En effet, Tantely Andrianarivo a dirigé autour de lui, hier vers 17 heures, des responsables Arema afin de préparer le retour de Didier Ratsiraka. Ainsi, contrairement à certaines radios privées de la capitale, M. Andrianarivo n’a guère l’intention de quitter Madagascar. « L’ex-chef de gouvernement est prêt à prendre ses responsabilités, le jour venu. Pour ce faire, il doit bénéficier du soutien du parti Arema et de l’appui de l’amiral Ratsiraka… Ce qui ne fait pas l’ombre d’un doute », a précisé notre interlocuteur.
VAOVAO TVM MIVANTANA
TVM EN DIRECTE.
VAOVAO
.
.
VAOVAO
lundi 29 novembre 2010
Tantely Andrianarivo: Toujours à Antananarivo
Surprise ! Hier soir, un ancien parlementaire Arema nous a affirmé que Tantely Andrianarivo n’est pas parti en France. « Ce n’est pas un homme qui veut fuir, alors que le pays traverse une crise. L’ancien Premier ministre est toujours là. »
SECES : en avant pour une année blanche
Durant son Conseil national tenu jeudi et vendredi derniers, le Syndicat des Enseignants- Chercheurs, forts de leurs représentants en provenance des régions, ont effectué des travaux de commissions. Trois points étaient à l’ordre du jour, à savoir, les revendications, les actions sociales, et la vie politique. Une fois les travaux achevés, les participants ont présenté leurs résolutions en assemblée plénière. Ainsi, le SECES a affirmé son souci d’un « véritable Etat de droit, reconnu par la Communauté internationale ». Par « Communauté internationale », le Syndicat précise qu’il s’agit de l’ensemble de tous les pays, et non seulement les Etats occidentaux ou une partie du monde. De plus, les résolutions évoquent la refondation nationale, pourvu d’une véritable base démocratique dotée de lois en conséquences : partis politiques, loi sur la concurrence, etc. Le SECES s’est déclaré prêt à contribuer à toute recherche de solution, étant donné les responsabilités des enseignants- chercheurs dans la vie de la nation. Dans cette lancée, le Syndicat estime que le pouvoir de transition fait preuve « d’incapacité et d’incompétence » (sic) à résoudre les problèmes actuels. Ce qu’il faut pour diriger le pays, ce sont des gens respectueux de l’éthique, de la souveraineté nationale, de la « civilisation » (« riba ») nationale. Le Conseil national a condamné les harcèlements et poursuites à l’encontre des personnes qui s’expriment, citant notamment le Professeur Raymond Ranjeva. Par ailleurs la grève des enseignants-chercheurs se poursuit, jusqu’à obtention en totalité des revendications, a conclu le SECES. Aucune reprise des cours n’est donc envisagée, les étudiants devront se préparer pour une année universitaire blanche.
dimanche 28 novembre 2010
Tantely Andrianarivo se retire brusquement de la politique
Retrait provisoire, dit sa déclaration. Mais retrait quand même. « Avec mon expérience passée, la gloire et la souffrance que ma famille et moi avons connues, je constate que les conditions ne sont pas réunies pour que je puisse, dans un proche avenir, assumer la fonction qu’un grand nombre d’entre vous souhaite me voir exercer », a fait savoir en fin de semaine l’ancien Premier Ministre. Ce un mois et demi après être rentré au pays et avoir parcouru celui-ci de long en large pour mener des rencontres avec la population dont on ne savait trop si elles visaient à préparer sa candidature à des élections ou à sensibiliser en vue du retour de son mentor Didier Ratsiraka.
Tantely Andrianarivo a précisé que son retrait lui permettrait de se consacrer en toute sérénité à sa famille et aux activités sociales, tout en reconnaissant que le champ politique restait pertinent dans le contexte actuel : « Après avoir parcouru le pays et discuté avec des milliers de personnes sur l’avenir de Madagascar, j’ai eu confirmation des difficultés énormes que rencontre notre pays dans plusieurs domaines, et j’ai senti les fortes aspirations de la population ».
Se référant sans doute à l’atmosphère actuelle après le référendum et la tentative de putsch, l’ancien Premier Ministre souhaite à Madagascar que la sagesse, la vérité et la justice puissent y régner. En tout cas, son retrait semble également simultané avec les propos de Didier Ratsiraka recueillis par nos confrères de la Gazette de la Grande Île déclarant, outre le fait qu’il n’avait rien à voir avec la tentative de putsch, qu’il a « un projet sérieux », non seulement en vue de résoudre la crise, mais aussi pour développer « durablement » l’île.
Mahaleo-40ème anniversaire : Un hommage à Raoul pour commencer
Le groupe célébrera son 40ème anniversaire en 2012 et il se préparait tout doucement à ce jubilé qui marquera le monde de la chanson malgache. Mais le destin a durement frappé Mahaleo avec la disparition de Raoul. La personnalité attachante de cet homme au grand coeur a marqué tous ses admirateurs. Et d'un commun accord, Dama et ses camarades ont décidé de faire comme s'il était toujours là. « Il fait partie de notre famille et quand un de ses membresdisparaît, on ne le remplace pas. » disent-ils en choeur. Mahaleo, c'était un ensemble de sept artistes unis comme les doigts de deux mains. Quatre d'entre eux étaient les compositeurs du groupe. Pour la célébration de ce 40ème anniversaire, ils ont pensé qu'il fallait mettre en valeur ces derniers. Et c'est donc par Raoul que l'on va commencer. L'hommage à Raoul qui va avoir lieu demain après-midi à Antsahamanitra entre dans ce cadre là. Il coïncidera avec lasortie de « aza ilaozanao », l'album de ce dernier. Le concert se déroulera comme suit: pendant la première partie, seront interprétées les compositions du cher disparu, puis viendront les autres morceaux du groupe. |
Ouverture de la campagne du litchi: Le ministere du Commerce à l’œuvre
Une délégation du ministère du Commerce conduite par son directeur de cabinet, Ramilison Norbert Gilles, est descendue à Tamatave jeudi dernier dans le cadre de l’ouverture de la campagne 2010-2011 du litchi qui a démarré telle qu’il a été annoncé par les responsables dudit ministère le 26 novembre dernier. Cette équipe du ministère du Commerce, renforcée par le comité technique régional chargé de ladite campagne et où sont représentés les ministères concernés, entre autres, les ministères de l’Agriculture, de l’Aménagement du territoire, des Finance, et bien sûr du Commerce, ont pour principale mission de contrôler la qualité et les normes des litchis destinés à l’exportation. Certes, la gestion de la qualité du litchi, autrement dit le calibrage et le degré de maturité de celui-ci est l’affaire de tout le monde, mais le ministère du Commerce selon son directeur régional, Belalahy Jean Berchmans, est le plus concerné. Il faut savoir qu’à cet effet, tous les collecteurs de litchi de l’ex province de Tamatave qui en comptent au moins 1000 sont formés en la matière par le ministère du Commerce de concert avec des services déconcentrés de la localité, dont celui du conditionnement. Au niveau des stations de traitement du litchi, il importe de savoir qu’il en existe 28 dans cette partie Est de la Grande Ile, dont une située à Brickaville. Afin de répondre au mieux aux exigences des importateurs européens, ces stations de soufrage subissent deux audits avant d’être agrées. Signalons que l’agrément en question est signé par le responsable de la direction de la concurrence et de la protection des consommateurs du ministère du Commerce et cautionné par le groupement des exportateurs des litchis ou GEL. En somme, cette équipe du ministère du Csommerce aura donc de ce fait à procéder au contrôle de triage, de calibrage et du degré de maturité indiqué de notre litchi au niveau de toutes ces stations pour éviter toute erreur pouvant nuire à son exportation.
Nodimandry i Elie Rajaonarison: Very olomanga ny tontolon'ny zava-kanto Malagasy
Nodimandry tamin'ny asabotsy 27 novambra 2010, teo amin'ny faha-59 taonany i Elie Rajaonarison noho ny tsy fahasalamana tampoka.
Rajaonarison Elie no anarana nasalotry ny ray aman-dreniny azy. Teraka tao Ambatondrazaka izy ny 15 novambra 1951. Anisan'ny antony iray nireharehany sy nametrahany ho hambo ny maha gaona azy izany, na avy eny Ambohidrano Atsinanana, Avaradrano aza no tena fiaviany.
Olon'ny soratra feno i Elie Rajaonarison. Iray tamin'ireo angady nananana sy vy nahitana ny fijoroan'ny Faribolana Sandratra izy, roapolo taona mahery izay. Niaraka taminy tamin'izany ry A.R.Ni.(efa maty), Solofo José sy Lydiary, Manitra Andriamasinoro, Rakotonirina Gérard, Ranöe, J.Nalisoa Ravalitera. Mbola izy koa no lakana nampita sy nametraka ny Antsan-tononkalo fanaon'ny Faribolana Sandratra ao amin'ny Goethe Zentrum/CGM, Analakely, niaraka tamin'ny talen'io foibe ara-tsaina io, Eckehart Olszowski, roapolo taona lasa izay.
Toy ireo mpiray faribolana aminy, na tsy tafaraka aza, anisan'ireo mpiondrika sy mpitady boky tranainy na saro-tadiavina eny amin'ny boky tonta izy. Maro amin'ireo nifanerasera taminy no tafara-dalana taminy tamin'ireny fotoana ireny. Raha fehezina, iray amin'ireo karazan'olona mpiondam-boky i Elie Rajaonarison.
Mbola eo amin'ny sehatry ny zavakanto sy ny soratra ihany, maro ny boky misy ny sorany : Amboaran-tononkalo I, Ranitra, Sandratr'Antsa, Anjambolana, sy ny maro hafa, izay novokarin'ny Faribolana Sandratra sy/na ny Edisiona Tsipika, ankoatra ireo amboara madinika famoakan'ny Faribolana isam-bolana sy ny gazetin'ny haisoratra " Ambioka ". Boky farany nivoaka teto an-toerana ny " Anjoria ", niarahany nisalahy tamin'ireo zandry ao amin'ny Faribolana Sandratra nandritra ny Antsan-tononkalo tao amin'ny Cgm tamin'ny volana oktobra lasa teo.
Iray amin'ireo nomanin'ny mpiray faribolana hitondra lahadinika ao amin'ny Foibe Unesco ao Behoririka izy ka ny 15 desambra izao no fandaharam-potoana. "Redy anjoria : any ambadiky ny misy ny misy ", no lohateny saiky natolony.
Nilona tamin'ny tontolon'ny kolontsaina sy ny serasera i Elie Rajaonarison. Iray tamin'ireo fitarikandron'ny FM tamin'ny onjampeo teto Madagasikara, niaraka tamin-dry Tsilavina Ralaindimby, Niry Ravelojaona ary Nicolas Ratsimandresy izy. Mbola nifanosona taminy hatrany ireo nandritra ny fahavelomany, nikirakira ny sehatry ny zavakanto sy ny kolontsaina. Nilofosany ny famokarana sy fitadiavana sehatra hivelaran'ny kolontsaina sy ny zavakanto malagasy ka nanjary nifaneraserany tamin'ireo sokajina mpanakanto maro toa an-dry Njila, Samoela, Ricky, Tsiakoraka, Tselonina, Ifanihy, Ralanto, Sesely, sy ny maro hafa sy ho voatanisa. Notohizany teny Ambohitsaina izany tamin'ny fampiroboroboana ny Oniversite sy ny kolontsaina tamin'ny alalan'ny fampianarana tao amin'ny "Médiation culturelle ". " Poète universitaire " rahateo no famaritany ny tenany, araka ny fanazavan'ny fianakaviana. Ankoatra ny maha poeta azy, mpampianatra sy mpikaroka eny amin'ny Oniversite, amin'ny sampana " Anthropologie " i Elie Rajaonarison. Nitety faritra maro niaraka tamin'ny mpiray faribolana izy, nanapariaka ny kanto vita amin'ny soratra toa an'Antsirabe, Ambatondrazaka, Mahanoro, Vatomandry, Toliara, Antsiranana, Toamasina sy ny maro hafa. Tsy vitsy koa no niarahany tamin'ireo mpisehatra ny kolontsaina hafa. Voatety hatrany amin'ny Ceg sy lycée isan-karazany.
Mpaka sary kanto koa ny lehilahy izay narantiny ao amin'ny Ccac nomeny ny anarana hoe " Dindo sy Vina". Mpandrindra an-tsehatra tamin'ny seho maro koa izy.
Nahatazanana azy koa ny tontolon'ny politika. Iray tamin'ireo namorona ny antoko Avi izy, araka ny fahafantarana azy. Efa nitana andraikitra ambony tamina minisitera toy ny sekretera jeneralin'ny minisiteran'ny kolontsaina sy ny serasera, mpiandraiki-draharaha tao amin'ny minisiteran'ny raharaham-bahiny amin'ny maha diplaomaty azy, mpanolotsaina tany amin'ny minisitera, mpanolotsain'ny kaominin'Antananarivo Renivohitra. Azo lazaina fa nandray anjara feno tamin'ny fiainam-pirenena i Elie Rajaonarison. Manam-boninahitra fiandry koa izy. Niofana tao amin'ny Akademia miaramilan'Antsirabe, andiany " Dimby ". " Katibo " tamin'ireo indray andia taminy izy, ary niasa tany amin'ny Bani Ivato tamin'ny fotoan'androny. Nisafidy ny lalana nampianatra teny amin'ny Oniversite izy, taorian'izany.
Fiteniny amin'ny mpiray Faribolana ny hoe " Izay tsy mihetsika, … mihitsoka ", "Izay tsy mahandry … mandeha ", " Isika mizara fanahy ", " Isika tsy mitsoka lavenona fa mikopaka ny afo ho velona ", "Mamorona fa tsy mamerina ".
Manambady an'i Mamie i Elie Rajaonarison, manan-janaka telo mirahavavy sy zafikely maromaro.
Amin'ny ora nanoratana ity fampahafantara fohy ity dia mbola tsy fantatra mazava ny fandaharam-potoana amin'ny fandevenana hatao eny Ambohidrano Atsinanana. Hisy "Alim-betso" hokarakarain'ny Faribolana Sandratra mandritra ny fiandrasana ny razana ao Lazaina ny alatsinainy alina mandra-maraina. Fantatra fotsiny fa ny talata amin'ny 2 ora tolakandro no hiainga ao Lazaina ny razana ary hoentina amin'ny iray amin'ireto toerana ireto : Tranompokonolona Analakely na Espace Rado ka andrasana amin'ny iray amin'ireo toerana ireo, hisian'ny fanomezana mariboninahitra. Ny alarobia no hoentina eny amin'ny Esplanade Oniversiten'Antananarivo ary miala eny amin'ny 11 ora antoandro eo ho eo. Hoentina ao amin'ny Fjkm Ambohidrano Atsinanana mialoha ny hanitrihana ny razana.
samedi 27 novembre 2010
Les conditions de Paris pour valider le putsch d’Andry TGV Rajoelina
L’argent du sommet de l’UA finance Andry TGV Rajoelina
Pour financer l’activité du gouvernement, les dépenses de son président Andry Rajoelina, dit TGV, et certains projets, la Haute Autorité de transition (HAT) a largement puisé dans un compte du Trésor, doté de 39 milliards d’ariary (14,4 millions €) à la date d’avril 2009, initialement prévu pour financer le projet avorté de sommet de l’Union africaine (UA) à Antananarivo.
Un document du Trésor, dont La Lettre de l’Océan Indien s’est procuré une copie, détaille les mouvements de ce compte entre le 17 mars 2009 (chute de l’ex-président Marc Ravalomanana) et début juillet 2010, où le solde n’était plus que de 19,9 milliards d’ariary (7,3 millions €). Des intermédiaires, dont les noms figurent sur ledit document, se présentaient au guichet de la Direction de la comptabilité publique pour récupérer en cash les sommes affectées à leur activité. Ainsi, l’ancien ministre de la défense, le général Noël Rakotonandrasana, s’est déplacé en personne au Trésor, notamment le 3 avril 2009, pour y retirer 41 millions d’ariary (15 000 €). Le général Claude Ravelomanana en a fait de même pour récupérer des fonds au nom de la gendarmerie, tout comme le commissaire divisionnaire de police Edmond Rakotonarivo. Ce compte a également servi à financer des dépenses courantes de la HAT : réparations ou achats de voitures chez Materauto, insertions publicitaires dans le quotidien Midi Madagascar, factures du jet de GS Aviation, compagnie appartenant au groupe Sipromad d’Ylias Akbaraly, que TGV utilise pour ses déplacements. Tiana Randrianasoloarimina, un agent de la présidence de la HAT et homme de confiance de TGV, fut le plus assidu à piocher dans ce compte.
Les conditions de Paris pour valider le putsch d’Andry TGV Rajoelina
Le ministère français des affaires étrangères vient de dresser la liste des conditions auxquelles Andry Rajoelina devrait être soumis pour obtenir l’appui de Paris.
Exclusif.
Dans un document de travail daté du 2 novembre, et dont La Lettre de l’Océan Indien a obtenu une copie, la diplomatie française a énuméré les propositions qu’elle soumettra aux autres membres du Groupe international de contact (GIC) et aux pays intéressés par une relance de la médiation internationale sur la crise malgache. Plusieurs conditions sont adressées au président de la Haute Autorité de transition (HAT), Andry Rajoelina, dit TGV. Elles sont présentées comme indispensables s’il veut obtenir une reconnaissance internationale en tant que chef de la transition.
Au premier rang d’entre elles figurent
* la réaffirmation par TGV qu’il ne se présentera pas au prochain scrutin présidentiel, suivie de l’octroi, avant les prochaines élections,
* d’une large amnistie pour tous les événements politiques intervenus entre 2002 et 2009, ainsi que de la suspension des poursuites judiciaires engagées depuis le début de la transition.
De leur côté, l’ensemble des candidats aux élections devrait s’engager sur « un code de bonne conduite politique et citoyenne ». Ce texte écarte tout retour à Madagascar de l’ancien président Marc Ravalomanana « jusqu’à l’instauration d’un environnement politique et sécuritaire favorable ». Pour garantir le bon déroulement des scrutins, il propose « une recomposition » de la Commission électorale nationale indépendante (CENI) et la mise en place d’un gouvernement d’union nationale.
Si Andry Rajoelina accepte ces conditions, il se verrait accorder des garanties quant à son statut de président de la transition (comme le droit de représenter son pays sur la scène internationale) et à son futur statut d’ancien chef de l’Etat. Pour l’amener à s’inscrire dans cette logique, Paris propose de relancer la médiation internationale sur la base d’une « approche réaliste ». Il est également question de l’envoi d’une mission internationale d’appui aux futures élections malgaches et de la désignation rapide d’un envoyé spécial permanent du médiateur mozambicain Joaquim Chissano. Paris serait enfin disposé à plaider en faveur de l’envoi d’une mission conjointe du FMI et de la Banque mondiale à Antananarivo. »
Le ministère français des affaires étrangères vient de dresser la liste des conditions auxquelles Andry Rajoelina devrait être soumis pour obtenir l’appui de Paris.
Exclusif.
Dans un document de travail daté du 2 novembre, et dont La Lettre de l’Océan Indien a obtenu une copie, la diplomatie française a énuméré les propositions qu’elle soumettra aux autres membres du Groupe international de contact (GIC) et aux pays intéressés par une relance de la médiation internationale sur la crise malgache. Plusieurs conditions sont adressées au président de la Haute Autorité de transition (HAT), Andry Rajoelina, dit TGV. Elles sont présentées comme indispensables s’il veut obtenir une reconnaissance internationale en tant que chef de la transition.
Au premier rang d’entre elles figurent
* la réaffirmation par TGV qu’il ne se présentera pas au prochain scrutin présidentiel, suivie de l’octroi, avant les prochaines élections,
* d’une large amnistie pour tous les événements politiques intervenus entre 2002 et 2009, ainsi que de la suspension des poursuites judiciaires engagées depuis le début de la transition.
De leur côté, l’ensemble des candidats aux élections devrait s’engager sur « un code de bonne conduite politique et citoyenne ». Ce texte écarte tout retour à Madagascar de l’ancien président Marc Ravalomanana « jusqu’à l’instauration d’un environnement politique et sécuritaire favorable ». Pour garantir le bon déroulement des scrutins, il propose « une recomposition » de la Commission électorale nationale indépendante (CENI) et la mise en place d’un gouvernement d’union nationale.
Si Andry Rajoelina accepte ces conditions, il se verrait accorder des garanties quant à son statut de président de la transition (comme le droit de représenter son pays sur la scène internationale) et à son futur statut d’ancien chef de l’Etat. Pour l’amener à s’inscrire dans cette logique, Paris propose de relancer la médiation internationale sur la base d’une « approche réaliste ». Il est également question de l’envoi d’une mission internationale d’appui aux futures élections malgaches et de la désignation rapide d’un envoyé spécial permanent du médiateur mozambicain Joaquim Chissano. Paris serait enfin disposé à plaider en faveur de l’envoi d’une mission conjointe du FMI et de la Banque mondiale à Antananarivo. »
--
a.Nary
Inscription à :
Articles (Atom)