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mardi 22 juin 2010

Les bois de rose de Madagascar, encore épiés



Un décret concernant l’interdiction toute coupe et exportation des bois de rose a été pris en conseil des ministres de la Haute Autorité de Transition (HAT) malgache, le 24 mars dernier, mais on constate de plus en plus que ces bois précieux sont encore épiés de partout.

En début du mois de juin, 79 containers de bois de rose étaient partis du port de Toamasina, dans l’est de la capitale par le biais du navire Terra Bona de la compagnie maritime française SEAL pour être exportés de Madagascar.

Le propriétaire de ces bois de roses, selon les sources, en possédait encore 1.500 containers dans l’enceinte de son lieu de stockage et pourtant, l’Etat malgache estime qu’un arrêt de son exploitation est nécessaire en se référant à l’application de la gouvernance forestière.

De plus, 300 tonnes de bois de rose dans 15 containers ont été saisies aux Comores sur un bateau immatriculé Soavina III, le week-end dernier. La HAT malgache par l’intermédiaire de son Premier ministre Camille Vital et une délégation dirigée par lui-même et le ministre de l’Environnement et des forêts, vont effectuer une descente aux Comores afin de constater de visu le trafic et de rapatrier ces bois de rose à Madagascar.

A travers ce décret numéro 2010-141, interdisant l’exportation des bois de roses, l’Etat malgache espère stopper le trafic alors qu’il a surtout incité les exploitants irréguliers à trouver des voies illégales à faire liquider leurs marchandises. Les exploitants réguliers, quant à eux, ont récemment réclamé la régularisation des autorisations nécessaires pour les exportations et les évacuations de leur stock afin que les bois de rose ne pourrissent pas sur place et que l’investissement déjà entamé ne se perde pas. (Xinhua)

lundi 21 juin 2010

Banque mondiale : la mauvaise note économique sur Madagascar

En publiant les résultats des travaux de réflexion de ses experts sur l’économie de Madagascar, le bureau de la Banque mondiale propose une base concrète pour construire un débat d’idées. Pauvreté, mauvaise gouvernance d’un côté, richesses naturelles et fort potentiel d’un autre côté, le but est d’introduire de manière saine l’économie dans la politique.



Associer l’économie à la politique n’est pas politiquement correcte. Cette idée reçue est remise en cause car l’absence de débats politiques sur les sujets y afférents s’est avérée néfaste pour l’économie. En clair, les économistes de la Banque mondiale estiment que Madagascar a cruellement manqué de politique économique, ce qui explique en partie son retard en matière de développement. C’est une reproche très diplomatique envers les anciens dirigeants, y compris l’actuel, mais aussi une interpellation des futurs dirigeants. Pour Adolfo Brizzi, country manager de la Banque mondiale à Madagascar, « la connaissance et l’analyse des expériences sont également un élément primordial du processus de développement», estimant qu’il ne faut pas se focaliser sur les financements.

Le constat est sans appel, Madagascar est passé à côté de son développement malgré ses richesses naturelles et en ressources humaines. Ce potentiel inexploité laisse toutefois une marge de progression si les erreurs du passé sont rectifiées. Parmi ces erreurs qui ont conduit le pays dans la pauvreté et la régression économique, les experts de la banque mondiale pointe du doigt les mauvaises décisions politiques prises par les gouvernements successifs et qui ont ralenti la croissance au lieu de l’accélérer.

Le bilan n’est pas brillant après 50 ans de gouvernement malgache. En 2010, deux habitants sur trois vivent sous le seuil de la pauvreté, soit avec moins d’un dollar par jour. La situation est similaire à celle des années 1980. Les instabilités politiques qui engendrent régulièrement des crises économiques dans le pays ont limité les effets du développement. En 2009, le PIB de Madagascar a régressé de 8% contre 15% en 2002. Cet écart s’explique par la conséquence désastreuse des barrages économiques instaurés par les partisans de Didier Ratsiraka, il y a huit ans de cela.

Les chiffres avancés par la Banque mondiale laissent perplexe. Entre 2003 et 2008, le PIB de Madagascar n’aurait augmenté que de 3,4%. Cette petite performance se répercute sur le PIB des ménages qui ne gagne que 3 à 5%. Cette période a pourtant été marquée par d’importants investissements publics. La détérioration de la situation générale est accompagnée par l’apparition de nouveaux riches qui creusent encore plus le grand écart entre les pauvres et les riches.

La Banque mondiale attribue la mauvaise performance économique de Madagascar à des mauvaises décisions des dirigeants. Le pays ne tire pas profit de son potentiel en matière de biodiversité et de ressources minières. Les infrastructures de communication et les indices de développement humain sont toujours les points faibles du pays. L’utilisation de la terre et la mauvaise politique foncière sont considérés comme des freins au développement. Madagascar est toujours vulnérable face aux menaces de catastrophes naturelles.

Madagascar vers un agenda de relance économique, c’est le titre du recueil des 21 notes établis par une trentaine d’experts de la Banque mondiale. L’institution se défend de donner des leçons et la démarche n’est pas officielle puisque le gouvernement qui n’est pas reconnu par la communauté internationale n’a pas été impliqué. Ces notes sont proposées pour être une base de discussion dans les débats économiques à venir. Elles mettent en exergue les faiblesses et les forces du pays.

dimanche 20 juin 2010

Comme il fallait s'y attendre, le phénomène Mahaleo a encore une fois connu des heures glorieuses, hier après-midi


Environ 20 000 personnes ont envahi le site pour le
rendez-vous «THB Tour». Réunissant, pour le plus grand plaisir du public, la formation musicale et le label de la bière, reconnus comme les plus populaires à Madagascar.
Mais seulement, la prestation en général a quelque peu trahi les attentes. D'importants problèmes techniques ont été constatés tout au long du concert : mauvaise sonorisation, mauvais branchements des guitares, etc. Tout comme les chanteurs qui oublient les paroles dans certains morceaux, ou qui n'arrivent pas à bien suivre le tempo dans d'autres. Des aspects très courants dans un concert des Mahaleo.
Sauf que côté ambiance, tout semble affirmer une merveilleuse fête. Apparement, la bière préoccupe davantage les esprits que la musique de fond offerte par le groupe. En bon ambianceur, Dama se débrouille pas mal pour pallier toutes les défaillances. Certains aspects font même croire que c'est plus un concert de Dama que de Mahaleo

Coup d'envoi des festivités du 50ème anniversaire de l'indépendance de Madagascar

Le coup d'envoi des festivités du 50ème anniversaire de l'indépendance de Madagascar a été donné samedi à Antananarivo, capitale de cette grande île de l' Océan Indien à travers un grand carnaval qui a animé la capitale toute la matinée du samedi.

Normalement, la fête nationale malgache sera le 26 juin prochain, mais parce qu'il s'agit du 50ème anniversaire, Madagascar célèbre cette fête pendant une semaine, selon les organisateurs du jubilé d'or de l'indépendance.

Des chansons folkloriques malgaches donnés par des groupes bien connus dans le pays, a animé le jardin d'Andohalo, situé au quartier royal. Ils seront suivis des chanteurs malgaches très célèbres dans le pays.

Le programme continue dans divers podiums installés aux lieux publics de la capitale chaque jour jusqu'au samedi 26 juin par les spectacles des chorales, des chanteurs profanes, des rappeurs malgaches, et d'autres artistes célèbres.

La présence dans la grande île du rappeur américain Big Ali et le groupe Kassav du Guadeloupe et Martinique pour participer aux animations culturelles, distingue la célébration du cinquantenaire aux précédents anniversaires de l'indépendance.

Comme d'habitude, le lancement des feux d'artifices et le port des lampions seront au programme pour la soirée du vendredi 25 juin, mais cette fois-ci accompagnés des show lasers, des spectacles lumières et des spectacles d'eau.

La fête nationale atteindra son apogée la matinée du samedi 26 juin par un grand défilé des forces armées au stade municipal du centre ville, et se terminera l'après-midi par un grand spectacle animé par le fameux artiste malgache « Rossy ».

Colonisée par la France de 1896 à 1960, Madagascar a obtenu son indépendance le 26 juin 1960 après une longue lutte contre le pays colonisateur conduite par des nationalistes malgaches.
Source: xinhua

« Madagascar a renoncé à sa souveraineté sur Tromelin en 1970 », affirme Maurice

Madagascar a renoncé à sa souveraineté sur Tromelin en 1970, a affirmé le ministre des Affaires étrangères Arvin Boolell dans une déclaration au parlementaire cette semaine. « Un accord mutuel avait été conclu entre Maurice et Madagascar selon lequel Madagascar aurait soutenu la revendication mauricienne sur Tromelin, alors que Maurice aurait soutenu les revendications malgaches sur les îles éparses », a dit Arvin Boolell qui a réaffirmé la souveraineté de Maurice sur Tromelin.

Le chef de la diplomatie mauricienne a rappelé que Maurice et la France ont signé un accord général sur la cogestion économique, scientifique et environnemental de Tromelin et de sa zone maritime. «L'ile Maurice et la France ont également signé, en même temps, trois accords de mise en oeuvre concernant la recherche archéologique, la pêche et la protection de l'environnement respectivement », a-t-il indiqué.

Le ministre a retracé les différentes étapes qui ont mené à cet accord dont les bases avaient été jetées en 1999 lors du sommet des chefs d'État de la Commission de l'océan Indien (COI) à l'île de La Réunion. Après une période creuse, les discussions ont été relancées à l'issue de la rencontre entre le président français Nicolas Sarkozy et le PM Navin Ramgoolam lors de la visite de ce dernier à Paris en 2008.

Le ministre des Affaires étrangères a donné les détails de l' accord dont une copie a été déposée au parlement. Concernant les accords de pêche, Arvin Boolell a expliqué que l'accord porte sur l'évaluation de réserves de poisson, l'élaboration des mesures pour la gestion des poissons et les modalités pour l'émission des permis. « Il doit être noté que l'accord sur l'émission des permis de pêche a été conclu après des négociations prolongées. Le côté français avait au commencement proposé que seulement les autorités françaises devraient livrer des permis de pêche à tous les navires autorisés pour pêcher dans les zones maritimes environnantes de Tromelin. Le côté mauricien s'est opposé à cette proposition. On a

finalement convenu que les autorités mauriciennes fourniraient des permis de pêche aux navires battant pavillon mauricien tandis que des permis de pêche pour les navires battant pavillon français seraient livrés par les autorités françaises. Quant aux navires d'autres pays, elles ont besoin des permis à la fois des autorités mauriciennes et françaises », a précisé Arvin Boolell.

Concernant la protection de l'environnement, l'accord établit un encadrement pour une gestion responsable de l'environnement de Tromelin et de son environnement maritime. L'accord prévoit également l'élaboration d'un plan d'urgence commun en cas de marée noire entre la France et Maurice.
Source: xinhua

vendredi 18 juin 2010

Madagascar : un deuxième chèque de 50 millions de dollars remis par un groupe sidérurgique chinois

Un deuxième chèque de 50 millions de dollars a été récemment remis par la société de sidérurgie chinoise Wuhan Iron and steel corporation (WISCO) au ministère malgache des Finances et du Budget pour l’exploration de fer à Madagascar, a-t-on appris jeudi de la Haute Autorité de la Transiton (HAT) malgache.

Pour l’exploitation de fer à Soalala, une commune rurale située sur la côte ouest de Madagascar, selon un accord récemment signé entre les deux parties, WISCO doit d’abord verser 100 millions de dollars au trésor de l’Etat malgache.

Le premier chèque de 50 millions avait été remis au ministère des Finances et du Budget le jour de l’autorisation, le 25 mai dernier.

Pourtant, un fonctionnaire sous couvert d’anonymat mais au courant du dossier a révélé à Xinhua que la banque de Hong Kong, Hong Kong & Shanghai Banking Corporation (HSBC), à qui WISCO a confié de payer l’argent, aurait refusé de payer les 100 millions de dollars malgré l’existence des deux chèques.

Sur le refus de paiement par HSBC, le ministre malgache des Finances et du Budget Hery Rajaonarimampianina a indiqué que "comme tout chèque, il faut attendre entre 4 à 8 semaines, pour les vérifications nécessaires du bénéficiaire."

Le projet de WISCO, dont l’appel d’offre a été lancé en 2008 par le bureau du cadastre minier au sein du ministère des Mines et des Hydrocarbures, est estimé à 8 milliards de dollars.

WISCO va allouer environ 2 milliards de dollars pendant la phase d’exploration prévue jusqu’en 2012, mais l’Etat malgache négociera ses intérêts à son niveau de participation dans le capital et ses parts dans le partage de production.

Dix mille Malgaches vont bénéficier de la création d’emploi apportée par ce projet et l’Etat recevra environ 228 millions de dollars de redevances et 600 millions de dollars par an à titre d’impôts sur les bénéfices.

Ayant l’intention de transformer le fer sur place pour donner de la valeur ajoutée à Madagascar, WISCO, qui prévoit la production de fer concentré d’ici à 2014, projette d’exporter des billettes d’acier d’ici à 2019 et de l’acier brut par la suite. (Xinhua)

Un puits, une école... et un repas pour Madagascar - Poullan-sur-Mer


L'association de Josiane et Patrick Troarec, Un puits, une école à Madagascar organise le 26 juin prochain leur traditionnel repas malgache à la salle polyvalente de Poullan. Retour sur les motivations de cette association humanitaire.

Une prise de conscience

Josiane et Patrick sont allés au Madagascar en 1999, en voyage touristique. Arrivés là-bas, ils sont « tombés des nues » comme l'explique Josiane. En effet, ils ne s'attendaient pas à voir une telle pauvreté. Ils ont alors décidé d'essayer d'aider. Pendant 4 ans, ce couple d'amoureux de la vie va faire des allers-retours entre la France et le Madagascar, pour aider. « Nous transportions quatre voitures remplies d'affaires et de vêtements ! » raconte Patrick, les yeux brillants. C'est en 2003 qu'ils décident de créer leur association, qui est devenue aujourd'hui leur travail, et leur « but dans la vie » comme le sourit Josiane avec émotion.

Des projets réalisés

Avec l'aide et le soutien de nombreuses personnes ou organismes (mairie de Poullan, conseil régional, écoles, etc.), l'association a pu aujourd'hui donner un « petit peu de bonheur aux gens », ce bonheur, qui, pour Josiane et Patrick, est leur « plus grande récompense ». Effectivement, ils ont construit un puits dans un petit village ou les enfants étaient de corvée d'eau, puis une école. « Mais on s'est dit qu'on n'allait pas s'arrêter là ! » exclame Josiane. Depuis 2006, seize puits ont été construits, dont cinq pompes à eau, et six écoles dont un collège.

Le projet de cette année

L'année dernière, l'association a pu financer la construction d'un collège, dans un village à l'écart de tout, sans eau ni électricité.

Comme Josiane et Patrick partent chaque année vers le mois de septembre, à leurs propres frais, le maire du petit village leur a adressé un courrier, précisant que l'inauguration du collège attendra leur retour. C'est dans cette petite commune rurale qu'ils retournent donc cette année, à Ankatsakantsa, près de Murumbé, dans le sud ouest. Et ils espèrent y construire une école primaire, et deux puits, car l'école primaire existante compte 500 élèves, à mi-temps seulement, faute de place.

Le repas malgache du samedi 26 juin serait une belle occasion de contribuer à ce bonheur, tout en se sentant emporté soi-même, avec les saveurs de la romazava, et des achards. 19 h,10 €, à emporter 7 €, réservations 06 43 90 82 43 ou 02 98 74 33 90