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dimanche 7 novembre 2010

Grève du SECES - « Un mouvement politique »

Le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique qualifie le mouvement du Syndicat des enseignants-chercheurs de l’enseignement supérieur (SECES) de politique.
Selon un communiqué émanant du ministère de tutelle, celui-ci refuse la considération de tout acte de revendication émanant du SECES compte tenu des accords déjà établis entre les responsables au sein du ministère de tutelle et l’ancien président national et secrétaire général du SECES. Un mouvement politique, selon encore le communiqué, puisque cette collaboration commençait déjà à porter ses fruits mais les membres du SECES ont vite remplacé ces deux personnalités du SECES par une direction collégiale sous la houlette des vice-présidents des six universités. Une direction qui est même arrivée à décréter la fermeture du campus universitaire quand bien même certaines facultés n’ont pas encore achevé leur examen. « Le SECES ne doit pas demander la démission du ministre Athanase Tongavelo. Il doit seulement le limoger pour ne plus être membre du SECES si son attitude n’est pas conforme à celui d’un membre de ce syndicat des enseignants chercheurs », peut-on lire dans ce communiqué.

Des accords

L’évolution de la revendication vers un accord de consensus entre les deux parties figurait parmi les raisons du licenciement des deux anciens meneurs du SECES, selon le communiqué. Parmi les points sur lesquels les deux parties se sont déjà mis d’accord figure la publication du décret 2009-1214 relatif aux diverses indemnités. S’ajoutent à cela le décret N°2009-1215 portant sur l’indemnité de recherche et d’investigation, N°2009-1216 portant sur la grille indiciaire et le déplafonnement, ainsi que le N°2009-1227 sur le code de déontologie et d’éthique. Au mois de novembre 2009, par ailleurs, les deux parties ont déjà mis en place une stratégie de paiement. L’IRI a été payé vers la fin du mois de décembre 2009 même, le déplafonnement au mois d’avril dernier et les autres indemnités ont été prévues payées ultérieurement. Le communiqué indique par ailleurs que l’IRI n’est pas parvenu aux SECES en dépit de la situation qui prévaut même si la somme afférente à ce paiement était déjà disponible. Mais après cela, l’Etat malgache a décidé de réviser à la baisse l’IRI puisque le budget de l’Etat ne peut couvrir ce besoin d’où la publication du nouveau décret N°2010-044. Mais ce manque sera comblé dans les temps à venir. Pour le paiement des autres réclamations du SECES, l’Etat a opté pour une priorisation du paiement et ce, selon l’évolution du budget de l’Etat.  Ainsi, une convention de partenariat entre le ministère des Finances et du Budget, le ministère de l’Enseignement supérieur et le SECES a déjà été signée pour que les membres du syndicat fassent confiance en la tenue du paiement, selon encore le communiqué. Mais actuellement, les personnes qui ont conclu l’accord ne figurent plus à la tête du syndicat.
Mirana Solofonanahary

A Très Grande Vitesse

La question de la reconnaissance internationale tient une place importante en cette période transitoire où les grands projets de développement ont été suspendus ou purement et simplement abandonnés.
La seule solution pour pouvoir en bénéficier « à gogo », moyennant les conditions des bailleurs est le retour à l’ordre constitutionnel. Dans cette optique, seule la tenue des élections permettrait un retour à cet « ordre constitutionnel », d’après les tenants actuels du pouvoir. Et ainsi va la transition.
Même si certains politiques quémandent ou exigent, c’est selon, un report de la première consultation populaire, aucune décision officielle émanant d’en haut lieu n’a été enregistrée. Logiquement, la date du 17 novembre 2010 est maintenue urbi orbi malgré ces revendications afin que la Grande Ile retrouve sa place dans le concert des nations. Advienne que pourra, le référendum constitutionnel aura lieu pour un retour à Très Grande Vitesse à l’ordre constitutionnel. D’autant que cela fait maintenant vingt mois que le pays se trouve dans cette situation à la fois chaotique et incertaine quant à son issue favorable non seulement pour le pays mais également pour la population.
Aussi, nul besoin de reconnaissance internationale à cette heure où la fierté et l’orgueil national sont mis en avant. Près de 50 ans d’indépendance mais rien de concret. Rien qu’une traversée du désert. Les aides des bailleurs de fonds sont tous parties en fumées, l’on ignore dans quelle poche elles ont atterri, à quelles fins elles ont été dépensées. La confiance n’est plus d’actualité. Seule une bonne foi de la part des gouvernants et une veille médiatique responsable de la part des gouvernés en réelle symbiose pourrait sortir le pays de cet état de paupérisation dans lequel il a été poussé.
Nul besoin de reconnaissance internationale donc pour que le pays puisse se réveiller de son état d’hypnose. D’autant qu’en cette période pré-électorale, les grands projets de développement extérieur à caractère sociaux redeviennent monnaie courante. Une « reconnaissance déguisée » afin de protéger les intérêts particuliers des pays développés. Hôpitaux conformes aux normes internationaux ici, « tsena mora et trano mora » par là, cimenterie là-bas, sucrerie et secren ailleurs, et bien d’autres. La liste ne sera peut être pas exhaustive… Le vice-président d’Airbus Industrie a même assisté au show politique de haute voltige. Avec ou sans reconnaissance internationale, la principale question est de savoir où sont passées les aides qui nous aident… à nous passer de l’aide, disait un certain Amiral rouge.
Boaza
 

Trois mouvances à Malacam: Le refus du préfet de police

Dans une lettre adressée aux trois mouvances, en date du 5 novembre, le préfet de police de la capitale, Odilon Rasoanaivo a refusé l’occupation du stade de Malacam pour les 10 et 12 novembre. Le préfet de police a justifié son refus en évoquant le non respect de la « correspondance administrative » par les trois mouvances. En effet, ces dernières n’ont pas précisé dans leur demande l’adresse du demandeur.
Après avoir obtenu l’organisation d’un grand meeting au Malacam la semaine dernière, les trois mouvances se sont vu de nouveau refuser de rassembler leurs partisans.

Faritra iva Efa zatra dobo-drano

Toy izao ny fiainan'ny olona eny amin'ny faritra iva rehefa fotoam-pahavaratra.


Tsy mampaninona ireo mponina eny ambany tanàna intsony ny miaina anaty rano rehefa fotoanan'ny rotsak'orana toy izao. 


Miakatra ny rano. Tsy miraika firy loatra amin’izany ny ankamaroan’ireo mponina amin’ny faritra iva na tonga any an-tokantrano aza ny rano. « Tsy zava-baovao aminay intsony ny fiakaran’ny rano ety rehefa fahavaratra, satria efa ela no niainanay izany », hoy Razafindramiarana, mponina eny Andranomanalina.
Iny faritr’i Andavamamba, Anatihazo, Andranomanalina, 67 ha atsimo iny no tena voakasik’izany isaky ny fotoam-pahavaratra. « Efa ela izahay tety no nanao fangatahana teny anivon’ny manam-pahefana isan’ambaratongany mba hijery akaiky ny faritra misy anay, nefa tsy nahitam-baliny izany hatramin’izao. Izahay anefa mponina misoratra ara-dalàna amin’ny fokontany ary mandoa adidy ara-potoana ihany koa, nefa toa hodian-tsy hita izany. Tsy maintsy miaina amin’ny zava-misy izahay manoloana izany », hoy kosa i Mamafara, monina eny Antsahalovana.
Efa nandray andraikitra
« Ny trano manamorona akaiky ireo tatatra no tena mizaka ny fiakaran’ny rano », hoy ny fanazavana nentin’ny sefom-pokontany iray amin’ireo faritra iva ireo. « Tonga hatreny amin’ny arabe ny rano rehefa tena betsaka, ka lasa miteraka olana amin’ny fifamoivozana. »
Tsy niandriandry ireo mponina fa nandray andraikitra avy hatrany. « Izahay ihany no manilika ny rano ho any amin’ny tatatra sy manamboatra izany rehefa maimaina ny andro », hoy ireo mponina eny Andranomanalina. « Ankoatr’izay dia misy koa ireo tetezan-kazo sy vato natao andehanana rehefa tena miakatra ny rano», hoy ihany ny fanamarihan’izy ireo.
« Raha hatreny an-dohalika ny rano dia ampiakarina eny ambony latabatra ireo entana ahiana ho mora simba. Raha efa hatreny am-balahana indray kosa dia na aterina amin’ny havana ny entana dia mijanona matory ao an-trano ihany, na mamonjy tany maina ka manamboatra trano lamba na trano baoritra eo », hoy Radaoro, raim-pianakaviana monina eny Antsalovana ihany.
Ankehitriny dia efa nanomboka nihena ny rano teny an-toerana satria tsy nisy orana nandritry ny roa andro. Mbola hatreny an-kitrokely anefa ny rano ao amin’ny tokantrano sasany.
Volana Rakotoharimanana

dimanche 17 octobre 2010

Tana doit voter … TSIA !


La logique républicaine normale serait de s’abstenir de voter lors de ce référendum constitutionnel, afin de ne pas cautionner une élection organisée par un régime putschiste. C’était d’ailleurs la thèse de mon dernier éditorial. Cependant, il y a au moins trois raisons pour lesquelles les habitants de la Capitale feraient sans doute bien de voter TSIA (non) au prochain référendum constitutionnel.
Premièrement, le coup d’État a eu lieu en prétextant que l’opinion de la foule sur la Place du 13 mai à Antananarivo était représentative, non seulement de celle de toute la population de la Capitale, mais aussi de celle de tout le peuple malgache. Un fort volume de TSIA y permettrait donc de ramener les proportions à leur juste valeur, et faire voler en éclat la bulle d’illusions sur laquelle s’est fondée l’escroquerie politique que nous subissons depuis Janvier 2009. Une part importante de TSIA ferait statistiquement apparaitre la voix de cette fameuse majorité silencieuse dont l’opposition se prévaut. Imaginons le schéma de rêve : une victoire du TSIA dans la Capitale. Cela amènera un bon miroir à la face de certains arrogants autistes, même s’ils ne manqueront pas de dire qu’Antananarivo n’est pas Madagascar. Question : dans ce cas, pourquoi n’ont-ils eu aucun scrupule à engager Madagascar dans une crise sur la base d’un ramassis d’individus évalués à quelques milliers d’habitants de la Capitale ?
Deuxièmement, sur la base de l’expérience de toutes les élections depuis le retour de Madagascar à l’Indépendance, les résultats des scrutins ont toujours été tripatouillés par les régimes qui se sont succédé. Dans la mesure où il est difficile de croire que l’actuel pouvoir est constitué de petits saints, on retiendra alors que l’expérience vaut science. Toutefois, il est beaucoup plus difficile d’effectuer des tricheries massives dans la Capitale, qui a donc la capacité d’être un indicateur fiable de la popularité d’un régime. La preuve : s’il avait été aisé de manipuler les résultats, Andry Rajoelina aurait été battu par Hery Rafalimanana aux municipales de 2007.
Troisièmement, certains arguments de Sahondra RabenarivoLalatiana Pitchboule ou Arotsilavo Rakotoson (Association Manajary vahoaka), qui refusent l’abstention et encouragent le vote du TSIA, sont loin de manquer de pertinence. Lalatiana déclare : « Quant à penser qu’un fort taux d’abstention devrait décrédibiliser le TGV… Oui, selon des normes RATIONNELLES… Mais se sont ils jamais préoccupés de rationalité ? Les chiens aboient et le TGV passe… ». Rappelons que le dernier référendum constitutionnel de 2007 avait vu une victoire du ENY par 75%, mais avec un taux de participation à 43%. L’abstention est donc un mauvais calcul politique, car il n’empêche rien, tout en ne permettant pas grand-chose.
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Photo Tom Turner (wikimedia commons)
Par contre, malgré une victoire prévisible du ENY, l’opposition serait renforcée d’une large proportion de TSIA à Antananarivo (et dans les autres villes), ce qui donnerait malgré tout une légitimité populaire acquise à travers les urnes et donc indiscutable, contrairement aux escrocs qui se prévalent d’une légitimité de place publique. Sur cette base, l’opposition gagnerait en crédibilité vis-à-vis des communautés nationales et internationales, ce qui ne pourra que profiter à ses revendications.
Un sage de mes amis, qui traine régulièrement sur la banquise en ma compagnie, croit dur comme fer que pour changer un système, il faut le faire de l’intérieur. Laisser à de simples citoyens le soin de se débrouiller seuls pour s’opposer au rouleur compresseur hâtif peut présenter un risque. C’est sans doute dans ces moment où un combat digne va se dérouler dans les urnes que la population a besoin de repères au sein de la classe politique, et une démission des politiciens de l’opposition à travers une politique de la chaise vide n’est pas nécessairement une bonne chose. De plus, participer officiellement à la campagne pour le TSIA permettrait à l’opposition d’avoir accès à des plateformes de communication (meetings publics, audiovisuel public).
L’opposition se trouve en fait devant un dilemme : faut-il faire campagne pour le TSIA, et donc reconnaitre de facto le gouvernement actuel ; ou bien faut-il faire comme si ce référendum n’existait pas et prendre le risque de perdre encore plus de terrain en s’abstenant de participer. Robert Sabatier disait : « S’opposer n’est autre que proposer. Une opposition sans proposition n’est qu’un mouvement d’humeur ». Et à force de ne faire que des mouvements d’humeur, les trois mouvances risquent un jour de payer cher leur opposition systématique de principe à tout ce que fait l’actuel Régime de Transition. « Celui qui ne progresse pas chaque jour, recule chaque jour » (Confucius). Et laisser aux citoyens légalistes comme seules alternatives le ENY et l’abstention est d’une portée stratégique limitée.
Il est vrai que ni le texte constitutionnel, ni les conditions d’organisation du référendum ne sont parfaits. Mais dans le contexte actuel, ne serait-il pas plus intelligent pour l’opposition de faire voter TSIA plutôt que d’appeler à l’abstention ? Le seul problème est que si elle entre dans cet engrenage sans être suivie dans les résultats, elle va être décrédibilisée. Pour l’opposition, faire voter TSIA est une occasion pour elle de démontrer son poids réel, à moins qu’elle ne craigne cette vérité… Elle peut donc préférer éviter de prendre le risque, surtout que le camp d’en face semble avoir des moyens illimités qui sentent bon la rose, surtout celle des bois.
Certes, ce qui précède va à l’encontre de mon abstentionnisme de principe évoqué dans de précédents éditoriaux. Mais sans doute il est utile d’étudier la question sous tous les angles utiles, et prendre une décision qui soit stratégique, guidée par la raison et non pas des émotions. Cela ne pourra cependant avoir une utilité que si une masse critique se crée pour faire campagne pour le TSIA, et voter dans ce sens. Les abstentionnistes et les trois mouvances devraient méditer sur cette autre pensée de Confucius :« Celui qui déplace la montagne, c’est celui qui commence à enlever les petites pierres. »

Les gros travaux d'Andekaleka achevés

Madagascar. Lors de la cérémonie de célébration des 35 ans de la Jirama pour la direction interrégionale d'Antsirabe, le ministre de l'Energie a souligné que les gros travaux pour la réhabilitation d'Andekaleka sont pratiquement achevés.


Il ne reste plus que les détails pour que toutes les turbines déjà installées soient opérationnelles. D'ici peu donc, la capitale ne connaîtra plus de délestage. 

L'on sait également que bon nombre de quartiers d'Antananarivo, surtout dans les périphériques, se plaignent d'insuffisance de la pression de l'eau de la Jirama. 

Rasidy, directeur général de la Jirama , a expliqué durant un petit point de presse « qu'en cette période sèche, Mandroseza ne peut plus subvenir aux besoins de la capitale. De ce fait, il serait plus qu'opportun pour les Tananariviens de bien gérer l'eau pour que tout le monde puisse y avoir accès. Et ce n'est pas tout car entre temps, la Jirama a déjà essayé de remédier à ce problème et depuis deux ou trois jours, la situation s'améliore. » 

Par ailleurs, la cérémonie de célébration des 35 ans de la Jirama à Antsirabe a surtout été marquée par la remise de médailles pour 183 employés. Parmi ces médaillés, on note un grand officier de l'ordre national, qui a déjà travaillé 6 ans auprès de la société malgache de l'énergie (une des deux sociétés qui a formé la Jirama ), ainsi que 35 ans auprès de la Jirama. Ce médaillé est donc là depuis la création de cette société d'Etat.