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samedi 12 juin 2010

Saint-Jean. Concert humanitaire ce soir au profit de Madagascar


L'association humanitaire Ares organise un concert au profit de Madagascar. Il aura lieu ce soir avec l'ensemble vocal Troisième Système, composé de 16 choristes. Ce sera à 21 heures en l'église Saint-Jean Baptiste de Saint-Jean. Le programme sera varié et éclectique avec notamment de la musique sacrée, du jazz, des variétés. Sur le parvis du lieu de culte, l'association Ares proposera, à la vente, de l'artisanat de Madagascar. En effet elle a déjà créé là-bas 4 dispensaires où sont soignés environ 30 000 malades par an. En outre Ares a permis le creusement de 40 puits, permis de relancer la culture du riz, ouvert 3 ateliers de couture où 80 femmes sont impliqués et créé 2 coopératives agricoles. L'association humanitaire a aussi fait les jumelages d'école, grâce à internet, 3 000 écoliers malgaches sont jumelés avec ceux des villes de Saint-Jean, Colomiers et du clae Jean-Mancé de Toulouse.

jeudi 10 juin 2010

Madagascar: l'économie à bout de souffle, l'Etat privé d'aide internationale

ANTANANARIVO — Chantiers en panne, consommation en berne et multiplication des petits boulots: l'économie de Madagascar tourne au ralenti en raison de la crise politique, qui a entraîné la suspension des aides internationales, dont récemment celle de l'Union européenne.

"C'est la déconfiture totale, la machine se grippe. Tout tourne au ralenti!", s'alarme sous couvert d'anonymat un fonctionnaire international, expert en économie.

L'interminable crise politique malgache, qui a conduit à l'éviction en mars 2009 de Marc Ravalomanana par Andry Rajoelina, a de graves répercussions économiques sur la Grande île, dont le budget est normalement financé pour moitié par l'aide internationale.

En suspendant cette semaine son aide au développement, l'UE prive Madagascar du 10e Fonds européen de développement (FED) qui devait injecter 588 millions d'euros sur cinq ans.

Avant l'UE, ce sont la Banque Mondiale, le FMI, le PNUD et la Banque africaine de développement qui avaient suspendu leur aide.

Le maintien des projets en cours a tout de même permis de décaisser 300 millions d'euros l'an passé, mais ce chiffre n'équivalait déjà pas à la moitié de l'aide apportée en 2008.

"Et ce sera beaucoup plus bas cette année", commente le fonctionnaire international déjà cité.

La loi de Finance 2010, adoptée par ordonnance, avait tablé sur l'apport de l'argent international. L'Etat doit désormais se contenter de ses propres ressources, à peine 40 millions d'euros par mois, soit deux fois moins qu'en 2008.

Cet argent permet de payer les fonctionnaires, mais ne suffit pas à faire fonctionner les services publics. "Dans les ministères, il n'y a plus de papier, plus d'encre. Et dans les hôpitaux, il n'y aura bientôt plus de matériel médical", constate l'expert international.

Le secteur du BTP est particulièrement affecté, alors qu'environ 40% du 10e FED, soit 240 millions d'euros, étaient consacrés aux infrastructures.

"En 2009, les entreprises qui travaillaient avec les grands projets miniers (de Sherritt et Rio Tinto) avaient au moins pu maintenir une bonne activité. Cette année, c'est l'effondrement général", constate Jérôme Bellemin, secrétaire général du syndicat du BTP.

Selon ses estimations, la chute d'activité du secteur a été de 70% l'an dernier, avec "au moins 20.000 personnes mises au chômage".

La suspension de l'AGOA, marché préférentiel américain dont profitaient des dizaines d'entreprises textiles en zone franche, et l'arrêt des activités du groupe Tiko (propriété de M. Ravalomanana), ont aussi provoqué la perte de dizaines de milliers d'emplois.

Certains chômeurs se sont reconvertis en vendeurs à la sauvette de produits chinois bon marché, envahissant les rues d'Antananarivo. A tel point que la mairie a décidé de fermer une artère à la circulation pour leur permettre de s'installer.

Le président du Groupement des entrepreneurs nationaux malgaches (FIVMPAMA), Herintsalama Rajaonarivelo, constate lui aussi "un impact négatif qui va crescendo" même s'il veut croire à la "faculté d'adaptation des Malgaches".

En 2008 déjà, les bailleurs avaient gelé leur aide budgétaire à Madagascar pour des soupçons de mauvaise gouvernance du régime de M. Ravalomanana. Les négociations pour régler le problème ont été de facto gelées par l'arrivée au pouvoir de M. Rajoelina.

Les dirigeants malgaches recherchent aujourd'hui de nouvelles sources de financements. Fin mai, le gouvernement a annoncé accorder un permis de recherche sur la mine de fer de Soalala au consortium chinois WISCO, qui pourrait faire entrer jusqu'à 100 millions de dollars dans les caisses de l'Etat.

Madagascar/violence: l'opposition demande à l'ONU des enquêtes indépendantes

L'opposition malgache soutenant l'ex-président Marc Ravalomanana, a alerté jeudi l'ONU sur des violations de droits de l'homme à Madagascar et demandé des enquêtes "indépendantes" pour "tous les crimes commis depuis le début de la crise" politique en 2008.
"Depuis le 26 janvier 2009, plusieurs centaines de personnes ont trouvé la mort, sont portées disparues et sont victimes d'arrestations arbitraires sans qu'aucune enquête indépendante ne soit menée", a déploré Naika Eliane, une ancienne sénatrice malgache pro-Ravalomanana, devant le Conseil des droits de l'homme de l'ONU qui a validé l'Examen périodique universel de Madagascar. "Nous demandons la libération des détenus politiques sans conditions et des enquêtes indépendantes pour tous les crimes commis depuis le début de la crise et notamment ceux du 26 janvier et du 7 février 2009", a-t-elle ajouté. "Nous voulons avoir la vérité", a-t-elle également expliqué lors d'une rencontre avec la presse, ajoutant qu'il n'appartenait pas au gouvernement en place de faire les enquêtes, "parce qu'eux-mêmes ont leur part de responsabilité", Selon l'ancienne sénatrice qui tient ses informations d'ONG locales, "la situation se dégrade de plus en plus" dans le pays. "Le non-respect des droits de l'homme est devenu le quotidien de la population malgache et on ne peut rien faire parce qu'en fait, à partir du moment où on commence à manifester, on se fait tirer dessus ou on se retrouve en prison", a encore raconté la responsable, s'inquiétant notamment du sort des journalistes et religieux. (GFR)

mercredi 9 juin 2010

Madagascar : le référendum constitutionnel pourrait être reporté aussi

Le Premier ministre de la Haute Autorité de Transition (HAT) malgache, Camille Vital, a déclaré lors d’une conférence de presse, mardi, que le référendum constitutionnel prévu se tenir le 12 août prochain, suivant la feuille de route présentée par le président de la HAT, Andry Rajoelina, pourrait à son tour, connaître un report.

"L’éventualité d’un report de la conférence nationale entraînerait un léger changement à tous les programmes initialement présentés, mais il faut souligner que Andry Rajoelina tient vraiment à ce que la transition se termine le plus vite possible. D’ailleurs, jusqu’ici la date du 12 août pour le référendum est encore dans le domaine du possible’’, a-t-il affirmé.

Le Premier ministre, de préciser que « l’association Raiamandreny mijoro » ainsi que la coalition de la société civile à qui on a confié la préparation de la conférence nationale et de ses réunions préparatoires ne reçoivent aucune pression de la part de l’exécutif’’. ’’Ils ont toute latitude en la matière et moi même je suis d’accord avec leur décision de reporter les réunions préparatoires. Il ne faut jamais confondre vitesse et précipitation’’, a continué le général Camille Vital.

Il est à noter que le 12 mai dernier, Rajoelina a déclaré que pour atteindra l’objectif de la mise en place de la quatrième république, « différentes étapes doivent être suivies dont le maintien du référendum constitutionnel le 12 août prochain, les élections législatives le 30 septembre, et l’élection présidentielle le 26 novembre. Avant ces étapes se fera le dialogue national en vue de discuter des tenants et aboutissants de la nouvelle constitution, les 27, 28, 29 mai prochain ».

Toutefois, on a constaté que le dialogue national n’a pas encore eu lieu et a été reporté pour une date non encore fixée et cette fois-ci, c’est le Premier ministre Camille Vital lui-même qui déclare la possibilité de report du référendum constitutionnel. Les simples citoyens malgaches se demandent quand est-ce que la feuille de route de la HAT va enfin se réaliser.

Madagascar : 1 500 enfants malnutris recensés par mois dans le sud

Les centres de récupération nutritionnelle ambulatoire (CRENA) dans les régions Anosy et Androy, situées dans le sud de Madagascar, recensent 1.500 enfants de moins de 5 ans, atteints de malnutrition aiguë par mois.

Depuis le mois d'avril, le nombre s'élève à 3 593 enfants victimes qui bénéficient actuellement de traitement dans 145 centres. L'une des raisons a été le passage de la tempête Hubert en mars dernier dont 85% des récoltes de maïs ont été ravagées ainsi que l'absence de pluie en cette période de début d'hiver.

La crise politique actuelle malgache, qui a débuté en décembre 2008, a également pesé sur la situation économique de ce pays et appauvrit la population.

Selon les informations obtenues des CRENA, faute de moyens de paiement des frais de consultation et des médicaments ainsi que l' hospitalisation de l'enfant, le risque d'augmentation du taux de mortalité est à craindre. A Antananarivo, la capitale de Madagascar, neuf parmi les 33 enfants admis aux centres pour malnutrition aiguë décèdent en raison de problème financier.

Ce chiffre risque d'augmenter dans les régions loin de la capitale, surtout celles d'Anosy et d'Androy, à défaut de subvention de l'Etat et pour manque de traitement adéquat pour ces malades car l'infrastructure existante ne permet plus de subsister encore plus à un nombre trop élevé d'enfants malades.

A cette fin, l'Unicef a alloué un financement d'un montant de 100 000 dollars afin d'améliorer les services de bases relatifs au traitement des enfants malnutris dans 15 centres les plus touchés mais cet aide est encore insuffisant, vu qu'il ne durera que jusqu' en octobre de cette année et seulement pour 15 centres.

Madagascar devrait mettre en priorité la subvention de ces centres car l'année dernière, 49 communes ont été menacées d' insécurité alimentaire alors qu'en cette moitié de l'année, il a atteint les 65 communes, alors que l'insécurité alimentaire est la première cause de la malnutrition infantile.

Source: xinhua

Madagascar, qu’as-tu fait de tes 50 ans d’independance ?

Au regard de l’histoire, un demi-siècle est une courte période. N’oublions pas que les cinquante dernières années prolongent une évolution dont les premiers indices humains remontent au Vème siècle de notre ère. Il y a près de deux siècles, la monarchie merina avait obtenu la reconnaissance internationale de Madagascar pendant plus de soixante quinze ans : le traité conclu avec l’Angleterre par Radama 1er le 23 octobre 1817 conférait à celui-ci le titre de « Roi de Madagascar », alors même que son pouvoir ne s’étendait que sur les deux tiers du territoire. La célébration du cinquantenaire de l’indépendance recouvrée en 1960 ne doit donc pas occulter le passé. Elle nous offre au contraire l’opportunité d’approfondir la connaissance de notre histoire commune, pour reconnaître et apaiser les conflits d’autrefois, et pour surmonter les injustices et les malentendus passés qui handicapent toujours notre présent.

Les cinquante ans écoulés nous laissent un goût amer, il faut le reconnaître. Nous sommes loin de l’euphorie et des espoirs qui avaient accompagné la proclamation de l’indépendance par Philibert Tsiranana, le 26 juin 1960. Depuis lors, l’euphorie s’est muée en tristesse et en nostalgie, et les espoirs en déception et en doute. Les Présidents successifs, Tsiranana, Ratsiraka, Zafy et Ravalomanana, ont tour à tour promis monts et merveilles, déchaînant l’enthousiasme des foules sur l’ensemble du pays. Aucun d’eux n’a tenu parole, chacun s’est vu congédié par des citoyens déçus et frustrés.

Plus inquiétante, l’aggravation de la pauvreté n’échappe à personne. Si la population a quadruplé depuis 1960, passant de 5.183.000 habitants à environ 20 millions en 2010, le PNB par tête a diminué de moitié. En 1960, le citoyen pouvait acheter un kilo de riz avec une heure de travail payée au salaire minimum ; aujourd’hui, il y faut trois heures de travail. L’échec est encore plus grand, si on compare Madagascar avec des pays qui jouissaient d’un niveau comparable au nôtre en 1960, tels que la Corée du Sud ou notre voisine Maurice.

Enfin, nul ne conteste la dégradation de la qualité du vivre-ensemble. Les valeurs constitutives de notre identité malgache sont assurément présentes dans les esprits comme dans les discours, mais elles semblent avoir perdu leur force opératoire. La tolérance et l’hospitalité, le respect des anciens et la non-violence, qui valaient à Madagascar l’estime des autres nations, ont largement disparu des pratiques sociales. Le fihavanana, qui pourtant symbolise la civilisation malgache, ne créé plus l’unanimité des cœurs et des pensées.

Loin de pousser au découragement ou au renoncement, ces échecs devraient au contraire nous interpeller, et nous mobiliser. Le fait d’avoir surmonté des crises majeures qui auraient pu rompre l’unité nationale témoigne de la volonté de poursuivre ensemble le difficile chemin qui mène à la démocratie et au développement. Le fait de lutter sans relâche contre la pauvreté ambiante prouve la capacité d’innovation d’une population qui s’adapte peu à peu à la science et à la technique, à l’urbanisation et à la mondialisation. Le fait de se référer aux valeurs traditionnelles, même si elles sont trop souvent bafouées dans les faits, démontre l’attachement de tous à la particularité de notre identité.

Mais nous le savons, la tâche sera rude et longue. Il est difficile pour une société comme la nôtre de passer rapidement et sans mal d’une civilisation traditionnelle orale, hiérarchisée et agraire, à une civilisation moderne qui ne peut que devenir urbaine, égalitaire et technicienne. Alors, faisons en sorte que ce passage soit le plus rapide et le moins douloureux : cet objectif constitue le principal défi des décennies à venir. Seules l’adhésion et la participation de tous, sans arrière-pensées, permettra de le réussir dans les meilleures conditions.

Pour que ce défi puisse être relevé dans les 50 prochaines années. Et pour que les enfants d’aujourd’hui puissent célébrer le centenaire de l’indépendance malgache dans la concorde et la prospérité, que chacun prenne dès à présent toutes ses responsabilités ! L’avenir ne se construit pas dans l’attente d’un homme providentiel qui n’existera jamais. Il se construit avec des citoyens honnêtes et compétents, et des responsables dévoués au bien commun, respectueux des droits de chacun et sachant écouter une société civile vigilante.

Depuis bientôt dix ans, le SeFaFi s’est efforcé de tenir ce rôle de vigilance. Un quotidien de la place, plutôt favorable à Marc Ravalomanana, a écrit récemment que si ce dernier avait tenu compte de ses mises en garde, il serait encore au pouvoir. Cet échec est autant celui de la société civile, qui n’a pas suffisamment joué son rôle, que celui de dirigeants prisonniers de leurs ambitions et de leurs certitudes.

Les responsabilités du passé sont celles de tous, les espérances de l’avenir sont à assumer par tous. Aussi faut-il nous interroger, en ce temps de célébration. Nous sentons-nous toujours partie prenante d’un destin commun ? Prendre en compte l’intérêt national n’est pas incompatible avec son intérêt personnel ; mais il faut que chacun respecte la loi, qui doit donner une chance égale à tous.

Enfin et surtout, sommes-nous conscients des structures d’inégalité et d’exclusion, dont la rigidité incite les uns à la révolte et les autres à la haine ? Au seuil du nouveau cinquantenaire qui s’ouvre à nous, le SeFaFi souhaite à Madagascar et à tous les Malgaches sans exception, de s’unir dans des responsabilités partagées, dans un travail discipliné et dans un vivre ensemble harmonieux.

Antananarivo, le 7 juin 2010

Sehatra Fanaraha-maso ny Fiainam-pirenena
SeFaFi
Observatoire de la Vie Publique
Rue Rajakoba Augustin Ankadivato Antananarivo
Tél. : 22 663 99 Fax : 22 663 59 Email : sefafimd@gmail.com

http://www.madagascar-tribune.com/Madagascar-qu-as-tu-fait-de-tes-50,14184.html

mardi 8 juin 2010

Madagascar : la conférence nationale est de nouveau reportée

La conférence nationale en vue de fixer les contenus de la nouvelle constitution malgache, prévue se tenir les 14 au 17 juin prochain a été de nouveau reportée pour une date non fixée, a indiqué le communiqué émis lundi par l’ association « Raiamandreny Mijoro », dirigé par le Pasteur Ramino Paul, lundi soir.

Après une concertation avec les membres du comité d’organisation issus de la Coalition de la société civile, l’une des raisons qu’ils ont avancée a été le report des réunions préparatoires prévues se tenir du 08 au 10 juin 2010 dans les six provinces de Madagascar pour une date ultérieure.

Selon les explications de Ramino Paul, « les réunions préparatoires qui précédent la conférence nationale, seront étendues au niveau des 119 districts de la Grande Île afin de mieux coordonner et bien organiser la conférence nationale », lit- on dans le communiqué conjoint de l’association « Raiamandreny Mijoro » et la Coalition de la société civile.

Dans le même communiqué, ils ont avancé qu’une consultation plus élargie a été effectuée auprès des différentes personnalités, de la politique, de diverses associations ou de simples citoyens. C’est ainsi que les aînés (ou les grandes personnalités qualifiées de sages) et les membres du comité d’organisation se sont rendus compte que les contacts et pourparlers avec des différentes forces politiques, de la société civile ou encore de la communauté internationale étaient encore insuffisants.

A ce sujet, les « Raiamandreny Mijoro » et la Coalition de la société civile vont entamer une démarche auprès de la communauté internationale cette semaine, afin de gagner le soutien de celle- ci.

Les deux entités, qui se sont réunies à leur siège à Ampefiloha dans le centre de la ville d’Antananarivo, la capitale de Madagascar, vont révéler ultérieurement les nouvelles dates de ces deux rendez-vous importants, en vue de résoudre la crise à Madagascar.