationale et d’une plus grande ouverture au niveau du Parlement de la Transition, composé du Conseil supérieur de la Transition et du Congrès de la Transition. 
 
Par ailleurs, Leonardo Simao a insisté sur la nécessité d’installer un bureau permanent de la SADC dans le pays dans le cadre de la médiation dont la communauté a la charge. D’après l’ancien chef de la diplomatie mozambicaine, cela permettrait de faire un meilleur suivi de l’évolution de la situation dans le pays.
 
Fatma Samoura, représentante résidente du PNUD à Madagascar, a indiqué que les Nations Unies appuient l’installation de ce bureau. Cette dernière a ajouté que les émissaires de la SADC ont pour but d’assurer la réconciliation dans le pays pour déboucher à des élections libres et transparentes.