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vendredi 9 juillet 2010

Madagascar : 40 000 dollars américains de la Banque Mondiale pour le lancement du programme par le Fonds pour la Société Civile

La Banque Mondiale a octroyé 40 000 dollars américains pour le lancement de l’exercice 2010 du programme soutenu par le Fonds pour la Société Civile (CSF) qui s’est tenu, jeudi, dans les locaux de la Banque mondiale à Antananarivo, la capitale de Madagascar.

Le CSF a pour principal objectif d’encourager l’engagement civique des populations les plus vulnérables. Pour l’exercice CSF 2010, le bureau de Madagascar a choisi le thème de la gouvernance locale. L’objectif était de privilégier des propositions de projets qui permettent d’améliorer la gouvernance de proximité, en particulier de redevabilité sociale, de lutte contre la corruption ou d’amélioration des services publics. (Xinhua)

lundi 5 juillet 2010

Appel à l'aide pour Doris



Montréal, le 27 mai 2010



Chers amis,

Chers collègues,

Madame, Monsieur,



Je sollicite votre aide car ma cousine Doris, 26 ans, que je considère comme ma sœur ayant grandit ensemble, est atteinte d’une maladie chronique rare et fait tout pour se battre contre cette maladie sournoise afin de mener une vie normale. Cette maladie s’appelle le Lupus érythémateux disséminé (LED).



Il s’agit d’une maladie auto-immune qui résulte d’un dysfonctionnement du système immunitaire qui se bat contre les cellules de l’organisme au lieu de les protéger, comme il est censé le faire. En découlent alors de nombreux troubles, telles des réactions inflammatoires de la peau, des articulations, des muscles, des nerfs, des vaisseaux sanguins mais aussi des organes comme le cœur, les poumons, les reins, le cerveau.


Doris souffre de cette maladie depuis son jeune âge, mais n’a été diagnostiquée qu’il n’y a quelques mois. Tous, ignorions l’existence de cette maladie, que ce soit les amis, la famille, ou même les médecins consultés à Madagascar, notre pays natal et pays de résidence de Doris.



Tant bien que mal, grâce à l’aide de la famille et de certains amis, nous avons pu envoyer Doris en Belgique ne pouvant malheureusement pas être soignée à Madagascar. Elle est actuellement hospitalisée à l’Hôpital Eresme à Bruxelles. Mais aujourd’hui, les factures ne cessent de croître et nous n’arrivons plus à les payer. En effet, ses reins ne fonctionnant plus, Doris doit subir des dialyses trois (3) fois par semaine et chaque dialyse coûte 500 euros. Elle souffre également d’anémie et de troubles de la vision. Avec les dialyses, les transfusions sanguines, les médicaments et le service hospitalier, nous avons à ce jour une facture de 20 000 euros à payer si nous voulons que les médecins poursuivent son traitement. Si les dialyses sont interrompues, Doris est vouée à une mort certaine.



Sa sœur jumelle, feu Maria Sylvana, a succombé à cette maladie en 2003 car nous n’avions pas pu l’évacuer et la traiter avec les soins adéquats à Madagascar, n’étant en plus pas certain de la maladie qui la frappait.



Au nom de toute notre famille et en mon nom personnel, je n’ai pas d’autre choix que de vous lancer un appel à l’aide vu l’urgence de la situation. Cette aide, sous forme de don financier, quelque soit le montant, aidera sûrement Doris à poursuivre son traitement en toute tranquillité et lui permettra de garder espoir face à son combat.



Je vous remercie par avance pour votre compréhension et votre apport!





Vanessa Andréas





J’atteste sur l’honneur de la véracité de ces informations et me tiens à votre disposition pour vous fournir toute précision complémentaire que vous jugerez utiles.





Vous pouvez faire parvenir vos dons à l'adresse suivante:

C.P. 81 - Succursale Bureau Chef

Ste-Catherine (Québec) J5C 1A1

(514) 804-1545 begin_of_the_skype_highlighting (514) 804-1545 end_of_the_skype_highlighting begin_of_the_skype_highlighting (514) 804-1545 end_of_the_skype_highlighting



- en argent comptant

- par chèque (à l'ordre de Vanessa Andréas)

- par carte de crédit ou virement bancaire via Paypal (site sécurisé) - Allez dans la section "faire un don

Vous pouvez faire parvenir vos dons à l'adresse suivante:



C.P. 81 - Succursale Bureau Chef

Ste-Catherine (Québec) J5C 1A1

+ 1 (514) 804-1545 begin_of_the_skype_highlighting begin_of_the_skype_highlighting (514) 804-1545 end_of_the_skype_highlighting



- en argent comptant

- par chèque (à l'ordre de Vanessa Andréas)

- par carte de crédit ou virement bancaire via Paypal (site sécurisé)



Pour les dons par carte de crédit, SVP vous faites un copier coller du lien ci-dessous pour être dirigé vers la page sécurisé de Paypal.






https://www.paypal.com/cgi-bin/webscr?cmd=_donations&business=tiavan%40hotmail%2ecom&lc=CA&item_name=Dons%20pour%20Doris¤cy_code=CAD&bn=PP%2dDonationsBF%3abtn_donateCC_LG%2egif%3aNonHosted



Pour les personnes résidant en France ou en Europe, si vous désirez faire un virement bancaire, vous pouvez me rejoindre par courrier électronique à tiavan@hotmail.com ou par téléphone au +1 (514) 804-1545 pour que je vous transmette le No de compte.



UN GRAND MERCI À TOUS


Le lupus érythémateux disséminé (LED) est une maladie auto-immune chronique où le système immunitaire s’attaque aux tissus conjonctifs du corps. Le nom latin lupus, ou « loup », aurait été choisi pour faire allusion à l’action destructrice et envahissante de cette mystérieuse maladie.

Le lupus touche principalement les femmes en âge de procréer. On le considère comme une forme d’arthrite puisqu’il engendre de l’inflammation dans les articulations. Toutefois, l’impact de cette maladie rejaillit dans tout le corps par une panoplie de symptômes, qui peuvent paraître insurmontables.



Cause



Dans le lupus, pour des raisons qu’on ignore encore – peut-être un ensemble de facteurs environnementaux, hormonaux et génétiques – l’organisme fabrique des anticorps qui s’attaquent à ses propres tissus sains. Le système immunitaire est un réseau complexe d’organes, de tissus, de cellules et de facteurs circulant dans le sang. Habituellement, il protège l’individu contre les maladies. Ces réactions auto-immunes peuvent être très nuisibles pour le corps et occasionnent d’importantes réactions inflammatoires.



Évolution



Le lupus se caractérise par l’alternance de périodes symptomatiques et de périodes de rémission. Durant les poussées de symptômes, le mal s’exacerbe; les manifestations physiques se multiplient et les analyses sanguines en laboratoire révèlent des anomalies. Puis, les symptômes diminuent peu à peu et disparaissent. Les périodes de rémission peuvent durer des semaines, des mois, et même des années. Bien qu’il s’agisse d’une maladie chronique, la plupart des personnes atteintes de lupus ne seront pas malades continuellement pendant toute leur vie.



Éléments déclencheurs



Une infection virale, le stress, le surmenage, la puberté et le fait de tomber enceinte ou d’accoucher peuvent déclencher le lupus par un mécanisme qu’on ignore encore (ce qui ne veut pas dire qu’ils en soient la cause). En outre, certains médicaments utilisés pour traiter une autre maladie peuvent déclencher des symptômes de lupus. Ceux-ci disparaissent lorsque la personne cesse de prendre ses médicaments.



Symptômes

Les symptômes varient beaucoup d’une personne à l’autre. Habituellement, la maladie se manifeste par quelques-uns des symptômes suivants.



Symptômes non spécifiques







- Une fatigue extrême.

- Une perte de poids inexpliquée et continue ou un gain de poids causé par l’enflure.

- Des poussées de fièvre inexpliquées.

- Des ganglions enflés.



Symptômes spécifiques







- Une plaque rouge foncé au haut des joues et à la racine du nez en forme de papillon.

- Une éruption surélevée rouge de forme discoïde sur les régions de la peau exposées au soleil.

- Une grande sensibilité au soleil, qui se manifeste par une éruption cutanée pendant ou peu après l’exposition.

- Des ulcères dans la bouche ou les narines.

- Des douleurs et de l’enflure aux articulations.

- Une douleur à la poitrine durant les respirations profondes, et parfois une toux.

- De l’enflure aux jambes.

- Si la maladie touche le cœur, elle peut causer de l’arythmie et de l’insuffisance cardiaque.

- Un état dépressif, de la difficulté à avoir les idées claires et des problèmes de mémoire.

- Des douleurs musculaires.





Autres symptômes






- Une perte de cheveux.

- Des troubles de vision.

- Une grande sensibilité au froid et au stress : les doigts et les orteils bleuissent ou pâlissent facilement.

- De l’urticaire.

- Des maux de tête.





Source: www.passeportsante.net

samedi 3 juillet 2010

Gouvernance environnementale à Madagascar : Quel bilan et quelles perspectives?



Vahinala RAHARINIRINA

Le cinquantenaire de l’Indépendance de notre Pays est à l’honneur en cette année 2010 et il est plus que normal de dresser aussi le Bilan de ces cinq décennies pour la gouvernance environnementale à Madagascar. La question environnementale[2], souvent reléguée au second plan par plusieurs acteurs notamment les partis politiques, est pourtant fondamentale à la fois en termes d’enjeux, mais aussi parce qu’elle est en quelque sorte garante de la stabilité politique du Pays.



Je tenais à souligner que les éléments que je vais énoncer ici n’engagent pas mon laboratoire de recherche et reste une analyse très personnelle. C’est le résumé de mon intervention à Fresnes le 12 juin dernier lors d’une conférence-débat organisée par Guy Vincère Rabesaotra dans le cadre du cinquantenaire de l’Indépendance. Mon analyse a d’ailleurs été principalement focalisée sur la place des populations locales dans cette gouvernance des ressources naturelles à Madagascar.




Commençons d’abord par l‘historique de cette gouvernance environnementale. Elle a été particulièrement exclusive et répressive du temps de l’administration coloniale. La période postcoloniale a été relativement identique, c’est-à-dire avec une approche basée sur l’exclusion et la centralisation de la gestion des ressources par l’Etat. Il a fallu attendre le début des années 90 pour voir l’Etat malgache décentraliser enfin la gestion des ressources naturelles et promettre une approche « bottom-up » qui intègre les populations locales et leur confère le pouvoir de gérer les ressources naturelles longtemps accaparées par l’administration. On assiste alors à la mise en place d’une politique environnementale totalement novatrice et à l’élaboration de nouveaux programmes de gouvernance locale tels que les GELOSE – GCF… Mais très vite, l’Etat sous pression des acteurs de la conservation et des bailleurs de la politique environnementale est contraint d’avouer, à tort ou à raison, l’échec de cette décentralisation des ressources, en évoquant surtout l’incapacité des communautés à mener une gouvernance efficace. Fin des années 90, on assiste alors à l’avènement de ce que j’appelle la gouvernance environnementale « néolibérale ».


Si on devait schématiser cette nouvelle forme de gouvernance, elle serait basée sur quatre piliers, à savoir une économie fondée sur l’extraction et la valorisation marchande des ressources naturelles en parallèle avec la conservation de la biodiversité (Vision Durban) - le retour d’une approche « Top Down », avec un Etat contraint à la fois par les feuilles de routes internationales et par les intérêts des grandes puissances – le développement d’une nouvelle génération de projets (contrats de bioprospection, vente/location de terres agricoles, grands projets miniers, projets REDD+, etc.) – un discours basé sur la compétitivité, la rentabilité, la rationalité et l’efficacité. Cette gouvernance néolibérale est caractérisée par la présence accrue des BINGOs[3] et des firmes étrangères (multinationales ou autres) sur le territoire malgache.




On s’aperçoit que la notion de dépendance des communautés locales aux ressources naturelles a complètement disparu des discours et des débats (si toutefois il en existe). Ce qui provoque une certaine forme de dualité permanente entre usages traditionnels des ressources et grands projets. On constate même qu’une incompréhension mutuelle, voire une divergence totale de point de vue, s’est petit à petit installée entre l’Etat et les populations locales. Les conséquences sont connues de tous et s’avèrent relativement dramatiques. D’abord, la perte de biodiversité sur l’Île continue à une vitesse inquiétante, provoquant différents dégâts pour les écosystèmes, mais aussi pour les communautés à proximité. Cette nouvelle génération de projets n’a pas permis de contenir l’érosion de la biodiversité. Ensuite, on observe une paupérisation et une grande vulnérabilité de certaines communautés rurales. La politique environnementale malgache est très fortement critiquée[4]. Il n’y a plus de confiance des populations envers l’Etat. Cela va d’ailleurs se matérialiser par des mouvements de contestation des paysans, chose rarement observée à Madagascar. Enfin, face à un Etat qui devient de plus en plus unilatéral[5] en matière de prise de décision, il y a une vraie demande sociale[6] pour un processus plus inclusif et participatif.



Ce que j’appelle « gouvernance environnementale néolibérale » de cette dernière décennie n’est cependant pas que négative, du moins pour certains acteurs de la société malgache. Pour l’Etat malgache, plongé dans un contexte de faillite publique quasi-permanente, tout projet qui est censé avoir un impact positif sur le développement économique et territorial de l’Île est pertinent. D’autant plus que l’Etat malgache se défend d’avoir toujours recouru à des études d’impacts environnementaux (EIE) et à l’avis d’experts confirmés. Par ailleurs, les protagonistes de cette « nouvelle génération » de projets et de mécanismes avancent des justifications libérales prônant la nécessité des investissements privés et engagent souvent des discours « culpabilisateurs » notamment par rapport à l’incapacité des anciens modes de gouvernance à contenir la perte de biodiversité et à sortir les populations surtout rurales de cette situation de grande vulnérabilité.



Face à ce dilemme, la question qui est souvent posée par les uns et les autres est la suivante : « Faut-il privilégier cette gouvernance néolibérale en sachant qu’elle est finalement très controversée et manque crucialement de légitimité sociale » ? Je pense que la question est un peu mal posée, même si effectivement une réflexion sociale sur la pertinence de cette gouvernance néolibérale est à faire et dans les plus brefs délais. Je me pencherai plutôt sur les enjeux de redistribution des coûts et des bénéfices, économiques et écologiques, de ces différents mécanismes et projets « new generation ». Nous sommes de toute évidence soumis par ces feuilles de route internationales et le contexte de globalisation nous oblige à nous ouvrir davantage à d’autres partenariats. Nul ne peut vivre en autarcie à l’heure actuelle !




Le principal défi pour les années à venir, puisqu’il faut bien parler de perspectives, est donc de privilégier des partenariats de type « win-win », de prendre en compte les intérêts de tous les acteurs y compris les plus faibles notamment les 70% de populations rurales, et de faire en sorte que ces projets soient économiquement – socialement et écologiquement viables. Pour que ce défi soit possible, un vrai retour aux valeurs malgaches est fondamental. Je pense notamment aux 4 notions « Mifampiera – Mifampitsinjo – Mifampifehy – Mifampizara ».



[1]Docteur en Economie de l’environnement et des ressources naturelles. Chercheur au centre de recherche REEDS, Université de Versailles Saint Quentin-en-Yvelines. Contact : Vahinala.Raharinirina@reeds.uvsq.fr Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir.

[2] La question environnementale ne doit pas être réduite à celle des écosystèmes. La gouvernance environnementale inclut à la fois la gestion des ressources naturelles, la redistribution des bénéfices et des coûts économique et écologique impactés par leur exploitation, ainsi que la place de l’Homme et donc par extension des communautés locales, dans les politiques de conservation de la biodiversité.

[3] BINGOs [Big Non Gouvernemental Organizations] = Grandes organisations non gouvernementales.

[4] Les critiques n’émanent pas seulement de la communauté scientifique, mais aussi de la société civile et des communautés locales.

[5] Il arrive néanmoins que l’Etat prenne des décisions de manière bilatérale avec les BINGOs ou avec les principaux bailleurs de fonds de la politique environnementale.

[6] Le besoin de participer, de s’exprimer et d’être impliqué dans les différentes phases de consultation préalables aux projets n’est en aucun cas un « dogme » qui émane des chercheurs en sciences sociales, comme il est souvent dit à Madagascar. C’est une revendication et une exigence qu’il va falloir prendre en compte et systématiser pour les années à venir.

vendredi 2 juillet 2010

a ne pas oublier

Pour que la terre tourne….aussi à Madagascar : Vers un agenda de relance économique
Submitted by Jacques Morisset on Mon, 2009-12-07 11:30
Le déclin économique à Madagascar s’inscrit dans la durée. Depuis 1980, il n’y a que 7 pays en développement qui ont reporté une croissance de leur revenu par habitant moindre que Madagascar. Cette performance traduit des insuffisantes criantes en matière de développement humain et en infrastructure ainsi que des retards technologiques, qui sont les moteurs de la croissance. Ces signes, bien connus, sont visibles à travers l'insuffisance et la détérioration des routes, le nombre d’enfants dans les rues et de jeunes à la recherche d’un emploi décent et par l’état des machines ou matériel, à commencer par les voitures (le seul pays au monde où les 2CV constituent la majorité de la flotte automobile). Pourtant, ils sont les conséquences et pas les causes de l’échec économique à Madagascar.

Cette note vise a identifier les causes derriere le declin economique de Madagascar en cherchant a comprendre pourquoi les gouvernements qui se sont succedes au pouvoir n'ont pas reussi a adopter les politiques economiques requises a la consolidation des resources humaines et de l'infrastucture du pays et a l'augmentation de sa capacite a adopter et adapter les connaissances technologiques. Apres avoir passe en revue plusieurs explications, l'accent sera mis sur la qualite insuffsante des institutions et le manque de gouvernnance.

Madagascar: report sine die du référendum constitutionnel

ANTANANARIVO — La Commission électorale nationale indépendante (Ceni) de Madagascar a annoncé lundi le report sine die d'un référendum constitutionnel initialement prévu le 12 août 2010, en raison du retard dans la rédaction du projet de nouvelle Constitution.

"La Ceni se réfère au Code électoral qui prévoit que la campagne électorale pour un référendum constitutionnel doit durer 45 jours" et aurait dû, par conséquent, débuter lundi, a expliqué mardi à l'AFP Hery Rakotomanana, président de la Ceni.

Jusqu'à présent, aucun projet de Constitution n'a été finalisé, a constaté M. Rakotomanana.

Le 12 mai, Andry Rajoelina, président du régime en place à Madagascar, avait annoncé un calendrier de sortie de crise, prévoyant un référendum constitutionnel le 12 août qui devait ouvrir la voie à des élections législatives le 30 septembre et à une élection présidentielle le 26 novembre.

Ce calendrier avait été rejeté en bloc par l'opposition, qui réclame l'application d'accords de sortie de crise signés courant 2009 sous l'égide de la communauté internationale.

Au terme d'un mouvement populaire emmené par Andry Rajoelina, le président élu Marc Ravalomanana a été évincé du pouvoir en mars 2009, lâché par l'armée.

Ex-maire d'Antananarivo, M. Rajoelina dirige depuis le pays mais sans la reconnaissance de la communauté internationale qui a suspendu ses aides cruciales.

Copyright © 2010 AFP. Tous droits réservés.

Conserver localement, tricher globalement ? Droit dans le mur

Il semble exister une réelle pénurie de données scientifiques portant sur la corruption dans le domaine de la conservation de l’environnement. Ou peut être ne suis-je pas assez bon ‘Googleur’. Toujours est-il, qu’il y a environ deux ans, lorsque je rédigeais l’article principal du dossier pro bono (qui représentait une analyse assez détaillée) pour le compte de la branche française de Transparency International, je me suis trouvé face à un problème épineux. Le thème du dossier était « Corruption et environnement » et j’avais l’aide d’une des incontournables spécialistes et pas moins célèbre ancien ministre de l’environnement Français, Corinne Lepage. J’ai fini par citer un des articles que j’avais téléchargé, une contribution assez ancienne sur la faune du Kenya, pertinente et de qualité dois-je reconnaître, mais je restais sur ma faim après cette recherche pour le moins « rapide et grossière ». Pour cause, ce que je rapportais comparativement à ce que je savais n’était qu’une goutte d’eau dans un océan.

Corruption et environnement ne riment pas, simple remarque linguistique, qui fit de moi une persona non grataà Madagascar ; mon 22e et dernier voyage à Madagascar remonte à 1990, en ce qui est devenu Nosy Mena. Malgré la frustration de ne pas pouvoir regarder mes anciens amis Malgaches dans les yeux et de ne pas voir leurs enfants grandir, j’ai réussi à faire ma vie en dehors de ce pays et à survivre, mais le destin actuel des Malgaches me fend le cœur ; la corruption qui règne au sein de la conservation de l’environnement est l’une des principales causes du chaos actuel.

Reconnue comme un des principaux centres de biodiversité à l’échelle mondiale, Madagascar gaspille systématiquement ses ressources les plus précieuses que sont ses habitants et leurs extraordinaires talents. À ce gâchis humain s’ajoute un gaspillage des ressources naturelles. Judicieusement utilisées, elles devraient aider à réduire la pauvreté et conduire l’île et ses habitants vers un développement plus durable et plus inclusif. Hélas, la mère de ces maux, comme on pouvait s’y attendre, est – une fois de plus – l’argent. Plutôt que de dégager un revenu décent par le biais d’une gestion pérenne des ressources précieuses telle que le bois de rose, les trafiquants exploitent les humains et l’écosystème comme des sangsues.

J’en appelle à la communauté internationale et aux réformateurs Malgaches, afin qu’ils entrent dans le débat et prennent position contre la corruption dans le domaine de l’environnement. J’en appelle à tous ceux dont les sites Web et les brochures sur papier glacé appellent à la transparence et à une meilleure gouvernance. Qu’on en finisse avec la tolérance, l’hypocrisie et la timidité. Le temps est venu de choisir son camp et de pratiquer ce que l’on prêche. Que celles et ceux qui désapprouvent la fraude se lèvent et viennent soutenir ce numérode Madagascar Conservation & Development (MCD).

Je loue le courage des éditeurs, des auteurs de l’articlesur le bois de rose de Hery Randriamalala et Zhou Liu, et des autres collaborateurs du journal. Si beaucoup le savent, ce n’est pas pour autant qu’ils osent le publier et le diffuser, il nous faut montrer notre reconnaissance à l’endroit de ceux qui agissent. Il est vrai que la conservation à Madagascar est loin d’être parfaite, cependant, ne jetons pas le bébé avec l’eau du bain. C’est tout à l’honneur de MCD de montrer du doigt la direction à suivre et de dénoncer ceux qui exploitent la misère humaine et la dégradation des ressources naturelles en recherchant des profits énormes et rapides. Promouvons le commencement d’une nouvelle ère, avec le soutien des grandes ONG environnementales, dont l’intérêt à long terme est la transparence et une meilleure gouvernance. Une nouvelle ère dans laquelle les principaux problèmes de la conservation de l’environnement ne sera pas mise à l’écart, mais au contraire, mise à nue pour le grand bien du simple citoyen de Madagascar et de sa famille.

Jean-Roger Mercier
jeanrogermercier@yahoo.fr
jrm@cyberoustal.eu
http://www.cyberoustal.eu
Mas de l’Olivière, Chemin de Taxo 66690 Saint André, France

jeudi 1 juillet 2010

De gros bonnets derrière le trafic de bois de rose malgaches

Les langues commencent à se délier concernant l’affaire de trafic de bois de rose de Madagascar en direction de la Chine, via l’archipel des Comores.



De sources concordantes citées par la presse locale, Midi Madagasikara, l’on apprend que de hautes personnalités issues du régime de la Transition auraient trempé dans l’affaire de bois de rose saisis récemment aux Comores.

Les enquêteurs auraient mis la main sur deux documents relatifs à cette exportation illicite. Et l’un de ces deux documents porterait la signature d’un haut responsable du régime en place.

Rappelons qu’un navire portant l’enseigne "Soavina III" a été interpellé et bloqué au port de Mutsamudu aux Comores le 13 juin dernier avec à son bord 1 117 rondins de bois de rose exportés illégalement.