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jeudi 9 septembre 2010

Prix du riz: Des hausses relatives au niveau national

La semaine du 30 août 2010 a été marquée par la hausse relative des prix moyens au kilo du riz par rapport à la semaine du 23 août 2010. En effet, d’après les données de l’Observatoire du riz, il est mentionné que les variations sont de l’ordre de +4% pour le paddy, +3% pour le « makalioka », +2% pour le « tsipala » et +1% pour le « vary gasy ».
Cette situation au niveau national s’avère normale à l’égard des situations habituelles du marché en cette période puisque la période de soudure commence déjà pour certaines Régions.
Toutefois, note-t-on, le prix moyen du riz importé a chuté de 2% en raison de la réduction de 8% du prix de cette variété de riz dans la Région Analanjirofo, tirant à la baisse les prix au niveau national.
En comparant à la même période de l’année dernière, les évolutions des prix moyens sont de : +6% pour le « vary gasy », +5% pour le « tsipala », et +3% pour le « makalioka », le riz importé et le paddy.
En creusant davantage la situation, l’Observatoire du riz indique que durant la semaine considérée, les prix moyens au kilo du riz blanc local varient entre Ar 769 (à Sofia) et Ar 1260 (à Androy).
Ce prix plancher à Sofia est dû à l’abondance du riz sur les marchés dans tous les Districts.
Quant aux prix plafonds à Androy, les facteurs explicatifs sont l’insuffisance du riz vendu sur les marchés due à la rareté des camions transportant du riz. Dans ce contexte, on a également constaté une augmentation des prix moyens dans les Régions Boeny (9%) et Alaotra Mangoro (5%). Cette situation est expliquée par la hausse des prix dans les Districts de Mitsinjo et de Soalala, liée à la difficulté de transports pour Boeny, et la concurrence entre les collecteurs pour Alaotra Mangoro.
Cependant, il est remarqué qu’en raison de l’arrêt temporaire des pluies dans le District d’Andapa (le grenier à riz dans la Région SAVA), le prix moyen au kilo du riz blanc a chuté de 12% par rapport à la semaine dernière.
Concernant les prix moyens au kilo du riz importé , l’Observatoire du riz fait état qu’ils ont été  en dessus de la barre d’Ar 1000 sauf pour le cas d’ Atsinanana.
Ainsi, les prix moyens se situent entre Ar 994 (dans la Région Atsinanana) et Ar 1313 (dans la Région Androy). Et par rapport à la semaine dernière, la Région Analanjirofo a enregistré une diminution de 8% pour le prix du riz importé. Cette baisse s’explique par l’arrivée des approvisionnements en riz importé dans le District de Mananara Nord en provenance de Toamasina I.
De la sorte, selon toujours la même source, il est souligné qu’au niveau des Districts, les prix ont varié d’Ar 900 (Districts de Toamasina I et Toamasina II, Région Atsinanana) à Ar 1400 (District de Tsihombe, Région Androy).
Et à propos de la transaction de paddy , il est observé que les prix moyens au kilo varient entre Ar 386 (Région Sofia) et Ar 785 (Région SAVA).
Par rapport à la semaine dernière, on a enregistré une hausse des prix moyens du paddy dans les Régions Boeny (28%), Amoron’i Mania (14%) et Sofia (5%). Cette hausse est principalement due à la réduction des stocks au niveau des paysans pour Boeny et Amoron’i Mania, et à la concurrence entre les collecteurs pour Sofia.


mercredi 8 septembre 2010

Banque Centrale « Erreur » ambiguë causant 61 milliards d’ariary de pertes

Le Conseil des ministres a approuvé ces dernières semaines le rapport annuel 2009 de la Banque centrale de Madagascar (BCM), qui est depuis disponible en libre consultation sur le site de l’institution.
Il permet de se rendre compte des résultats de la BCM, a priori très positifs puisqu’ils sont bénéficiaires (de 17,84 milliards d’ariary) pour la première fois depuis 2005.
Malgré cela en étudiant ce rapport dans le détail, quelques données nous ont interpellé, à commencer par la variation des fonds propres, qui ont quant à eux diminué de 6,1 milliards d’ariary par rapport à 2008. D’après le rapport, ces chiffres s’expliquent en partie par des corrections d’erreurs présentant un solde débiteur de 48,7 milliards d’ariary (soit 24 millions de dollars), compensées entre autres par une réévaluation des terrains et constructions pour 24,6 milliards d’ariary.
Il faut entrer dans le detail du rapport de la BCM pour trouver une laconique explication de ces corrections d’erreurs, qui se décomposeraient en 2 volets :
  • une correction positive de 12,9 milliards d’ariary relative au « coût de stérilisation des achats de devises sur le MID » ;
  • une correction négative de 61,8 milliards d’ariary «  pour la correction des consommations de pièces détachées de matériels fiduciaires non imputées en charges avant 2009  ».
Ce seraient donc les charges de ces « pièces détachées de matériels fiduciaires », non prévues puisqu’elles n’étaient pas comptabilisées jusque là, qui auraient coûté à la BCM près de 62 milliards d’ariary. Pour rappel, les matériels fiduciaires, ce sont notamment les trieuses et compteuses de billets. Que ces machines soient chères est une affaire entendue. Mais qu’elles le soient à ce point – et seulement pour les charges de leurs pièces détachées – est pour le moins étonnant. En effet, si l’on se réfère aux rapports des années passées, jamais on n’a atteint une telle somme. En 2004, à titre de comparaison, l’auditeur justifie dans son rapport l’importance des montants d’investissements consacrés aux matériels fiduciaires : « la poursuite de la mécanisation du traitement des signes monétaires a nécessité l’acquisition des nouvelles machines complémentaires telles que machines à trier, à compter et celles permettant la destruction des billets de banques usés », explique le rapport pour justifier le chiffre d’acquisition de … 42,74 milliards de FMG, soit un peu plus de 8 milliards d’ariary. On est donc bien loin des 62 milliards d’ariary du rapport 2009, même en imaginant que certaines charges se soient rajoutées depuis. Et cette fois, aucun des documents publiés au titre de l’exercice 2009 ne prend la peine d’expliquer s’il a fallu mécaniser, réparer des pannes ou acquérir de nouvelles machines, alors que la somme impliquée est presque 8 fois plus importante qu’en 2004.
Intrigués par ces pièces détachées à 61,8 milliards d’ariary, nous avons envoyé de nombreux courriers électroniques. Les premiers ont été adressés aux responsables de la société Itech, une filiale de Sipromad chargée entre autres de fournir des matériels fiduciaires, et qui indique sur son site internet compter la BCM parmi ses clients. Nous leur avons demandé des précisions sur la somme de 61,8 milliards d’ariary, mais nous sommes à ce jour restés sans réponse.
Même silence du côté de la Banque centrale, à qui nous avons également demandé à plusieurs reprises des éclaircissements sur l’importance des corrections contenues dans les états financiers 2009. Pas plus de réaction du côté de censeurs de la Banque centrale et du directeur général du Trésor au Ministère des Finances.
Seul Delta Audit, l’auditeur comptable actuel de la BCM, et qui a rendu une opinion favorable sur les états financiers 2009 (« À notre avis, les comptes annuels de la Banque centrale de Madagascar arrêtés au 31 décembre 2009 (…) sont sincères et présentent une image fidèle, sur tous leurs aspects significatifs, du résultat de ses opérations (…) »), a accepté de nous répondre… pour nous dire qu’il n’était pas autorisé à communiquer des informations directement à des tierces parties, et nous prier de nous adresser directement à la Banque Centrale.

mardi 7 septembre 2010

Envoyé spécial permanent


La communauté internationale songe à désigner un envoyé spécial permanent à Antananarivo pour suivre la crise malgache. Mais les États d'Afrique australe et la France ont des candidats différents.
Si Joaquim Chissano reste le médiateur en chef de la crise malgache, la communauté internationale envisage sérieusement de nommer un envoyé spécial permanent à Antananarivo. L’ancien président mozambicain ne peut en effet pas suivre au jour le jour l’avancée des négociations entre les différentes mouvances. La Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC) songe à Leonardo Simão, ancien ministre des Affaires étrangères de Chissano, qui est à Tana depuis quelques jours pour le représenter. Mais la France serait plutôt favorable à la nomination d’un ressortissant de Maurice. Navin Ramgoolam, le Premier ministre mauricien, et Nicolas Sarkozy ont évoqué le sujet, le 31 août, à l’Élysée. À Paris comme à Port-Louis, on est persuadé qu’une telle nomination passerait mieux auprès des Malgaches. Elle aurait en outre le mérite de sortir la Commission de l’océan Indien de sa léthargie.

Madagascar : un palangrier interpellé avec 3,2 tonnes d’ailerons de requins




vendredi 3 septembre, un navire de pêche palangrier a été surpris en action de pêche illégale au large deMadagascar. Le Shun Feng a été escorté par le patrouilleur Atsantsa -navire engagé dans la 20ème mission régionale de surveillance des pêches de la Commission de l’Océan Indien- jusqu’au port de Tulear puis remis aux autorités compétentes. 



Le Shun Feng détenait à bord "3,2 tonnes d’ailerons de requins" qu’il a pêché sans autorisations. Cela correspond à "environ 65 tonnes de requins capturés illégalement" ce qui porte un grave préjudice à une espèce halieutique considérée comme fragilisée par la pratique du « shark fining » consistant à pêcher le requin intensivement pour ne conserver que ses ailerons prisés des consommateurs. La valeur de cette cargaison illégale est estimée à prés de 100 000 US$.

Selon le communiqué de presse du plan régional de surveillance des pêches de la COI : "le patrouilleur Atsantsa a ensuite repris sa mission de surveillance avec à son bord des inspecteurs des pêches du centre de contrôle des pêches des Comores, du centre de surveillance des pêches deMadagascar et du centre régional opérationnel de surveillance et de sauvetage de La Réunion (CROSS Réunion – Affaires maritimes)."Il s’agit d’un patrouilleur moderne, construit au chantier naval de l’Océan Indien (Maurice) en 2007 avec le soutien financier de l’Union européenne et utilisé par le ministère chargé de la pêche à Madagascar.

Le plan régional de surveillance des pêches dans le sud Ouest de l’Océan Indien marque "la volonté des Etats membres de la Commission de l’Océan Indien (Comores – France – Réunion, Madagascar, Maurice, Seychelles) de lutter avec détermination contre la pêche illégale (INN) et d’éradiquer ce fléau de leurs espaces maritimes. Avec le soutien financier de ses membres et de l’Union européenne (DG Mare), 20 missions opérationnelles ont été conduites en mer par les différents patrouilleurs, avec l’appui d’avions de surveillance et de satellites dont les détections sont reportées directement aux centres de surveillance de la région".

lundi 6 septembre 2010

Médecine traditionnelle à Madagascar


la journée africaine de la médecine traditionnelle.

C’était le moment pour l’Afrique de faire un bilan sur ce qui a été réalisée ces dix dernières années. En effet, cela fait maintenant dix ans que le comité réglementaire et le comité d’éthique africains ont accepté d’introduire la médecine traditionnelle dans le domaine de la santé publique. 80% de la population africaine préfèrent en effet recourir aux guérisseurs traditionnels.

A Madagascar, diverses expositions et séances d’informations ont été organisées durant 3 jours. Depuis 2007, il a été décidé que la médecine traditionnelle sera réglementée afin que les médecins des hôpitaux et des centres de santé de base puissent y avoir recours. Jusqu’à maintenant, on attend toujours le texte réglementaire qui mettra cette décision en application. Des formations sur les médicaments homéopathiques et des échanges d’expérience entre guérisseurs traditionnels et médecins diplômés d’Etat sont prévus.
Rappelons qu’il y a deux mois, un petit différend a opposé les guérisseurs traditionnels aux médecins d’Etat à Diego. Le problème provenait surtout du fait que certains tradipraticiens faisaient de la publicité et excluaient des maladies dans leurs annonces, ce qui est contraire à l’éthique. De plus, la plupart prescrivent des traitements, des médicaments non testés en laboratoire et non dosés. Le médecin inspecteur a donc demandé à ce que tout soit fait dans le respect de la loi et de l’éthique professionnelle.

Dans son discours pour cette journée africaine, le ministre de la santé de la HAT, le Gal Rajaonarison a mentionné qu’il y a distinction à faire entre trois types de « guérisseur ». D’abord, il y a ceux qui ne possèdent que quelques connaissances et qui en profitent pour escroquer les malades. Ensuite, ceux qui utilisent la terre et les restes d’insectes, qui disent obtenir leurs savoirs des rois défunts et des Ancêtres, par intuition et prémonition. Donc la guérison est liée au spiritisme. Puis, il y a ceux considérés par l’Etat guérisseurs traditionnels, l’efficacité de leurs connaissances de l’environnement a été vérifiée par la pratique. Actuellement, ils sont regroupés au sein de l’association ANTM.
Les résultats présentés par les centres de recherches scientifiques comme l’Institut Malgache de Recherches Appliquées (IMRA) et l’Homeopharma ont maintenant une valeur reconnue par le public (surtout la population urbaine) et par les services de la santé. Le Professeur Albert Rakoto Ratsimamanga a été le pionnier dans ce domaine, les médicaments et fortifiants produits par l’IMRA (qu’il a fondé en 1957) sont bien connus par les Malgaches. Les plantes médicinales sont cultivées dans la cour, on n’élimine pas certaines herbes du jardin et de la rizière car elles sont nécessaires pour la santé. Les plus utilisées sont l’aloès ou vahona, connu pour sa propriété cicatrisante, dépurative…, le dragonnier à feuilles aigue, Dracaena angustifolia, ou hasina, les Malgaches s’en servent pour stopper l’hémorragie, le gingembre, sakain-tany pour dégager les narines et guérir les maux de tête…
Pour ce qui est de la guérison liée aux esprits, même si le gouvernement n’accorde pas et n’accordera pas un statut formel et réglementé, beaucoup de Malgaches s’adressent encore aux mpimasy (devins) et astrologues traditionnels. En fait, la croyance a toujours été liée au mode de vie des Malgaches. A Antsiranana, une partie du Bazarikely (marché) est occupée par des marchands d’aody gasy, constitués entre autre de colliers et de bagues censés porter bonheur et éloigner le mal, d’écorces, d’herbes…Ces croyances sont parmi les causes de mortalité en milieu rural, une maladie est toujours causée par un mauvais esprit et c’est au mpimasy de guérir le malade.
V.M

L’huile essentielle d’hélichryse, un produit très réputé


L’huile essentielle d’hélichryse se décline en deux variantes couramment utilisées par les adeptes des soins naturels. L’huile essentielle d’hélichryse de Madagascar et celle qui est communément appelée huile essentielle d’hélichryse italienne ou immortelle sont deux produits tirés des fleurs de l’hélichryse, selon sa variété. Les usages veulent que ces essences s’obtiennent par distillation longue à températures réduites. Le produit obtenu de ce procédé minutieux est un liquide mobile, de couleur variable entre le jaune et le vert. Le parfum très léger, à la fois herbacé et frais, fait de cet extrait un produit très apprécié pour les applications sur la peau.

L’huile essentielle d’hélichryse, une essence riche et précieuse

L’huile essentielle d’hélichryse de Madagascar est scientifiquement appelée Helichrysum gymnocephalum, tandis que l’huile essentielle d’hélichryse italienne est connue sous le nom de Helichrysum italicum. Comme son nom l’indique, la première variété citée compte parmi les espèces endémiques de Madagascar. La seconde, pour sa part, se trouve dans plusieurs pays d’Europe centrale avec une prédilection pour les zones tempérées. Les cultures de ce type de plante se déroulent de manière conventionnelle dans la mesure où elles se développent très bien en milieu sauvage. La composition de ces deux huiles est fortement marquée par des oxydes terpéniques du type cinéole, en plus de la grande proportion en linélol. Chacune de ces variétés respectives d’huile d’hélichryse présente également du limonène. Ce sont ces principaux composants qui apportent au produit ses vertus thérapeutiques sur le métabolisme humain.

Les propriétés reconnues de l’huile essentielle d’hélichryse

D’une manière générale, l’huile essentielle d’hélichryse intervient dans le traitement des allergies et des rhinites récidivantes. Les asthmes sont solutionnés dans la même lancée, de même que diverses autres affections respiratoires. En usage externe et par frictions, l’essence permet de soulager efficacement les crises de rhumatisme ainsi que les douleurs de l’arthrite. Excellent à appliquer sur la peau, l’extrait constitue un allié efficace pour parer aux soucis de couperose ainsi qu’aux accès d’acnés. On lui reconnaît par la même occasion des effets miraculeux sur les cicatrices persistantes. L’huile essentielle d’hélichryse est une essence qui contribue activement à la baisse du taux de cholestérol dans le sang. Dilué dans de l’eau, il s’agit d’un fortifiant optimal pour les défenses immunitaires de l’organisme. De nombreuses recettes traditionnelles pour combattre les infections font allusion à quelques gouttes d’huile essentielle d’hélichryse, à consommer dans une tasse de thé chaude.

Les contre-indications de l’huile essentielle d’hélichryse

L’extrait d’hélichryse est généralement déconseillé aux femmes enceintes. Risquant de passer dans le lait maternel, le soin est à éviter jusqu’à l’arrêt total de la période d’allaitement. L’on prendra soin de respecter les doses prescrites par le phytothérapeute afin d’éviter tout effet indésirable. L’huile essentielle d’hélichryse demande un mélange avec une huile végétale avant toute application sur la peau. Les contacts sur les peaux sensibles seront précédées d’un essai dans le pli du coude avant d’en faire usage en grande quantité. La qualité du produit acheté est également très importante, surtout pour les acquisitions destinées à être utilisées en soin interne. Le choix d’une bonne marque ou d’une adresse de magasin spécialisé en phytothérapie est primordial pour ne pas prendre des risques d’intoxication. Les contre-façons se retrouvant en grande quantité sur le marché, il est essentiel de prêter attention aux sigles légaux de qualité par mesure de précaution.

TENNIS / Championnat de Madagascar : Jacob et Anjanoro sur le toit National


Les lampions des championnats nationaux 2010 se sont éteints, dimanche, à l’Acsa Ambohidahy en sacrant Jacob chez les messieurs et Anjanoro côté Dames.

Après une quinzaine de jours de rencontres, le championnat Dames a été remporté par Anjanoro Ramangasoavina qui s’est imposée dans la douleur face à l’inusable Rasoarilalao Faratiana, 6-4, 7-6. Alors que le public s’attendait à une rencontre à sens unique en faveur de Anjanoro, Faratiana a jeté ses forces pour empêcher sa rivale du jour de s’approprier du titre. Comme en témoignent les résultats, la bataille a été rude entre les deux pensionnaires de l’Asut.

Bien que la supériorité tactique de Anjanoro saute aux yeux, elle a tout de même connu des moments de flottement et de frayeur comme les multiples doubles fautes, les innombrables fautes directes, indignes de son statut de favorite. Ces errements ont permis à son adversaire de la titiller, notamment à la seconde manche qu’elle a failli enlever. Faratiana a mené 6 jeux à 5 mais grâce à un baroud d’honneur sa vis-à-vis est revenue à sa hauteur en sauvant trois balles de set. Et il a fallu à Anjanoro sortir le grand jeu au tie-break pour abréger la rencontre qui semblait tourner en sa défaveur. « C’était un match très difficile, j’ai mis du temps pour me relancer dans le bain au second set », a reconnu la nouvelle championne de Madagascar à la fin de la partie. C’est la première fois dans sa carrière sportive que Anjanoro Ramangasoavina, étudiante à l’école normale supérieure, filière EPS, s’installe sur la plus haute marche du podium du championnat National de la catégorie senior.

Ce qui n’est pas le cas pour Jacob Rasolondrazana. Dimanche, il s’est offert une fois de plus le titre national en roue libre face à Ando Rasolomalala, balayé en deux sets (6-2, 6-1). Le tout en moins d’un tour d’horloge. Ando n’a eu qu’à constater les dégâts face à Jacob Rasolondrazana dont la puissance des coups droits et services a fait du ravage.

Prochain rendez-vous des antagonistes aux championnats nationaux, à l’open BMOI.

RATA, Courrier de Madagascar.