Un deuxième chèque de 50 millions de dollars a été récemment remis par la société de sidérurgie chinoise Wuhan Iron and steel corporation (WISCO) au ministère malgache des Finances et du Budget pour l’exploration de fer à Madagascar, a-t-on appris jeudi de la Haute Autorité de la Transiton (HAT) malgache.
Pour l’exploitation de fer à Soalala, une commune rurale située sur la côte ouest de Madagascar, selon un accord récemment signé entre les deux parties, WISCO doit d’abord verser 100 millions de dollars au trésor de l’Etat malgache.
Le premier chèque de 50 millions avait été remis au ministère des Finances et du Budget le jour de l’autorisation, le 25 mai dernier.
Pourtant, un fonctionnaire sous couvert d’anonymat mais au courant du dossier a révélé à Xinhua que la banque de Hong Kong, Hong Kong & Shanghai Banking Corporation (HSBC), à qui WISCO a confié de payer l’argent, aurait refusé de payer les 100 millions de dollars malgré l’existence des deux chèques.
Sur le refus de paiement par HSBC, le ministre malgache des Finances et du Budget Hery Rajaonarimampianina a indiqué que "comme tout chèque, il faut attendre entre 4 à 8 semaines, pour les vérifications nécessaires du bénéficiaire."
Le projet de WISCO, dont l’appel d’offre a été lancé en 2008 par le bureau du cadastre minier au sein du ministère des Mines et des Hydrocarbures, est estimé à 8 milliards de dollars.
WISCO va allouer environ 2 milliards de dollars pendant la phase d’exploration prévue jusqu’en 2012, mais l’Etat malgache négociera ses intérêts à son niveau de participation dans le capital et ses parts dans le partage de production.
Dix mille Malgaches vont bénéficier de la création d’emploi apportée par ce projet et l’Etat recevra environ 228 millions de dollars de redevances et 600 millions de dollars par an à titre d’impôts sur les bénéfices.
Ayant l’intention de transformer le fer sur place pour donner de la valeur ajoutée à Madagascar, WISCO, qui prévoit la production de fer concentré d’ici à 2014, projette d’exporter des billettes d’acier d’ici à 2019 et de l’acier brut par la suite. (Xinhua)
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vendredi 18 juin 2010
Un puits, une école... et un repas pour Madagascar - Poullan-sur-Mer

L'association de Josiane et Patrick Troarec, Un puits, une école à Madagascar organise le 26 juin prochain leur traditionnel repas malgache à la salle polyvalente de Poullan. Retour sur les motivations de cette association humanitaire.
Une prise de conscience
Josiane et Patrick sont allés au Madagascar en 1999, en voyage touristique. Arrivés là-bas, ils sont « tombés des nues » comme l'explique Josiane. En effet, ils ne s'attendaient pas à voir une telle pauvreté. Ils ont alors décidé d'essayer d'aider. Pendant 4 ans, ce couple d'amoureux de la vie va faire des allers-retours entre la France et le Madagascar, pour aider. « Nous transportions quatre voitures remplies d'affaires et de vêtements ! » raconte Patrick, les yeux brillants. C'est en 2003 qu'ils décident de créer leur association, qui est devenue aujourd'hui leur travail, et leur « but dans la vie » comme le sourit Josiane avec émotion.
Des projets réalisés
Avec l'aide et le soutien de nombreuses personnes ou organismes (mairie de Poullan, conseil régional, écoles, etc.), l'association a pu aujourd'hui donner un « petit peu de bonheur aux gens », ce bonheur, qui, pour Josiane et Patrick, est leur « plus grande récompense ». Effectivement, ils ont construit un puits dans un petit village ou les enfants étaient de corvée d'eau, puis une école. « Mais on s'est dit qu'on n'allait pas s'arrêter là ! » exclame Josiane. Depuis 2006, seize puits ont été construits, dont cinq pompes à eau, et six écoles dont un collège.
Le projet de cette année
L'année dernière, l'association a pu financer la construction d'un collège, dans un village à l'écart de tout, sans eau ni électricité.
Comme Josiane et Patrick partent chaque année vers le mois de septembre, à leurs propres frais, le maire du petit village leur a adressé un courrier, précisant que l'inauguration du collège attendra leur retour. C'est dans cette petite commune rurale qu'ils retournent donc cette année, à Ankatsakantsa, près de Murumbé, dans le sud ouest. Et ils espèrent y construire une école primaire, et deux puits, car l'école primaire existante compte 500 élèves, à mi-temps seulement, faute de place.
Le repas malgache du samedi 26 juin serait une belle occasion de contribuer à ce bonheur, tout en se sentant emporté soi-même, avec les saveurs de la romazava, et des achards. 19 h,10 €, à emporter 7 €, réservations 06 43 90 82 43 ou 02 98 74 33 90
lundi 14 juin 2010
Conseil des ministres de la COI Sous très haute surveillance



Le Collectif pour Madagascar et l’Association GTT Réunion ont organisé conjointement un rassemblement public le mardi 8 juin à partir de 10 h devant les locaux du Conseil Régional dans le but de faire un appel au retour de la Démocratie à Madagascar, suite aux évènements qui s’y déroulent.
La manifestation a démarré dans le calme, mais les manifestants ont d’abord été empêchés de déplier leurs banderoles, puis ont été évacués manu militari par les forces de l’ordre très fortement représentées avant la pause déjeuner du Sommet de la COI.
Les manifestants du Collectif pour Madagascar et l’association GTT Réunion déplorent la manière dont ils ont été traités, d’autant que ce rassemblement a été officiellement déclaré, n’a selon eux aucunement entravé la circulation ni en aucune manière troublé l’ordre public. Ils estiment que vu l’insistance des autorités pour obliger les manifestants à quitter les lieux, et l’importance des moyens utilisés par les forces de l’ordre, la préoccupation principale des autorités organisatrices (ministère de la Coopération et Préfecture de la Réunion) était de ne montrer aux délégations de la COI la moindre fausse note.
Recueilli par Valis
Madagascar souhaite augmenter l’exportation des fruits d’oranges transformés
Le ministère de l’Agriculture de la transition malgache, lors d’une exposition dans le cadre de la semaine de l’arboriculture fruitière à Toamasina, une ville à l’est de la grande île, a annoncé son projet d’augmenter l’exportation de fruits d’oranges transformés, à partir de l’année 2015.
Le ministère a insisté sur cette exportation vu que le secteur est très porteur à Madagascar et que le letchi est aujourd’hui le seul produit malgache dominant sur le marché international à raison de 20.000 tonnes exportées sur les 100.000 tonnes produites, ont rapporté lundi les journaux locaux, L’express et Midi
Une sensibilisation visant à planter les orangers a été faite par le Ministère en vue d’atteindre cet objectif en 2015. 1.000 pieds d’arbres fruitiers seront plantés dans chacune des 1200 communes de Madagascar.
Selon le calcul fait par un promoteur malgache, environ un million d’Ariary (500 dollars) est le budget nécessaire pour la plantation de 300 pieds d’orangers sur une surface d’un hectare, qui inclut le prix du plant, le compost, les pesticides ainsi que la plantation proprement dite.
Dans la quatrième année de culture, cela peut rapporter 50 kilos à 300 kilos par pied et donc jusqu’à 90.000 kilos l’hectare. La plantation de 1.000 pieds dans les 1.200 communes de Madagascar peut rapporter jusqu’à 720 milliards d’Ariary par an, soit environ 360 millions de dollars américains pour la grande île.
En ce qui concerne la transformation de ces produits, le ministère de l’Agriculture a réitéré l’importance du respect des normes et qualités indispensables pour le marché international afin que les produits malgaches continuent d’être vendus à l’extérieur. (Xinhua)
Le ministère a insisté sur cette exportation vu que le secteur est très porteur à Madagascar et que le letchi est aujourd’hui le seul produit malgache dominant sur le marché international à raison de 20.000 tonnes exportées sur les 100.000 tonnes produites, ont rapporté lundi les journaux locaux, L’express et Midi
Une sensibilisation visant à planter les orangers a été faite par le Ministère en vue d’atteindre cet objectif en 2015. 1.000 pieds d’arbres fruitiers seront plantés dans chacune des 1200 communes de Madagascar.
Selon le calcul fait par un promoteur malgache, environ un million d’Ariary (500 dollars) est le budget nécessaire pour la plantation de 300 pieds d’orangers sur une surface d’un hectare, qui inclut le prix du plant, le compost, les pesticides ainsi que la plantation proprement dite.
Dans la quatrième année de culture, cela peut rapporter 50 kilos à 300 kilos par pied et donc jusqu’à 90.000 kilos l’hectare. La plantation de 1.000 pieds dans les 1.200 communes de Madagascar peut rapporter jusqu’à 720 milliards d’Ariary par an, soit environ 360 millions de dollars américains pour la grande île.
En ce qui concerne la transformation de ces produits, le ministère de l’Agriculture a réitéré l’importance du respect des normes et qualités indispensables pour le marché international afin que les produits malgaches continuent d’être vendus à l’extérieur. (Xinhua)
samedi 12 juin 2010
Madagascar : un chercheur de médicament contre le Sida emprisonné
Un Malgache découvreur de médicaments contre le Sida a été incarcéré dans une prison centrale d’Antananarivo jeudi pour soupçon d’avoir volé les formules d’un autre chercheur.
Le phytothérapeute malgache Jean Giuliano Nicol Ramarovahiny, qui a découvert les médicaments JMAR 1 et JMAR 2, censés guérir le VIH Sida, a été accusé d’avoir volé la formule du professeur Zaraniaina Christian Fanomezantsoa, le premier Malgache qui a osé déclarer sa découverte d’un médicament contre le Sida.
Jean Giuliano Nicol Ramarovahiny a déjà effectué à l’île Maurice un essai clinique de son médicament JMAR 1 en 2009. Le résultat de cet essai sur les patients a satisfait le médecin clinicien Pyndiah Naidu, qui a supervisé la première phase s’essai. Le ministère malgache de la Santé a autorisé à Ramarovahiny d’effectuer un essai sur le territoire malgache depuis juin 2009.
Pourtant, le professeur Zaraniaina Christian Fanomezantsoa, propriétaire des trois médicaments contre le Sida, ZAR1, ZAR 2 et ZAR 3, a porté plainte contre Ramarovahiny d’avoir volé son brevet.
"Il a travaillé à la fondation Zaraniaina en tant que secrétaire technicien. Mais il a photocopié certains dossiers qui lui ont été confiés et l’a exploité abusivement, au détriment d’une société étrangère à qui j’ai cédé le brevet", a indiqué Zaraniaina.
"J’admets avoir fait une erreur en l’envoyant faire des photocopies de mon brevet lorsque j’étais resté à l’étranger. Ramarovahiny a profité l’occasion pour entrer en possession de ces documents secrets", a ajouté Zaraniaina.
Pour se défendre, Ramarovahiny a déclaré au juge que l’accusation est non fondée parce que ses produits ne sont pas identiques à ceux de Zaraniaina. "Mes médicaments ont obtenu depuis mai 2007 une attestation de non-toxicité délivrée par un institut de recherches malgache", a-t-il dit.
Ramarovahiny a critiqué que les produits du Zaraniaina ont été testés par un professeur à l’université de Louvain, en Belgique mais un document pouvant être consulté auprès du comité d’éthique prouve que le médicament ZAR 3 provoquent des conséquences néfastes pour l’organisme humain même s’il est actif contre le VIH. (Xinhua)
Le phytothérapeute malgache Jean Giuliano Nicol Ramarovahiny, qui a découvert les médicaments JMAR 1 et JMAR 2, censés guérir le VIH Sida, a été accusé d’avoir volé la formule du professeur Zaraniaina Christian Fanomezantsoa, le premier Malgache qui a osé déclarer sa découverte d’un médicament contre le Sida.
Jean Giuliano Nicol Ramarovahiny a déjà effectué à l’île Maurice un essai clinique de son médicament JMAR 1 en 2009. Le résultat de cet essai sur les patients a satisfait le médecin clinicien Pyndiah Naidu, qui a supervisé la première phase s’essai. Le ministère malgache de la Santé a autorisé à Ramarovahiny d’effectuer un essai sur le territoire malgache depuis juin 2009.
Pourtant, le professeur Zaraniaina Christian Fanomezantsoa, propriétaire des trois médicaments contre le Sida, ZAR1, ZAR 2 et ZAR 3, a porté plainte contre Ramarovahiny d’avoir volé son brevet.
"Il a travaillé à la fondation Zaraniaina en tant que secrétaire technicien. Mais il a photocopié certains dossiers qui lui ont été confiés et l’a exploité abusivement, au détriment d’une société étrangère à qui j’ai cédé le brevet", a indiqué Zaraniaina.
"J’admets avoir fait une erreur en l’envoyant faire des photocopies de mon brevet lorsque j’étais resté à l’étranger. Ramarovahiny a profité l’occasion pour entrer en possession de ces documents secrets", a ajouté Zaraniaina.
Pour se défendre, Ramarovahiny a déclaré au juge que l’accusation est non fondée parce que ses produits ne sont pas identiques à ceux de Zaraniaina. "Mes médicaments ont obtenu depuis mai 2007 une attestation de non-toxicité délivrée par un institut de recherches malgache", a-t-il dit.
Ramarovahiny a critiqué que les produits du Zaraniaina ont été testés par un professeur à l’université de Louvain, en Belgique mais un document pouvant être consulté auprès du comité d’éthique prouve que le médicament ZAR 3 provoquent des conséquences néfastes pour l’organisme humain même s’il est actif contre le VIH. (Xinhua)
/Madagascar-Une-ancienne-ministre-denonce-le-double-langage-du-gouvernement-francais
Honte à vous (la France) de ne pas respecter vos propres valeurs"
L'ancienne ministre malgache Elyett Rasendratsirofo a convoqué la presse ce matin afin de dénoncer "le double langage du gouvernement français". "Une main brandie le renouveau à Nice. L'autre main fait le contraire à la Réunion", regrette la citoyenne malgache et néanmoins francophone. "Honte à vous (la France) de ne pas respecter vos propres valeurs", indique-t-elle.
Elle constate que le Sommet de Nice n'a pas convié la Grande Ile mais que la COI (Commission de l'Océan Indien) du 8 juin dernier à la pyramide inversée a reçu une délégation issue de la HAT (Haute autorité de transition), elle-même présidée par l'ancien maire d'Antananarivo Andry Rajoelina, homme fort de l'île depuis "le putsch" du 17 mars 2009 qui a évincé l'ancien président Marc Ravalomanana. "La COI est perçue comme un instrument de domination française", affirme Elyett Rasendratsirofo, actuellement professeur d'Histoire au collège Saint-Michel à Saint-Denis.
Elle dénonce aussi le manque de solidarité de l'île Maurice, qui est comme Madagascar, à la fois membre de la COI et de la SADC (Southern African Developement Community). "Il était de ce fait logique d'attendre du gouvernement mauricien qu'à l'instar de l'Afrique du Sud à Nice, il se montre au sein de la COI solidaire de la position de la SADC, qui est donc officiellement la sienne".
Dans son discours, Elyett Rasendratsirofo parle aussi du groupe Tiko, appartenant à l'ancien président, Marc Ravalomanana, qui serait à l'origine de l'essor de l'économie malgache avant la crise. Une crise qui réjouirait "des îles qui n'auraient en réalité de 'sœurs' que le nom et dont les investisseurs seraient ravis de prendre la place du puissant groupe Tiko", n'hésite pas à déclarer la professeur, qui se dit apolitique.
Défendre la liberté d'expression en perdition dans son pays
Elle invite les journalistes de l'île à aller constater "le non-respect de la démocratie sur place" et invite à défendre la liberté d'expression en perdition dans son pays. Selon elle, aucune presse ne sera autorisée à couvrir les élections prévues au mois de novembre prochain. Elle craint également que le référendum constitutionnel prévu le 12 août 2010 ne soit pas fait de manière "démocratique".
"50% de la population malgache est non-alphabétisée"
Elyett Rasendratsirofo rappelle que "50% de la population malgache est non-alphabétisée" mais que "la HAT utilise tous les moyens de pression pour faire voter la masse populaire, en l'absence des médias jugés de l'opposition(...)". Elle rappelle l'arrestation des journalistes de la radio malgache Fahazavana, "certainement partisans de Ravalomanana", précise-t-elle, et dont six ont passé une semaine en garde à vue à la Brigade criminelle avant d'être transférés à la prison centrale d'Antananarivo.
Vendredi 11 Juin 2010 - 15:02
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