Une tentative de mobilisation au sein de la grande muette. Un appel a été lancé à l'endroit des officiers afin qu'ils se réunissent « le plus tôt possible pour trouver pacifiquement la sortie de crise autour d'une table
ronde ». Une manière de dénoncer les plans avancés par la Haute autorité de la transition (HAT).
Un groupe d'officiers a ainsi tiré la sonnette d'alarme sur la situation « complètement absurde et sans
issue » vécue actuellement par le pays. Il a revendiqué la mise en place d'un « gouvernement neutre et fort, condition indispensable à la tenue d'élections libres et sincères et au retour de la paix civile ». Dans un communiqué signé par le colonel Félestin Andrianjafy en sa qualité de soi-disant représentant des Officiers de Madagascar, les initiateurs de cette démarche ont demandé aux forces vives de la Nation, dont la société civile, les partis politiques, les citoyens ainsi que la Communauté internationale de prendre en considération la résolution qui sera adoptée suite à cette réunion.
« Arrêtons de nous faire peur à tour de rôle avec des menaces de fusils et de prison », ont-ils avancé en prévenant les éventuelles mesures de répression à leur encontre.
Démarche pacifique
Joint au téléphone, le colonel Félestin Andrianjafy a confié, pour ne pas aggraver la chose, qu'il n'est pas question de coup de force dans cette initiative. Il a précisé qu'il appartiendrait au commandement et aux dirigeants de l'Armée malgache d'organiser l'assemblée générale. Il a cependant fait preuve de détermination dans la conduite de la revendication.
À disposition au 4ème Régiment militaire (RM4) à Mahajanga, ce colonel de la Xème promotion de l'Académie militaire d'Antsirabe n'a pas de souci sur l'obligation de réserve des militaires.
« Nous sommes des citoyens à part entière. De toute façon, je suis sans portefeuille », a-t-il soutenu.
Fano Rakotondrazaka
Date : 09-08-2010
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dimanche 8 août 2010
samedi 31 juillet 2010
Madagascar : la ruée vers l’or

C’est une montagne isolée du monde à plus de six heures de piste de la route goudronnée la plus proche. Depuis la découverte de pépites d’or, Mangatany attire de nombreux Malgaches. Mais cette ruée a un prix : en fin de semaine dernière, deux chercheurs sont morts pris dans l’éboulement de la galerie où ils travaillaient. Et ce n’est qu’un début si les infrastructures restent aussi limitées.
Pas la peine de chercher Mangatany sur une carte. Ce nom n’y figure pas. Encore moins la peine de chercher une route pour y aller. C’est une piste de terre et de pierre difficilement praticable avec une voiture classique. Si à Antananarivo le nom de Mangatany ne dit rien, ou vaguement quelque chose, à Mahitsy, petite bourgade sur la route de Mahajunga à une vingtaine de kilomètres de la capitale, on en parle avec des pépites dans les yeux. Un boucher de cette commune, caché derrière ses saucisses, lève le pouce comme pour montrer que Mangatany, c’est top. C’est top, mais ça fait aussi frémir. Mangatany on en parle aussi avec la peur au ventre. Ce territoire déjà surnommé Ilakaka 2 en référence aux mines de saphir du sud, est désormais, dit-on, peuplé de bandits de grands chemins prêts à bondir sur les chercheurs d’or pour les dépouiller de leur recette. Ces bandits qu’on appelait jadis “voleurs de zébus”, armés de kalachnikovs, sont souvent d’anciens militaires et gendarmes dont les activités criminelles redoublent depuis la crise de janvier 2009.
Tamis dans la rivière
L’imposant campement de chercheurs d’or s’est installé dans cette brousse en mai dernier. On y vient désormais de toute la Grande Île dans le but de faire fortune… Prenons donc nous aussi la route de ce nouvel El Dorado. Rivo et Rado sont deux jeunes de Mahitsy. Rivo, vêtu d’un tee-shirt sans manche, dit connaître la route. C’est vrai, la dernière – et seule fois— qu’il est allé sur le site, il a voyagé sous une bâche à l’arrière d’un camion qui livrait de la bière THB aux mineurs. Mais il connaît assure-t-il. Il embarque un compagnon, sorte de copilote, pour le voyage à bord d’une Peugeot 305. Le prix convenu est de 250 000 Ariary (92 euros environ). Le plein d’essence de la peugeot 305 fait, les pneus gonflés, deux roues de secours chargées, direction Mangatany. La piste s’emprunte à 4 km de Mahitsy. D’emblée, les roues s’enfoncent dans les nids de poule, les pierres raclent le plancher, la tête heurte le plafond. La piste est longue de 90 km jusqu’à Mangatany. “Dans 3 h 30 maximum, vous y êtes” assure Rivo. Sur la piste de terre rouge, la voiture file bon train quand soudain premier bruit “de truc qui cloche”… Arrêt technique. Rivo et Rado démontent la roue, jouent avec les plaquettes, mettent des bouts de fil de fer, les enlèvent, déplacent les plaquettes. On redémarre. C’est à Maintso que le pilote et son copilote mécanicien s’arrêtent à nouveau en quête de sangles. Un tour de marché, puis ils s’allongent sous la voiture garée en pleine rue de ce village aux allures de décor à la Sergio Léone. Une rue principale de laquelle s’élèvent des nuages de poussière quand un engin motorisé vient à passer par-là. Des boutiques et un monde fou qui regarde les deux jeunes s’affairer, réparer, sangler. La route est encore longue, il faut repartir. La voiture fait de nouveaux bonds. Du goudron vient un peu soulager la 305 dont on se demande bien si elle va pouvoir aller jusqu’au bout. Une descente, un pont de fer, une rivière. Nouvel arrêt. Des silhouettes au loin s’agitent sur une colline, près d’une rivière. Ils sont une cinquantaine. Rivo décrit : “Ce sont des chercheurs d’or.” Mais nous ne sommes pas encore à Mangatany. Il faut continuer sur cette piste de terre rouge. Dans un nuage de poussière qui envahit aussi l’habitâcle, la voiture poursuit même si maintenant, le moteur fuit. Arrêts réguliers au niveau des rivières pour arroser sous le capot, refroidir.
“J’y vais pour vivre mieux”
Elle double tout de même des taxis-brousses bondés qui eux aussi vont vers Mangatany. Les affaires posées en équilibre sur les galeries de ces camions montrent que le séjour pour certains risque d’être long. Très long. D’autres marchent tamis tressé sur l’épaule et seau sur la tête. La ruée vers l’or, c’est bel et bien ici que ça se joue et maintenant ! Les heures défilent dans l’auto et le jour décline. “Mangatany est derrière cette colline” explique un villageois une heure après avoir dépassé Firavahana dans le district de Fenoarivobe. Les villages alentours sont comme fantômes. Les cases aux toits de chaume apparaissent inhabitées. Les habitants ont délaissé l’agriculture et ont pris la direction de cette colline bénie d’Ankaraoka où trône désormais le campement de Mangatany. Ils sont ainsi des dizaines de milliers. Selon différentes sources les chiffres varient de 12000 à 40000 chercheurs d’or. La carrière s’étend là. “J’y vais pour vivre mieux” annonce cet homme en route pour son El Dorado. Sur le site, il y a de nombreuses tentes de fortune. Et pour se distraire, on a fait amener un babyfoot fabriqué dans la région d’Ambatolampy, au sud d’Antananarivo. Il n’y a pas encore de boutique sur le site, comme à Ilakaka. Dans une rivière à 600 mètres de la carrière, les femmes et les enfants s’affairent tamis en main. Ils travaillent même la nuit venue et quand ils dorment, c’est dans ces huttes de fortune sans eau potable à proximité.
“Les secours mettraient des heures à arriver”
Les hommes œuvrent dans des tunnels creusés à la main et dont la sécurité est limitée. D’ailleurs en fin de semaine, Mangatany a fait ses premiers morts. Deux hommes pris dans l’éboulement d’une galerie. Ensevelis vivants. Sous terre, l’oxygène est rare. Et il y a fort à parier qu’en raison du manque d’infrastructures il y aura d’autres victimes. En cas de blessé grave ? “Les secours mettraient des heures à arriver” décrit un observateur. Les chercheurs négocient leur or 50 000 AR le gramme (environ 18 euros). Une fortune dans un pays où le salaire moyen est de 135 000 AR (50 euros par mois). Les chercheurs sont pour la plupart employés par des patrons qui, eux, vivent dans des cabanes en dur. Des petites sociétés se sont ainsi créées et organisées dans des conditions précaires et bien plus dures que dans les autres mines du pays. L’aspect naissant de ces carrières y est pour beaucoup. Comme s’il n’y avait pas de temps à perdre, on s’y presse. 50000 AR, de la sueur, du sang et des larmes. Sans compter le froid glacial des nuits en plein hiver austral. C’est cela le véritable prix du métal précieux extrait des mines de Mangatany
Nicolas Goinard à Madagascar
Du rubis, du saphir, et de l’or...
Le sous-sol de la Grande Île est riche. Avant l’or, d’autres richesses ont été découvertes sous la terre rouge malgache. Ilakaka, à 735 km au sud d’Antananarivo est une commune qui s’est développée autour des mines de saphir à ciel ouvert. La nuit venue, on y craint aussi les bandits qui infestent la région. Dafy, Malgache qui s’est déjà rendue dans cette région, se souvient : “Une fois, en revenant d’Ilakaka, notre taxi brousse a eu un accident. Il commençait à faire nuit. J’ai paniqué. Heureusement, à ce moment un bus est passé et je connaissais le chauffeur. Il m’a emmené et j’ai laissé les autres voyageurs. C’est la nuit que les attaques ont lieu.” Le jour, enfants et adultes descendent dans les entrailles de la terre à la recherche des pierres précieuses. Depuis 1998 et la découverte d’un important gisement de saphir, cette petite bourgade jadis connue pour ses paysans, s’est donc transformée en une ville digne du far-west, victime de la fièvre de la pierre précieuse bleue. Le saphir se trouve aussi à Maromby, ou à Andranondambo. Dans l’ouest, Miandrivazo est aussi une commune connue pour ses ressources, notamment son or et ses pierres précieuses. Quant au rubis, on trouve cette pierre à Ianavoha, Andranomilitsy, Soamiakatra. Le sol malgache est très riche. La population est pauvre. Cette équation déclenche donc à chaque nouvelle découverte des remous et crée des vocations. Même, parfois, à la tête de l’Etat…
N.G.
Les forêts humides de l’Atsinanana (Madagascar) inscrites sur la Liste du patrimoine mondial en péril
Le Comité du patrimoine mondial de l'UNESCO a inscrit les forêts humides de l'Atsinanana (Madagascar) sur la Liste du patrimoine mondial en péril en raison des coupes illégales de bois sur ce site et du braconnage visant les lémuriens, une espèce menacée. Le Comité tient actuellement sa 34e session sous la présidence de João Luiz da Silva Ferreira, ministre brésilien de la Culture.
Le Comité souligne que malgré un décret interdisant l'exploitation et l'exportation de bois de rose et d'ébène, Madagascar continue d'octroyer des permis d'exportation de bois en toute illégalité. Il note aussi que des pays ayant ratifié la Convention du patrimoine mondial sont néanmoins des destinations notoires de ce bois.
Le Comité prie instamment l'État partie de prendre immédiatement toutes les mesures d'urgence nécessaires afin de faire appliquer le décret et de mettre un terme aux coupes illégales. Il appelle aussi l'Etat partie à organiser un sommet réunissant les pays concernés afin d'agir pour que le bois illégal de Madagascar demeure interdit et qu'il ne puisse pas avoir accès à leurs marchés nationaux.
Etant séparées des autres masses terrestres depuis plus de 60 millions d'années, la faune et la flore de Madagascar ont évolué séparément. Les forêts humides de l'Atsinanana, qui sont englobées dans six parcs nationaux sur la façade orientale de l'île, sont très importantes pour le maintien des processus écologiques nécessaires à la survie d'une biodiversité unique reflétant l'histoire géologique de Madagascar. Nombre de ces espèces sont à la fois rares et menacées, particulièrement les primates et les lémuriens.
Le Comité souligne que malgré un décret interdisant l'exploitation et l'exportation de bois de rose et d'ébène, Madagascar continue d'octroyer des permis d'exportation de bois en toute illégalité. Il note aussi que des pays ayant ratifié la Convention du patrimoine mondial sont néanmoins des destinations notoires de ce bois.
Le Comité prie instamment l'État partie de prendre immédiatement toutes les mesures d'urgence nécessaires afin de faire appliquer le décret et de mettre un terme aux coupes illégales. Il appelle aussi l'Etat partie à organiser un sommet réunissant les pays concernés afin d'agir pour que le bois illégal de Madagascar demeure interdit et qu'il ne puisse pas avoir accès à leurs marchés nationaux.
Etant séparées des autres masses terrestres depuis plus de 60 millions d'années, la faune et la flore de Madagascar ont évolué séparément. Les forêts humides de l'Atsinanana, qui sont englobées dans six parcs nationaux sur la façade orientale de l'île, sont très importantes pour le maintien des processus écologiques nécessaires à la survie d'une biodiversité unique reflétant l'histoire géologique de Madagascar. Nombre de ces espèces sont à la fois rares et menacées, particulièrement les primates et les lémuriens.
jeudi 29 juillet 2010
Le sort de Madagascar connu après le 18 août
Le processus initié par les membres de la société civile n'a pas enregistré de contestation de la part du médiateur international. Mais la levée des sanctions relève de la décision des organisations régionales et internationales.
Les consultations effectuées par Joaquim Chissano se sont achevées hier. Avant de quitter la Grande île, cet ancien président mozambicain a annoncé qu'il part avec une image plus claire de la situation à Madagascar et du processus que les parties malgaches ont initié. «La société civile a donné la garantie de la neutralité en promettant la participation d'un grand nombre de sensibilités et nous encourageons cette ouverture pour qu'il y ait une grande participation possible», a-t-il annoncé hier à l'aéroport d'Ivato.
Mais pour ce qui est de la reconnaissance internationale ainsi que de la levée des sanctions, Joaquim Chissano estime qu'il est trop tôt pour parler de ces deux questions. «Les sanctions ne seront levées que si les résultats sont satisfaisants pour la communauté internationale. L'Union africaine est actuellement en réunion et le mois prochain (le 18 août), la Sadc tiendra une réunion et je ferai un rapport sur mon séjour à Madagascar et ce sera aux membres de prendre la décision. Il faudra encore attendre», a-t-il lancé.
En d'autres termes, aux parties malgaches de faire preuve et de persuader la communauté internationale que les résultats des consultations et de la conférence ont été pris d'une manière consensuelle et inclusive. C'est d'ailleurs ce qu'a précisé Joaquim Chissano dans ses propos : «S'il y a un consensus et une inclusivité, je crois que la communauté internationale va reconnaître les résultats».
Une autre forme de médiation
En attendant, le médiateur a fait savoir que la communauté internationale apportera ses appuis aux initiatives malgaches. Seulement, «Il ne m'appartient pas de déterminer la forme de ces appuis mais aux organisations. L'Union africaine et la Sadc peuvent donner un éclaircissement sur ce point», a précisé Joaquim Chissano.
Sur le plan de la médiation, il appartient maintenant aux membres de la société civile de définir la forme d'intervention de la communauté internationale. «Ils doivent définir ce qu'ils attendent de nous car, auparavant, nous faisions des médiations entre des groupes alors que ce n'est plus le cas actuellement», a précisé cet ancien président mozambicain.
Joaquim Chissano est parti avec une nouvelle vision de la situation à Madagascar notamment sur le processus que les parties malgaches ont choisi pour trouver une issue pérenne de la crise. Aux Malgaches maintenant de soutenir leur processus pour convaincre les organisations régionales et internationales de lever les sanctions et d'accorder après leur reconnaissance.
En tout cas, du moment que la majorité roule pour l'adoption d'une solution malgacho-malgache, laquelle semble maintenant bénéficier de l'adhésion de la communauté internationale, on pense que la tenue du «Dinika santatra» et du dialogue national sera une occasion de tester le réel patriotisme des uns et des autres… au-delà des guéguerres de sièges pour un partage du pouvoir. Car, il s'agit de l'avenir de la nation où les ambitions politiques devraient être reléguées au second plan de tous les participants à ces rencontres.
Manohisoa
28/07/2010
Les Raiamandreny mijoro, rassurés
A la sortie de leur rencontre avec le président mozambicain, hier au Carlton, les membres des Raiamandreny mijoro sont rassurés. Selon les rapports du pasteur Paul Ramino, «le médiateur de la Sadc nous a encouragés de poursuivre notre initiative de consulter les acteurs locaux. Il nous a même dit que quand il était président de la République , il a toujours essayé de descendre dans les collectivités pour connaître les attentes de la population locale».
Seulement, pour que les membres de la société civile puissent bénéficier de l'appui de la communauté internationale, il faut qu'un maximum de participants se mobilisent pour le Dinika santatra. «Si cet objectif est atteint nous assurerons notre appui dans la mise en oeuvre du processus, nous a rassuré Joaquim Chissano», a poursuivi ce numéro un des notables. Néanmoins, il faut attendre jusqu'au 18 août pour connaître la décision finale des organisations régionales et internationales sur leur appui aux initiatives malgaches.
Les consultations effectuées par Joaquim Chissano se sont achevées hier. Avant de quitter la Grande île, cet ancien président mozambicain a annoncé qu'il part avec une image plus claire de la situation à Madagascar et du processus que les parties malgaches ont initié. «La société civile a donné la garantie de la neutralité en promettant la participation d'un grand nombre de sensibilités et nous encourageons cette ouverture pour qu'il y ait une grande participation possible», a-t-il annoncé hier à l'aéroport d'Ivato.
Mais pour ce qui est de la reconnaissance internationale ainsi que de la levée des sanctions, Joaquim Chissano estime qu'il est trop tôt pour parler de ces deux questions. «Les sanctions ne seront levées que si les résultats sont satisfaisants pour la communauté internationale. L'Union africaine est actuellement en réunion et le mois prochain (le 18 août), la Sadc tiendra une réunion et je ferai un rapport sur mon séjour à Madagascar et ce sera aux membres de prendre la décision. Il faudra encore attendre», a-t-il lancé.
En d'autres termes, aux parties malgaches de faire preuve et de persuader la communauté internationale que les résultats des consultations et de la conférence ont été pris d'une manière consensuelle et inclusive. C'est d'ailleurs ce qu'a précisé Joaquim Chissano dans ses propos : «S'il y a un consensus et une inclusivité, je crois que la communauté internationale va reconnaître les résultats».
Une autre forme de médiation
En attendant, le médiateur a fait savoir que la communauté internationale apportera ses appuis aux initiatives malgaches. Seulement, «Il ne m'appartient pas de déterminer la forme de ces appuis mais aux organisations. L'Union africaine et la Sadc peuvent donner un éclaircissement sur ce point», a précisé Joaquim Chissano.
Sur le plan de la médiation, il appartient maintenant aux membres de la société civile de définir la forme d'intervention de la communauté internationale. «Ils doivent définir ce qu'ils attendent de nous car, auparavant, nous faisions des médiations entre des groupes alors que ce n'est plus le cas actuellement», a précisé cet ancien président mozambicain.
Joaquim Chissano est parti avec une nouvelle vision de la situation à Madagascar notamment sur le processus que les parties malgaches ont choisi pour trouver une issue pérenne de la crise. Aux Malgaches maintenant de soutenir leur processus pour convaincre les organisations régionales et internationales de lever les sanctions et d'accorder après leur reconnaissance.
En tout cas, du moment que la majorité roule pour l'adoption d'une solution malgacho-malgache, laquelle semble maintenant bénéficier de l'adhésion de la communauté internationale, on pense que la tenue du «Dinika santatra» et du dialogue national sera une occasion de tester le réel patriotisme des uns et des autres… au-delà des guéguerres de sièges pour un partage du pouvoir. Car, il s'agit de l'avenir de la nation où les ambitions politiques devraient être reléguées au second plan de tous les participants à ces rencontres.
Manohisoa
28/07/2010
Les Raiamandreny mijoro, rassurés
A la sortie de leur rencontre avec le président mozambicain, hier au Carlton, les membres des Raiamandreny mijoro sont rassurés. Selon les rapports du pasteur Paul Ramino, «le médiateur de la Sadc nous a encouragés de poursuivre notre initiative de consulter les acteurs locaux. Il nous a même dit que quand il était président de la République , il a toujours essayé de descendre dans les collectivités pour connaître les attentes de la population locale».
Seulement, pour que les membres de la société civile puissent bénéficier de l'appui de la communauté internationale, il faut qu'un maximum de participants se mobilisent pour le Dinika santatra. «Si cet objectif est atteint nous assurerons notre appui dans la mise en oeuvre du processus, nous a rassuré Joaquim Chissano», a poursuivi ce numéro un des notables. Néanmoins, il faut attendre jusqu'au 18 août pour connaître la décision finale des organisations régionales et internationales sur leur appui aux initiatives malgaches.
Droit d’asile: quatre pays retirés des «pays sûrs»
Petite bonne nouvelle pour les demandeurs d'asile provenant d'Arménie, de Madagascar, de Turquie et du Mali: leurs demandes ne seront plus jugées avec un a priori négatif, car ces pays ne sont plus jugés sans risques.
Les homosexuels en provenance d'Arménie, de Madagascar, de Turquie et du Mali ont désormais (un peu) plus de chances d’obtenir l'asile. Le 23 juillet, le Conseil d'État a en effet rayé ces pays de la liste des «pays sûrs» – pays que la France considère comme assurant le «respect des principes de liberté, de la démocratie et de l'état de droit, ainsi que des droits de l'homme et des libertés fondamentales».
Un soulagement pour les ressortissants de ces quatre pays, car «l'inscription d'un pays sur la liste accélère l’examen des demandes d’asile des personnes concernées (15 jours au lieu de 118 en moyenne) et autorise les préfets à les renvoyer dans leur pays, avant même une éventuelle décision en appel de la Cour nationale du droit d'asile sur leur demande», dénoncent dans un communiqué Amnesty International France, le Gisti, la Cimade, Acat-France et Association des avocats ELENA France, qui, avec d’autres associations, sont à l’origine de la décision du Conseil d’État.
Les pays «sûrs» ne le sont pas pour les LGBT
Mais c'est toute la notion de pays «sûr» que les associations souhaitent remettre en question. «Pour nous, chaque demande doit être vue au cas par cas, souligne Mathilde Chevalier, membre de la Commission LGBT d'Amnesty International France. La notion de "pays sûr" est totalement contraire aux conventions internationales qui régissent le droit d'asile.» D'autant que la liste est jugée discriminatoire, opaque et politiquement motivée.
En outre, les pays qui figurent toujours sur la liste… ne sont pas réellement «sûrs», notamment pour les LGBT. Le Bénin, le Ghana, le Sénégal et la Tanzanie pénalisent l'homosexualité, tandis qu'à Maurice la sodomie est interdite mais pas les relations amoureuses gays et lesbiennes (lire notre article). Dans les autres pays de la liste (la Bosnie-Herzégovine, le Cap-Vert, la Croatie, l'Inde, la Macédoine, la Mongolie, la Serbie, l'Ukraine), la prudence demeure la règle malgré l'absence de loi répressive…
Peut-on espérer que les États disposant d'une loi homophobe soient retirés de la liste? À l'Ofpra, l'office qui examine la situation des demandeurs d'asile, on nous explique qu'un tel projet n'est pas à l'ordre du jour.
Les homosexuels en provenance d'Arménie, de Madagascar, de Turquie et du Mali ont désormais (un peu) plus de chances d’obtenir l'asile. Le 23 juillet, le Conseil d'État a en effet rayé ces pays de la liste des «pays sûrs» – pays que la France considère comme assurant le «respect des principes de liberté, de la démocratie et de l'état de droit, ainsi que des droits de l'homme et des libertés fondamentales».
Un soulagement pour les ressortissants de ces quatre pays, car «l'inscription d'un pays sur la liste accélère l’examen des demandes d’asile des personnes concernées (15 jours au lieu de 118 en moyenne) et autorise les préfets à les renvoyer dans leur pays, avant même une éventuelle décision en appel de la Cour nationale du droit d'asile sur leur demande», dénoncent dans un communiqué Amnesty International France, le Gisti, la Cimade, Acat-France et Association des avocats ELENA France, qui, avec d’autres associations, sont à l’origine de la décision du Conseil d’État.
Les pays «sûrs» ne le sont pas pour les LGBT
Mais c'est toute la notion de pays «sûr» que les associations souhaitent remettre en question. «Pour nous, chaque demande doit être vue au cas par cas, souligne Mathilde Chevalier, membre de la Commission LGBT d'Amnesty International France. La notion de "pays sûr" est totalement contraire aux conventions internationales qui régissent le droit d'asile.» D'autant que la liste est jugée discriminatoire, opaque et politiquement motivée.
En outre, les pays qui figurent toujours sur la liste… ne sont pas réellement «sûrs», notamment pour les LGBT. Le Bénin, le Ghana, le Sénégal et la Tanzanie pénalisent l'homosexualité, tandis qu'à Maurice la sodomie est interdite mais pas les relations amoureuses gays et lesbiennes (lire notre article). Dans les autres pays de la liste (la Bosnie-Herzégovine, le Cap-Vert, la Croatie, l'Inde, la Macédoine, la Mongolie, la Serbie, l'Ukraine), la prudence demeure la règle malgré l'absence de loi répressive…
Peut-on espérer que les États disposant d'une loi homophobe soient retirés de la liste? À l'Ofpra, l'office qui examine la situation des demandeurs d'asile, on nous explique qu'un tel projet n'est pas à l'ordre du jour.
mardi 27 juillet 2010
vendredi 23 juillet 2010
L’Union africaine préoccupée de la crise politique à Madagascar
a Conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine a exprimé sa profonde préoccupation devant l’impasse à Madagascar dans le processus de mise en oeuvre de l’accord de Maputo et de l’acte additionnel d’Addis Abeba, a-t- on appris jeudi d’un communiqué de l’UA.
Le mediateur de la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC) a informé mercredi le conseil de l’UA de la situation à Madagascar.
Le conseil a réaffirmé toutes ses décisions prises sur la situation à Madagascar, en particulier celles sur les sanctions contre les individus et les entités malgaches, et les efforts déployés par l’UA et la SADC, indique le communiqué.
Il a souligné la nécessité de redoubler les efforts pour assurer une application scrupuleuse de telles sanctions et de renforcer son efficacité.
Le conseil a appelé toutes les parties concernées à coopérer pleinement avec le médiateur pour faciliter le rétablissement rapide de l’ordre constitutionnel et trouver une solution durable à la crise à Madagascar, conclut le communiqué. (Xinhua)
Le mediateur de la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC) a informé mercredi le conseil de l’UA de la situation à Madagascar.
Le conseil a réaffirmé toutes ses décisions prises sur la situation à Madagascar, en particulier celles sur les sanctions contre les individus et les entités malgaches, et les efforts déployés par l’UA et la SADC, indique le communiqué.
Il a souligné la nécessité de redoubler les efforts pour assurer une application scrupuleuse de telles sanctions et de renforcer son efficacité.
Le conseil a appelé toutes les parties concernées à coopérer pleinement avec le médiateur pour faciliter le rétablissement rapide de l’ordre constitutionnel et trouver une solution durable à la crise à Madagascar, conclut le communiqué. (Xinhua)
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