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dimanche 21 novembre 2010
Référendum Résultats provisoires dans les 22 régions
Analamanga
Bureaux de vote : 1 993/1993
Inscrits : 1 363 978
Votants : 563 059
Taux de participation : 41,28 %
Blancs et nuls : 48 556
Suffrages exprimés : 514 503
Oui : 347 983 (67,63 %)
Non : 166 520 (32,37 %)
Bongolava
Bureaux de vote : 319/319
Inscrits : 164 749
Votants : 87 852
Taux de participation : 53,32 %
Blancs et nuls : 5 739
Suffrages exprimés : 82 113
Oui : 34 788 (46,02 %)
Non : 44 325 (53,98 %)
Itasy
Bureaux de vote : 570/570
Inscrits : 275 174
Votants : 147 527
Taux de participation : 53,61 %
Blancs et nuls : 10 870
Suffrages exprimés : 136 657
Oui : 70 845 (51,84 %)
Non : 65 812 (48,16 %)
Vakinankaratra
Bureaux de vote : 1 019/1 019
Inscrits : 623 658
Votants : 339 525
Taux de participation : 54,44 %
Blancs et nuls : 25 337
Suffrages exprimés : 314 188
Oui : 193 312 (61,53 %)
Non : 120 876 (38,47 %)
Diana
Bureaux de vote : 606/608
Inscrits : 229 626
Votants : 122 753
Taux de participation : 53,46 %
Blancs et nuls : 3 889
Suffrages exprimés : 118 864
Oui : 90 110 (75,81 %)
Non : 28 754 (24,19 %)
Sava
Bureaux de vote : 772/869
Inscrits : 301 578
Votants : 142 083
Taux de participation : 47,11 %
Blancs et nuls : 4 615
Suffrages exprimés : 137 468
Oui : 100 350 (73,00 %)
Non : 37 118 (27,00 %)
Amoron'Imania
Bureaux de vote : 808/808
Inscrits : 209 971
Votants : 128 363
Taux de participation : 61,13 %
Blancs et nuls : 6 333
Suffrages exprimés : 122 030
Oui : 86 424 (70,82 %)
Non : 35 606 (29,18 %)
Atsimo Atsinanana
Bureaux de vote : 781/783
Inscrits : 207 293
Votants : 125 558
Taux de participation : 60,57 %
Blancs et nuls : 1 758
Suffrages exprimés : 123 800
Oui : 105 516 (85,23 %)
Non : 18 284 (14,77 %)
Haute Matsiatra
Bureaux de vote : 798/804
Inscrits : 395 389
Votants : 215 481
Taux de participation : 54,50 %
Blancs et nuls : 14 175
Suffrages exprimés : 201 306
Oui : 155 254 (77,12 %)
Non : 46 052 (22,88 %)
Ihorombe
Bureaux de vote : 291/291
Inscrits : 79 599
Votants : 47 615
Taux de participation : 59,82 %
Blancs et nuls : 1 139
Suffrages exprimés : 46 476
Oui : 38 986 (83,88 %)
Non : 7 490 (16,12 %)
Vatovavy Fitovinany
Bureaux de vote : 1 230/1 355
Inscrits : 351 246
Votants : 177 548
Taux de participation : 50,55 %
Blancs et nuls : 5 383
Suffrages exprimés : 172 165
Oui : 140 319 (81,50 %)
Non : 31 846 (18,50 %)
Betsiboka
Bureaux de vote : 279/362
Inscrits : 74 760
Votants : 46 259
Taux de participation : 61,88 %
Blancs et nuls : 1 805
Suffrages exprimés : 44 454
Oui : 29 027 (65,30 %)
Non : 15 427 (34,70 %)
Boeny
Bureaux de vote : 553/553
Inscrits : 261 231
Votants : 151 611
Taux de participation : 58,04 %
Blancs et nuls : 4 480
Suffrages exprimés : 146 131
Oui : 115 291 (78,90 %)
Non : 30 840 (21,10 %)
Melaky
Bureaux de vote : 377/380
Inscrits : 92 242
Votants : 48 936
Taux de participation : 53,05 %
Blancs et nuls : 889
Suffrages exprimés : 48 047
Oui : 39 974 (83,20 %)
Non : 8 073 (16,80 %)
Sofia
Bureaux de vote : 1 290/1 362
Inscrits : 343 964
Votants : 213 208
Taux de participation : 61,99 %
Blancs et nuls : 4 437
Suffrages exprimés : 208 771
Oui : 162 634 (77,90 %)
Non : 46 137 (22,10 %)
Alaotra-Mangoro
Bureaux de vote : 679/679
Inscrits : 352 772
Votants : 173 502
Taux de participation : 49,18 %
Blancs et nuls : 10 808
Suffrages exprimés : 162 694
Oui : 110 526 (67,93 %)
Non : 52 168 (32,07 %)
Analanjirofo
Bureaux de vote : 824/827
Inscrits : 322 098
Votants : 179 894
Taux de participation : 55,85 %
Blancs et nuls : 7 405
Suffrages exprimés : 172 489
Oui : 133 756 (77,54 %)
Non : 38 733 (22,46 %)
Atsinanana
Bureaux de vote : 1 123/1 138
Inscrits : 419 858
Votants : 225 979
Taux de participation : 53,82 %
Blancs et nuls : 11 562
Suffrages exprimés : 214 417
Oui : 170 959 (79,73 %)
Non : 43 458 (20,27 %)
Androy
Bureaux de vote : 695/758
Inscrits : 172 973
Votants : 120 996
Taux de participation : 69,95 %
Blancs et nuls : 1 033
Suffrages exprimés : 119 963
Oui : 108 342 (90,31 %)
Non : 11 621 (9,69 %)
Anosy
Bureaux de vote : 557/639
Inscrits : 168 353
Votants : 98 672
Taux de participation : 58,61 %
Blancs et nuls : 1 773
Suffrages exprimés : 96 899
Oui : 81 413 (84,02 %)
Non : 15 486 (15,486 %)
Atsimo Andrefana
Bureaux de vote : 1 344/1 449
Inscrits : 372 211
Votants : 220 939
Taux de participation : 59,36 %
Blancs et nuls : 2 755
Suffrages exprimés : 218 184
Oui : 194 874 (89,32 %)
Non : 23 310 (10,68 %)
Menabe
Bureaux de vote : 553/606
Inscrits : 162 774
Votants : 93 683
Taux de participation : 57,55 %
Blancs et nuls : 1 879
Suffrages exprimés : 91 804
Oui : 71 532 (77,92 %)
Non : 20 272 (22,08 %)
Récapitulation des résultats
Bureaux de vote : 17 461/ 18 173
Inscrits : 6 945 497
Votants : 3 671 043
Taux de participation : 52,86 %
Blancs et nuls : 177 620
Suffrages exprimés : 3 493 423
Oui : 2 585 215 (74,00 %)
Non : 908 208 (26,00 %)
SADC - Nouvelle mission à Madagascar
Les événements d’Ivato, samedi dernier, n’ont pas laissé indifférente la communauté internationale.
Après la France, les Etats-Unis et l’Union européenne (voir article par ailleurs, la Communauté de Développement de l’Afrique australe (SADC) vient également de se positionner face à l’évolution de la situation politique dans le pays. Ainsi, lors du sommet des Chefs d’Etat de l’organisation régionale qui s’est tenue à Gaborone au Botswana, la SADC a estimé que la situation du pays reste « fragile » en dépit de l’échec de la mutinerie fomentée par quelques officiers supérieurs. « La situation politique à Madagascar reste fragile, en suspens, malgré tous les efforts de médiation entrepris par la SADC », a notamment déclaré le secrétaire général de l’organisation, Tomaz Salomao. Celle-ci n’a pas manqué d’y voir les limites de ses actions entreprises voilà plus d’une année sans qu’une issue acceptable pour la communauté internationale soit trouvée. « Si l'on en juge les récents développements, nous échouons à faire des progrès », a-t-il reconnu. Bien sûr, dans cette déclaration, Tomaz Salomao tient compte des rapports effectués par le principal médiateur de la SADC dans la crise malgache, Joaquim Chissano, ainsi que son fidèle lieutenant, Leonardo Simao. Ce dernier était d’ailleurs de passage à Madagascar, il y a quelques semaines de cela, afin de relancer le processus de dialogue malgacho-malgache sous la houlette de la Coordination nationale des Organisations de la Société civile (CNOSC) mais, finalement, celle-ci s’est engouffrée dans une impasse. Même le bureau de liaison de la SADC, lequel a pour mission de suivre de près l’évolution de la situation politique malgache et que l’ambassade mauricien à Antananarivo devrait abriter, n’est pas, jusque à présent, fonctionnel.
Quoi qu’il en soit, la SADC ne veut pas se dessaisir du dossier Madagascar. Encore une fois, elle estime qu’un dialogue entre les acteurs de la crise reste toujours possible. « Nous appelons tous les protagonistes à Madagascar à travailler ensemble avec les médiateurs de la SADC pour permettre le retour à l'ordre constitutionnel dans le pays », a notamment spécifié Tomaz Salomao en lisant le communiqué final du sommet de Gaborone. Et, afin de mieux redonner une autre chance à sa médiation, l’organisation régionale a décidé samedi d’envoyer une autre mission à Madagascar. « Nous envoyons une équipe pour évaluer la situation sur le terrain et attendons leur rapport pour le lundi 29 novembre », a précisé le secrétaire général.
Après la France, les Etats-Unis et l’Union européenne (voir article par ailleurs, la Communauté de Développement de l’Afrique australe (SADC) vient également de se positionner face à l’évolution de la situation politique dans le pays. Ainsi, lors du sommet des Chefs d’Etat de l’organisation régionale qui s’est tenue à Gaborone au Botswana, la SADC a estimé que la situation du pays reste « fragile » en dépit de l’échec de la mutinerie fomentée par quelques officiers supérieurs. « La situation politique à Madagascar reste fragile, en suspens, malgré tous les efforts de médiation entrepris par la SADC », a notamment déclaré le secrétaire général de l’organisation, Tomaz Salomao. Celle-ci n’a pas manqué d’y voir les limites de ses actions entreprises voilà plus d’une année sans qu’une issue acceptable pour la communauté internationale soit trouvée. « Si l'on en juge les récents développements, nous échouons à faire des progrès », a-t-il reconnu. Bien sûr, dans cette déclaration, Tomaz Salomao tient compte des rapports effectués par le principal médiateur de la SADC dans la crise malgache, Joaquim Chissano, ainsi que son fidèle lieutenant, Leonardo Simao. Ce dernier était d’ailleurs de passage à Madagascar, il y a quelques semaines de cela, afin de relancer le processus de dialogue malgacho-malgache sous la houlette de la Coordination nationale des Organisations de la Société civile (CNOSC) mais, finalement, celle-ci s’est engouffrée dans une impasse. Même le bureau de liaison de la SADC, lequel a pour mission de suivre de près l’évolution de la situation politique malgache et que l’ambassade mauricien à Antananarivo devrait abriter, n’est pas, jusque à présent, fonctionnel.
Lundi
Quoi qu’il en soit, la SADC ne veut pas se dessaisir du dossier Madagascar. Encore une fois, elle estime qu’un dialogue entre les acteurs de la crise reste toujours possible. « Nous appelons tous les protagonistes à Madagascar à travailler ensemble avec les médiateurs de la SADC pour permettre le retour à l'ordre constitutionnel dans le pays », a notamment spécifié Tomaz Salomao en lisant le communiqué final du sommet de Gaborone. Et, afin de mieux redonner une autre chance à sa médiation, l’organisation régionale a décidé samedi d’envoyer une autre mission à Madagascar. « Nous envoyons une équipe pour évaluer la situation sur le terrain et attendons leur rapport pour le lundi 29 novembre », a précisé le secrétaire général.
Mutinerie à la BANI Mâtée par les armes
Contrairement à ce que les déclarations du Premier ministre et du Chef d’état-major général des armées (CEMGAM), selon lesquelles la mutinerie allait se régler de manière pacifique, avaient fait croire, il y eut des coups de feux. Certes, ce samedi 20 novembre, il n’y a pas eu effusion de sang, il n’y eut pas eu de morts ni de blessés, mais la peur a régné autour de ces assauts que des militaires ont lancé contre les mutins qui se sont réfugiés dans le camp de la Base aéronavale d’Ivato (BANI). Tout a commencé aux environs de 16 heures et apparemment des négociations entre les mutins et des médiateurs de l’armée « régulière » étaient encore en cours.
Si on se réfère aux « accords » conclus entre les deux parties tels que rapportés la veille par le général André Ndriarijaona , CEMGAM, les mutins semblent avoir tenu parole. Les apparences font penser que la partie adverse aurait eu la langue fourchue car les armes ont tonné et la force a été utilisée. Mais la version mise en avant par les militaires « loyalistes » est que seuls certains officiers subalternes mutins auraient refusé de faire des concessions, alors que les officiers supérieurs avaient déjà accepté de déposer les armes, ce qui aurait créé une situation confuse obligeant à effectuer des tirs de sommation.
Quoi qu’il en soit, les mutins apprend-on officiellement s’étaient rendus et les militaires ne se seraient pas tirés dessus entre eux. On présume donc que le lieutenant colonel Charles Andrianasoavina, si arrogant à Antanimena (Episcopat) ou au Carlton (lors de l’arrestation de Manandafy) a déposé les armes et levé les mains en signe de défaite sans avoir livré bataille. Il en serait de même du colonel Coutiti Assolant, réputé très fort et très brutal. Les généraux Raoelina et Noël Rakotonandrasana se seraient eux aussi rendus sans opposer aucune résistance.
D’après les mouvements des éléments armés observés sur les lieux et les propos échangés avec les connaisseurs et les riverains de ces camps militaires d’Ivato (BANI et RFI), en sus des éléments de motards qui ont ouvert la voie aux véhicules, il y eut au moins deux groupes : d’une part des éléments de la FIS renforcés sans doute par des éléments de la garde présidentielle et d’autre part, des éléments de l’armée ou bérets rouges qui auraient répondu d’un autre commandement (de l’État major général ?) dans l’opération d’exfiltration des mutins. C’est la conjugaison ou le concours de ces deux groupes qui a abouti à l’arrestation ou à la reddition des mutins.
Deux officiers déjà condamnés pour d’autres affaires et considérés comme dangereux, le colonel Coutiti Assolant et le général Raoelina, ont été conduits à la prison de Tsiafahy tandis que le général Noël Rakotonandrasana et les autres, dont le lieutenant colonel Charles Andrianasoavina, sont détenus à la Gendarmerie à Ankadilalana. Aucune information n’a été pour l’instant fournie par les autorités qui les détiennent en garde à vue. Pendant ce temps, le CEMGAM a été félicité par le Premier ministre pour avoir bien conduit la mission sans qu’aucune goutte de sang n’ait été versée bien que les armes aient été utilisées.
vendredi 19 novembre 2010
Colonel Andriamampiadana Faly: Un démenti cinglant
Joint au téléphone, le colonel Andriamampiadana Faly, dont le nom a été cité comme faisant partie des mutins d’Ivato, a opposé de vigoureuses dénégations concernant son implication supposée au coup… d’éclat militaire d’avant-hier. Selon cet officier supérieur de gendarmerie, il n’est même pas dans la capitale en ce moment.
« Mon nom a été entendu lors du journal de la Radio nationale (RNM) d’hier matin, puis repris plus tard par Radio Viva, dont les reporters auraient affirmé l’avoir à Ivato. Je suis très loin de Tana, à Diégo, pour une permission depuis 20 jours, et je n’ai pas parlé avec ces gens. Cette affaire ne me touche, ni de près ni de loin. » Le colonel est outré. A chaque fois que l’opposition concocte un coup foireux du même genre, le nom du colonel Faly Andriamampiadana est cité comme faisant partie des instigateurs, voire des exécutants.
« Je suis vraiment étonné. Ces faits sont à chaque fois non fondés. C’est dire que cela relève du dénigrement, voire de la diffamation. » Selon toujours le colonel Faly comme on l’appelle, ses supérieurs, le général Randrianazary, secrétaire d’Etat chargé de la gendarmerie, et le commandant de celle-ci, le général Razafindrakoto Jean Bruno Wilfrid, savent très bien où il se trouve et pourquoi. En fait, le colonel Faly est en permission règlementaire, et vaque à des occupations privées. C’est dire qu’il est étranger à tout ce qui se trame parmi les officiers politiciens de la capitale.
En tout cas, ces scenarii à peu près identiques qui se répètent commencent à irriter l’opinion. Si celle-ci était contre Andry Rajoelina et le changement qu’il affirme vouloir apporter, les manifestants pro-Ravalomanana auraient vu leurs effectifs décupler depuis belle lurette. Il ne faut pas rêver, la population a déjà choisi son camp depuis l’année dernière et la victoire probable du oui vient encore le confirmer. Qu’on lui fiche donc la paix, une bonne fois pour toutes.
La face cachée du coup d’Etat
On ne sait qui a primé, mercredi, aux yeux de l’opinion : le référendum ou la tentative de coup d’Etat ? En tout cas, la mutinerie des quelques généraux et colonels, retranchés dans le camp de la BANI (base aéronavale d’Ivato) et celui de RFI (Régiment des forces d’intervention) qui refusent de se rendre ou de négocier, semble être minimisée par le public. D’ailleurs, le fait que le « redoutable » colonel Coutiti fasse partie des mutins, a déçu plus d’un, et par conséquent devait réduire à néant ce petit capital de sympathie à l’égard des putschistes… En effet, selon des rumeurs, au cas où le coup d’Etat aurait réussi, Coutiti sera nommé au ministère de l’Intérieur. En clair, il va régler ses comptes : des dizaines de personnes (principalement des personnalités TIM) seraient incarcérées et également des journalistes. Dieu merci, le coup d’Etat fut un échec.
Un échec qui n’a pas du tout été apprécié par des chefs de l’opposition, d’ici et d’ailleurs. Il a été, en effet, prévu que les mutins, dès leur première déclaration, ont reçu l’ordre de « transmettre le pouvoir à Raymond Ranjeva » (sic). Ce qui n’a pas été fait, car des dissensions auraient eu lieu au sein des putschistes à Ivato. Un colonel aurait même dit qu’il est « contre d’offrir sur un plateau d’argent, encore une fois, le pouvoir à un Merina, d’autant plus que l’homme en question est un illustre inconnu en province… » (re-sic). Vrai ou faux, on ne le sait exactement. Toujours est-il que la préparation du putsch a été, dès le début, mal conçue...
A l’heure où nous mettons sous presse, l’aéroport d’Ivato est fermé. C’est là une « victoire » des mutins, puisque c’est l’un de leurs objectifs : paralyser, ainsi, le transport aérien aura des répercussions néfastes sur le tourisme et le commerce international. Hier, des agents d’Air Madagascar regrettent le manque d’initiative du gouvernement, en vue de maintenir les activités de l’aéroport.
Que pense la communauté internationale de cette tentative de coup d’Etat. Pour l’instant, ni l’Union européenne ni les Etats-Unis, encore moins l’Union africaine n’ont régi. Seule la France a fait hier une déclaration, à bien des égards, laconique : « La France condamne la tentative de coup de force militaire à Madagascar et appelle les autorités malgaches à résoudre la mutinerie en cours « dans le respect des droits de l’homme », a déclaré, jeudi 18 novembre, le ministère des Affaires étrangères français. « Nous condamnons toute tentative de coup de force militaire, qui ne ferait qu’accroître la crise malgache. La tentative d’hier (Ndlr : mercredi), qui a eu lieu alors que se déroulait le référendum, n’a pas suscité à notre connaissance de mouvement militaire », a relevé lors d’un point de presse la porte-parole adjointe du ministère, Christine Fages. « Les autorités malgaches déclarent contrôler la situation. Il leur appartient de résoudre au mieux cette mutinerie dans le respect des droits de l’homme », a-t-elle répondu alors qu’elle était interrogée sur le soutien de la France à un éventuel recours à la force pour mettre fin à la mutinerie ».
Une telle déclaration est loin de résoudre la crise malgache ou de calmer les esprits. D’après certains proches d’Andry Rajoelina, « le Quai d’Orsay aurait dû se taire, au lieu d’avancer « des âneries pareilles ». De quels droits de l’homme s’agit-il, alors que l’opposition projetait d’éliminer physiquement le président de la HAT. Celui-ci, apprend-on, aurait échappé à un attentat mercredi, car il a voté plus tôt que prévu : à 8 heures 20 du matin, au lieu de 10 heures ou 11 heures… Selon des indiscrétions, cinq individus lourdement armés - dont une femme - à bord d’une 305 Peugeot grise et d’une 4 L beige (un taxi ?), se sont postés devant le bureau de vote où devaient se rendre le couple Rajoelina. Mais en vain. »
Hier soir, en tout cas, le député français Raoult (enfin un vrai ami des Madagascar) a déclaré sur LCI qu’il va interpeller le nouveau ministre des Affaires étrangères et aussi celui de la Coopération sur la nouvelle donne qui vient d’avoir lieu dans notre île, à l’issue du référendum. Ce parlementaire comme Jacques Blache (président de Madagascar Développement Plus), qui ont fait fonction d’observateurs internationaux du referendum laissent ainsi entendre que Paris ne doit absolument pas abandonner Madagascar... Mais que fait l’ambassadeur de France à Antananarivo ?
De toute façon, les forces hostiles à Andry Rajoelina, dit-on, ne désarment pas : « Ils auront, tôt ou tard, la peau de TGV… ». A bon entendeur…
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