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lundi 13 décembre 2010

Crise politique - Ravalomanana recrutait des mercenaires

L’année dernière, certaines informations avançaient que l’ancien Chef de l’Etat Marc Ravalomanana recrutait des « barbouzes » afin de fomenter des actes de déstabilisation. 
Suite à la publication des câbles diplomatiques américains par le site wikileaks, on en sait un peu plus sur la question. Un document officiel portant référence E.O. 12958 en date du 23 juin 2009 portant sur le « soutien français à la politique de consensus menant vers les élections à Madagascar », indique en effet que Marc Ravalomanana a bel et bien procédé au recrutement de mercenaires en France. L’information a été transmise à un conseiller américain par Rémy Maréchaux, à l’époque conseiller technique du Président Sarkozy en charge de l’Afrique subsaharienne et actuellement Directeur général du DGSE, le service de contre-espionnage français. Ces renseignements permettent donc d’être mieux éclairé sur les actes terroristes perpétrés dans la Grande Ile en cette même période notamment les « bombes artisanales » placées dans des lieux publics pour semer le chaos dans le pays.
Plus largement, Rémy Maréchaux a confirmé que la France était favorable à un consensus politique entre les acteurs de la crise afin que Madagascar puisse organiser des élections crédibles. Néanmoins, en ce mois de juin 2009, l’Hexagone jugeait que ni Marc Ravalomanana, ni Didier Ratsiraka, ni Andry Rajoelina ne veut faire un « geste de conciliation ». C’est la raison pour laquelle le pays était favorable à des pressions internationales afin de mettre la pression sur les forces politiques malgaches. Selon encore le document, à la même époque, la France voyait d’un bon œil le changement de politique de la SADC dans la médiation qu’elle menait et notamment la nomination de Joaquim Chissano comme principal médiateur. Elle soutenait également la réunion du GIC qui se tenait à Antananarivo.


Plus de nouveaux programmes d’assistance

Concernant un autre « bruit » qui courait à cette époque et qui indiquait que la France aurait proposé un avion militaire à la HAT, le conseiller de Nicolas Sarkozy a démenti formellement. En revanche, il à indiqué que la relation entre Madagascar et l’Hexagone n’était pas aussi facile qu’on la laisse supposer, entre l’arrivée de l’actuel ambassadeur Jean-Marc Châtaignier et le moment où il présentait à Andry Rajoelina ses lettres de créances. Rémy Maréchaux estimait qu’en cette période la relation bilatérale était dans une « zone grise ». Le même document confirme, en tout cas, la position déjà exprimée par l’ambassadeur de France à Madagascar, selon laquelle son pays s’alignait et s’alignera sur celle de l’Union européenne. D’après Rémy Maréchaux, la France respectait d’une manière générale les décisions de Bruxelles sur Madagascar. Par contre, elle refusait certaines restrictions notamment celle qui indique que l’UE ne devra pas octroyer de nouvelle assistance humanitaire au profit de Madagascar. Cela permet également d’entrevoir que l’UE avait une position qui n’avait rien à envier à celle de l’Union africaine vis-à-vis de la Transition : celle de châtier le pays y compris sa population au cas où les forces politiques du pays ne s’engagent pas sur la voix des négociations politiques.

Affaire Kidnapping: Zahid ZZ Center rentré librement au pays

Alors que la communauté karana a vécu les festivités de samedi avec l’ensemble de la population, la journée du 11 décembre s’est terminée par une note plutôt sombre. Très vite dans la soirée, cette communauté a appris le retour de Zahid ZZ Center.
Ce dernier est impliqué dans une affaire de kidnapping à Fianarantsoa, il y a presque un an de cela. Son parcours a depuis fait l’objet de vives polémiques. Déferré au parquet, Zahid ZZ Center est placé en détention provisoire ( MD, dit-on) avec ses pseudo-complices. Quelques jours après, tout le monde obtient la liberté provisoire.
Zahi ZZ Center en profite pour honorer une invitation à la foire internationale de Malaisie. La partie civile s’insurge en y voyant une tentative de fuite. La pression médiatique oblige les avocats de service à rapatrier le principal accusé.
La Justice suit l’affaire. Elle respecte à l’accusé la présomption d’innocence jusqu’à ce que les enquêtes, notamment les témoignages, permettent de confirmer les accusations.
Aujourd’hui pourtant, la communauté a peur. Elle a peur que le kidnapping reprenne de plus belle avec le retour de Zahid ZZ Center. Joints dans la nuit, certains karana refusent d’incriminer l’un des leurs. Il n’empêche que la majorité est inquiète. Elle l’est d’autant plus  que le retour de Zahid ZZ Center se fasse en toute liberté.
Quelques jours et après la pression de la presse après, l’accusé fait l’objet d’un mandat de dépôt après son retour de Malaisie. Il est incarcéré à Tsiafahy avant de demander un transfert à Antanimora pour des raisons médicales. Un matin, il est accompagné par un fonctionnaire du ministère de la Justice pour quitter le pays. C’est le scandale au sein de la communauté karana dont le comble survient samedi soir quand on apprend que le principal accusé rentre librement au pays. Comme si La Quatrième République devenait une passoire pour les criminels au nom du changement.

Un Hôtel de ville, ça se mange ?


Depuis près de deux ans que j’assume bénévolement la fonction d’éditorialiste à Madagascar-Tribune.com, j’ai souvent cherché s’il n’y avait quand même pas quelque chose de positif à écrire sur le régime actuel, malgré le fait d’être né dans l’éprouvette d’un coup d’État. À mon avis, qui en vaut bien un autre, la réponse était invariablement et objectivement celle-ci : rien à signaler [1].
Mais par rapport à l’actualité récente, force est de reconnaître objectivement que la reconstruction de l’Hôtel de ville sur l’Avenue de l’Indépendance est à l’actif de Andry Rajoelina. Ce dernier en avait pris l’initiative quand il était Maire d’Antananarivo, avec une pose de première pierre en mai 2008. L’inauguration de l’édifice samedi dernier, quasiment trois ans jour pour jour après son élection comme Maire, démontre qu’il a réussi là où tous ses prédécesseurs à ce poste n’avaient fait que des promesses d’ivrogne depuis des décennies. Mais n’oublions quand même pas que c’est le Président de la délégation spéciale d’Antananarivo Edgar Razafindravahy qui a fait le gros du travail, depuis que Andry Rajoelina s’est fourvoyé dans le coup d’État.
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Sur le plan architectural, l’Hôtel de ville est un véritable joyau. J’ose espérer que les instincts pyromanes de certains crétins manipulés par d’autres crétins déguisés en politiciens véreux sauront respecter ce nouveau bâtiment. Au moins pour trois raisons.Primo, il faut avoir un cerveau de crustacé pour considérer que les incendies sont une méthode d’action politique acceptable pour arriver au pouvoir : la première chose à faire est donc d’éviter le mimétisme avec ce comportement honteux et stupide. Secundo, ce sont des deniers publics qui ont servi à cette construction, et il faut commencer à apprendre à avoir le sens du bien commun. Tertio, il faut respecter le travail des architectes, des entreprises et des ouvriers qui ont travaillé corps et âme à ce projet et sur ce chantier, en ayant l’impression légitime qu’ils contribuaient à écrire une page d’Histoire, au-delà de tout symbolisme politique du chantier.
Ceci étant dit, maintenant j’aimerais retourner aux dirigeants, aux griots et aux sbires de la transition le commentaire qu’ils aimaient faire au début de la crise pour critiquer le bilan de Marc Ravalomanana : des routes, ça ne se mange pas [2] ! Et un Hôtel de ville, ça donne bon appétit peut-être ? Ou bien, est-ce que ça rassasie les masses laborieuses et prolétaires qui ont servi de marchepied au coup d’État de 2009 ?
La réponse est a priori non. Je ne vois donc pas ce que le fait d’avoir un Hôtel de ville va maintenant changer dans la vie du tananarivien lambda. Cela va-t-il réduire les embouteillages ? Cela va-t-il donner de l’emploi aux dizaines de milliers de personnes que le coup d’État a précipitées dans le chômage ? Cela va-t-il améliorer la situation d’insécurité galopante ? Cela va-t-il arrêter la dégringolade continue de Madagascar dans les classements internationaux depuis que Rajoelina est au pouvoir, que ce soit en matière de liberté de la presse, de gouvernance, d’économie, de corruption, et maintenant de développement humain ? Que nenni.
Quel est donc l’intérêt principal de faire tout ce ramdam autour de cet Hôtel de ville, et en particulier en cette situation de crise et à l’aube d’une période électorale ? À faire joli sur l’Avenue, et à pouvoir marquer les esprits en attachant son nom à une oeuvre qui passe à la postérité. Autrement dit, c’est un coup de communication, un coup de fils de pub’ : encore une fois, ce régime de transition maquille son peu d’être par beaucoup de paraître.
Tant qu’il s’agit de mettre du vernis pour que ça brille et clignote, tant qu’il s’agit de divertir la plèbe et la populace pour l’empêcher de penser aux vrais problèmes, les dirigeants de la Transition sont toujours très dynamiques. Panem et circenses : depuis la Rome antique, on sait que pour maîtriser un peuple, il faut du pain pour remplir son ventre, et des jeux de cirque pour occuper sa tête. Le seul problème avec la Transition actuelle, autiste sur le plan politique et incompétente sur le plan économique, c’est qu’il y a de plus en plus de circenses et de moins en moins de panem. En outre, petit bémol : ce ne sont heureusement pas tous les esprits que l’on peut occuper avec des concerts gratuits ou des inaugurations.
Cependant, dans l’absolu, c’est loin d’être une mauvaise chose que la Ville d’Antananarivo renforce son patrimoine. Je préfère d’ailleurs de loin qu’elle le fasse avec un Hôtel de ville, plutôt qu’avec un stade ou une salle de concerts. Mais la question fondamentale est celle-ci : la population d’Antananarivo est-elle capable de prendre soin du patrimoine de sa cité ? De l’Hôtel de ville initial au Palais d’Andafiavaratra, des centres commerciaux aux bâtiments de la Radio et de la Télévision nationales, sans oublier le Rova, combien d’édifices ayant un caractère de patrimoine culturel ou économique sont-ils partis en fumée ? Mentionnons également la mise à sac et l’incendie en 2009 des domiciles de certains proches de Marc Ravalomanana incendiées (par exemple, Guy Rivo Randrianarisoa et Moxe Ramandimbilahatra). Alors, quand je pense à l’Histoire récente et aux péripéties enflammées qui ont émaillé le processus de prise de pouvoir du régime actuel, je n’ai aucun scrupule à réfuter l’attribution à ces gens-là du qualificatif de bâtisseur.

Bling-bling superficiel

Je note que les grands architectes du temple dédié à la ville d’Antananarivo ont décidé de créer un parvis, qui fait sortir le domaine de l’Hôtel de ville de ses limites traditionnelles pour prendre possession d’une portion de l’Avenue de l’Indépendance. Les automobilistes qui déjà peinent à se frayer un chemin au milieu des marchands de rue que la municipalité est incapable de gérer, auront en plus à subir une perturbation majeure du circuit au niveau de l’Avenue de l’Indépendance, qui oblige à un détour pour contourner l’Hôtel de ville. Cela va augmenter la durée des embouteillages, ce qui pourra être mis à profit pour pester contre les dirigeants de cette transition qui privilégient le bling-bling superficiel aux réalités pragmatiques.
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À Madagascar, apparemment il n’y a pas que les pingouins qui font leur show.
L’initiative est peut-être d’ordre esthétique, car le parvis offre visuellement un écrin au bâtiment en arrière-plan. Mais elle est surtout d’ordre politique, car elle supprime l’espace qui servait de Place du 13 mai à tous les bonimenteurs de places publiques de 1991, à 2009, en passant par 2002. À la place, il y a un immense bassin qui va empêcher l’organisation de rassemblements de foule à cet endroit. Cette stratégie me fait rire : je ne sais pas pourquoi, mais ce grand bassin sur ce qui fut la Place du 13 mai me semble être une invitation faite à des animaux aquatiques pour venir y barboter allègrement. Dans la mesure où les pingouins que nous sommes préférons rester sur la banquise, il n’y aura donc que les écrevisses marbrées qui pourront profiter de l’endroit. Avec ou sans eau.
La reconstruction de l’Hôtel de ville me fait également penser à celle du Rova, qui fut le grand chantier de Marc Ravalomanana. Son départ plus tôt que prévu empêchera le dernier Président élu de Madagascar de jouir de cette réalisation. Son tombeur a de fortes chances d’être celui qui va réceptionner les travaux, et comme il n’est pas à un manque de scrupules près, il ne manquera pas de s’en arroger la gloire au nom des zava-bita de la Transition. L’honnêteté intellectuelle est bien peu de choses, quand même l’honnêteté Constitutionnelle est un mirage. L’hypertrophie de l’ego avérée qu’ont certains les feraient-ils caresser en secret le rêve de faire du Rova un Palais présidentiel, au nom d’une égalité des classes républicaine qui souhaiterait qu’il n’y ait pas que les andriana qui puissent y travailler ou y habiter. L’avenir nous le dira. La crise actuelle montre au moins une chose : les rêves malsains peuvent se transformer en réalité, surtout quand on sait nouer des amitiés sonnantes et trébuchantes avec des mutins et des gros bras.

dimanche 12 décembre 2010

Sortie de crise La délégation de la SADC débarque

Leonardo Simao, lors de son arrivée, hier, à Ivato.
Leonardo Simao, lors de son arrivée, hier, à Ivato.
Leonardo Simao revient à la charge. De nouveau dans la capitale, il va préparer le terrain pour les discussions.

La Communauté de développement de l'Afrique australe (SADC) dépêche une nouvelle mission. Une délégation conduite par Leonardo Simao, émissaire du médiateur Joaquim Chissano et ancien ministre des Affaires étrangères mozambicain, est de nouveau dans la capitale.

L'équipe a débarqué hier. D'après les informations reçues, aucun programme précis n'est encore ficelé pour le séjour de la délégation. Mais une rencontre avec les ambassadeurs et diplomates, prévue ce jour, devrait donner un contour de son calendrier.

En principe, la mission de Leonardo Simao serait de préparer le terrain au processus visant à concrétiser une initiative de discussions de sortie de crise. Sa mission devrait donner corps aux résolutions du Sommet de la SADC du 20 novembre, à Gaborone, appelant au « renouvellement du dialogue en faveur d’un processus de transition crédible, inclusif, consensuel et neutre ».

Évolution
L'ancien diplomate mozambicain avait indiqué avoir obtenu un « accord général » des acteurs politiques pour un tel projet afin « d'avancer, chercher et trouver une solution pratique à Madagascar », lors de sa mission fin novembre. Il avait promis de « discuter et de réfléchir sur les actions concrètes qu'il faut mener pour que tout le monde, la classe politique, la communauté internationale avancent ensemble vers la solution finale de la crise que sont les élections ».

Comme l'avait indiqué Leonardo Simao, la communauté internationale reste impliquée dans la recherche d'une voie de sortie de crise « consensuelle ». L'absence de la plupart des ambassadeurs et diplomates, à Iavoloha, pourrait être interprétée comme une confirmation de sa position, différente de celle de la Haute autorité de transition, même si Jean Marc Châtaigner, ambassadeur de France, avait indiqué que le référendum est un « fait politique à considérer ».

Selon une source au courant du dossier, les Nations unies devraient également renforcer leur engagement dans le processus. Jusqu'ici, le Programme des Nations unies pour le développement a mis en place un projet d'appui à la transition politique avec, entre autres, l'appui à la mission de médiation de la Coordination nationale des organisations des sociétés civiles.

La question qui se pose concerne le contenu et la forme que devraient prendre les discussions. La situation sur le terrain évolue et le régime de transition avance ses pions et a pris plusieurs longueurs d'avance dans la voie qu'il a choisie. La promulgation du décret de mise en place de la Constitution de la IVe République, ainsi que les festivités y afférentes, samedi, constituent une frappe psychologique.

Andry Rajoelina, président de la HAT, est de nouveau revenu à la charge lors de la cérémonie à Iavoloha.

« Les citoyens ont exprimé leur opinion face au monde entier pour leur entrée dans la IVe République. C'est une victoire des Malgaches, qui ne veulent plus que les puissances étrangères décident à leur place », a-t-il réitéré. 

mardi 7 décembre 2010

Marc Ravalomanana Ratsiraka Didier course au retour à Madagascar

Apès Ratsiraka Didier, maintenant Marc  Ravalomanana, les deux présidents déchus de la Grande île parlent de leurs retours 

 Marc Ravalomanana  promis d'être de retour avant la fin de l'année dans son pays. Actuellement en exil en Afrique du Sud, l'ancien homme fort de Madagascar s'est adressé par téléphone à ses partisans réunis à Tanjombato, lors d'une réunion réunissant les trois mouvances des trois anciens présidents malgaches


Même si officiellement les trois mouvances étaient réunies hier dans l’enceinte du Magro Tanjombato, ce sont bien les partisans de Marc Ravalomanana qui ont constitué l'essentiel des militants présents. Malgré son éloignement, l’ancien président de la République "élu" a encouragé ses partisans "à continuer la lutte, malgré le contexte actuel". S'adressant par téléphone à la foule, il a surtout annoncé son retour chez lui avant la fin de l'année. 

"Je serai de retour avant Noël", a-t-il déclaré, avant de rappeler que son combat était "aux antipodes des agissements des tenants du pouvoir actuel". 

Rajoelina ne peut participer aux élections présidentielles selon la charte de l’Union Africaine 

Marc Ravalomanana s’est aussi adressé indirectement à Andry Rajoelina en exigeant la libération sans condition des détenus politiques parmi lesquels son ancien porte-parole Fetison Rakoto Andrianirina. 

Répondant à la possible présentation du président de la transition aux élections présidentielles de 2011, l’ancien président a mis en avant l’article 25 de la charte de l’Union Africaine qui précise que "les auteurs de changement anticonstitutionnel de gouvernement ne doivent ni participer aux élections organisées pour la restitution de l’ordre démocratique, ni occuper des postes de responsabilité dans les institutions politiques de leur État". 

Il a également pointé du doigt l'inaction de la communauté internationale qui "patauge dans ce maquis de négociations et autres conciliabules depuis deux ans" sans succès. 

Le Premier ministre Camille Vital à Mahajanga Rien que des sottises !


Samedi 4 décembre dernier, le Premier ministre Camille Vital a saisi l’occasion de l’inauguration de la nouvelle gare routière de Mahajanga pour fustiger les empêcheurs de tourner en rond et en particulier la communauté internationale dont les pays qui ne reconnaissent pas le régime en place.
Il a adressé en français, un message à tous les non Malgaches, disant que « le référendum s’est bel et bien déroulé malgré quelques lacunes et, je vous prie Mr le PCA (ndlr : le PCA de Jovenna, une des sociétés de distribution de produits pétroliers qui évoluent dans le pays), de faire savoir à ceux qui ne savent pas et à ceux qui feignent de ne pas savoir que nous avons réussi le référendum du 17 novembre avec les plus de 52% de participation des malgaches , un taux jamais connu au cours des autres référendums qui ont eu lieu dans ce pays et dont le taux de participation n’a aucun dépassé les 42% ». (fin de citation)
Le lundi 11 octobre dernier, Sahondra Rabenarivo a diffusé sur internet (voir Madagascar Tribune.com du lundi 11 octobre) en indiquant les sources qu’elle a utilisées comme étant le Journal Officiel, les scrutins référendaires auxquels les citoyens malgaches étaient appelés depuis 1972.
Nous lisons que le taux de participation lors du dernier référendum pour la révision constitutionnelle de 2007 (sous le régime du président Marc Ravalomanana) était de 43,70%. C’est le taux de participation le moins élevé. Le OUI avait gagné à 75,33% des suffrages exprimés contre 24,67% pour le Non.
Le référendum constitutionnel du 15 mars 1998 avait enregistré un taux de participation de 70,28% Celui de 1995 organisé pour changer le mode désignation du Premier ministre, était de 71,45%. Les Hery Velona lors de l’adoption de la constitution de la IIIe République avaient réalisé lors du scrutin référendaire du 19 août 1992, un taux de participation de 65,02%. Le référendum qui a conduit à l’avènement de la IIe République avec l’adoption de la Charte de la Révolution socialiste avait réussi le 21 décembre 1975 un score de 92,64% de taux de participation.
Tels sont les faits et écrits relevés dans le Journal Officiel des périodes successives. On ne sait pas d’où le Premier ministre sort-il ces 52% ou 42% de taux de participation. Une révision des leçons d’histoire s’impose ! Les faits sont têtus, les paroles s’envolent mais les écrits restent.
Par ailleurs, on ne peut non plus rester de marbre quand le chef du gouvernement demande au PCA de la société Jovenna de faire la publicité du sucés du référendum. Cet étranger est-il l’ambassadeur de Madagascarauprès de la communauté internationale ou est-il le chef de la diplomatie malgache ou son envoyé spécial ou son émissaire ? Le chef de la diplomatie du gouvernement de la HAT conduit par le général Camille Vital n’est-il pas à la hauteur de cette tâche ?

http://www.madagascar-tribune.com

la HCC a confirmé les résultats du référendum sortis par la CENI


La Haute Cour Constitutionnelle (HCC) malgache vient de confirmer officiellement lundi dans son siège à Antananarivo, la capitale malgache, les résultats du référendum sortis par la Commission électorale nationale indépendante (CENI) du 30 novembre dernier.
Le nombre d’électeurs a été de 7.151.223 tandis que le nombre de votants a été 3.761.977, et dont le taux de participation est de 52,61% ; le " oui " a remporté 74,19% tandis que le " non " à 25,81%. Les votes blancs et nuls ont été de 176.423, a indiqué le président de la HCC, Michel Rajaonarivony, lors de la cérémonie de déclaration des résultats officiels.
Michel Rajaonarivony a affirmé par la suite que la Constitution de la 4ème République est officiellement votée et il faudrait attendre 10 jours après cette proclamation pour que le président de la Haute Autorité de Transition (HAT) malgache, Andry Rajoelina, promulgue cette constitution et la rendre effective.
Le Premier ministre de la HAT, le général Camille Vital ainsi que tous les membres de son gouvernement ont honoré de leur présence cette cérémonie de proclamation des résultats du Référendum du 17 novembre dernier.
Notons que ce référendum était le huitième tenu à Madagascar depuis le 28 septembre 1958, quand les malgaches ont voté pour l’autodétermination de Madagascar.
Selon la HAT, ce référendum est la solution pour sortir Madagascar de la crise politique qui a débuté en décembre 2008. L’ancien président Marc Ravalomanana a fermé la chaîne de télévision Viva TV, appartenant à Andry Rajoelina, qui était maire de la ville d’Antananarivo à l’époque, pour avoir diffusé un discours de l’ancien président Didier Ratsiraka reprochant Ravalomanana.
L’opposition entre Ravalomanana et Rajoelina s’est élargie avec les autres anciens présidents Zafy Albert et Didier Ratsiraka où Rajoelina est arrivé au pouvoir le 17 mars 2009 par un coup d’Etat.
Ainsi, ces trois présidents ont contesté l’organisation de ce référendum mais sont pour la mise en place d’une transition dirigée ensemble par les quatre protagonistes avant de décider la date des élections.
Rajoelina a nié ce point de vue des opposants et a décidé unilatéralement, encore une fois, la tenue de ce référendum que la communauté internationale et les autres oppositions démentent complètement et recherchent la négociation entre les quatre protagonistes avant de tenir les élections